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Trouver un emploi de rêve
Posted on January 3rd, 2010 11 commentsCertaines personnes rêvent d’être astronautes, d’autres boulangers et il existe probablement autant d’emplois rêvés qu’il y a de monde sur Terre.
Lorsqu’en décembre 2008 j’écrivais le billet “Maximiser son triangle“, en réalité je faisais un exercice personnel qui m’amena à quitter mon emploi (d’ailleurs, que beaucoup pourraient considérer comme un emploi de rêve).
Mon crédo était alors que mon nouveau travail soit: 1) dans une entreprise ayant sa mission à coeur (plus que ses profits), 2) qu’il soit utile pour la société, et 3) qu’il me permette de mettre à profit mon expérience (informatique, communication) et mes passions (écologie, changement)… Ceci devait sembler plutôt irréaliste, d’autant que je quittais mon emploi en pleine crise économique, mais malgré tout ça j’avais totalement confiance.
Début janvier, commence donc ma quête du Saint Graal et comme vous pouvez l’imaginer, avec des critères aussi sélectifs, je ne postulais que rarement. Mais quand je trouvais une offre intéressante, je mettais toute mon âme à la rédaction de ma lettre de motivation! J’ai bien sûr essuyé un bon nombre de refus… et il m’est aussi arrivé de refuser un emploi, mais à la fin juillet tout a changé.
Un ami architecte m’avait alors invité avec trois autres personnes à échanger autour d’un verre à propos d’un projet d’habitations écologiques. J’y rencontrai Michel Desgagné avec qui j’avais eu la chance de discuter par le passé (notamment au sein de Cohabitat Québec). Et c’est à ce moment-là que Michel et moi avons échangé quelque chose qui a dû ressembler à ceci:
- Michel: “Qu’est-ce que tu fais en ce moment?“
- Jean-Luc: “Hé bien, je cherche un job de rêve.”
- Un sourire mutuel s’échange. Je lui décris alors plus précisément à quoi ressemble mon rêve.
- Michel me répond: “Surprenant; je viens juste de m’en faire offrir un…”.
Michel, les yeux scintillants, me parle de l’emploi, comment il a rencontré l’équipe qui le porte et ses hésitations. Je l’écoutais admiratif de la chance que la vie lui offrait. Deux semaines plus tard, le 5 août, je reçois un courriel de Michel pour me dire que finalement il a refusé l’offre, mais qu’il pense que je ferais un très bon candidat. Je lis le texte de description du poste et mon coeur ne fait qu’un tour.
Je sors donc ma plus belle plume (personnalisée sous la forme d’un clavier) et j’entreprends alors la rédaction de ma lettre de motivation. Deux mois plus tard, après être passé par un processus de recrutement plutôt insolite, on m’offre (et j’accepte avec la plus grande joie) le poste de coordinateur du laboratoire rural dans la Coopérative de solidarité du Suroît (CSUR).
Cela faisait des années que je caressais l’idée de quitter l’informatique pour trouver un emploi donnant un sens à ma vie. Il m’aura fallu 8 années pour murir mon rêve (avec quelques essais infructueux) et 10 mois de recherche à temps plein! Je vous assure que ce n’est pas tous les jours le bonheur pour celui qui rêve… On passe par des phases avec une énergie incommensurable et d’autres bien sombres! Mais même si l’on ne réussit à réaliser qu’un rêve sur cinq — avec toutes les déceptions que ça peut apporter —, au moins on aura eu ce rêve de réalisé!
Emploi tant rêvé… Trouvé… et déménagement à la clé!
Nous avons donc quitté fin novembre la ville de Québec pour la campagne de Très-Saint-Rédempteur (village situé à une heure à l’ouest de Montréal). J’y travaille maintenant depuis un mois et mon rôle est de coordonner l’expérimentation d’outils (tels que la sociocratie et les initiatives de transition) autour de projets citoyens dont les objectifs directs ou indirects sont de refaire vivre la municipalité. On peut dire aussi que c’est une parfaite mise en pratique du développement durable, car mon travail s’inscrit tout autant dans les volets économiques, sociaux et environnementaux.
Comme vous pouvez très bien l’imaginer, je suis aux anges… Mon travail est d’accompagner des citoyens dans la réalisation de leurs rêves. J’ai la chance de travailler avec des personnes fantastiques, des personnes ultras compétentes, des personnes avec les quatre pieds sur terre et la tête dans les nuages…
Si maintenant je regarde par où je suis passé durant ces années de quête, tous ces efforts, toutes ces joies… et ces déceptions! Jamais au grand jamais je n’aurais pu imaginer qu’il me faille autant de temps, autant d’efforts et autant de persévérance pour en arriver là. Mais jamais, ho non, jamais je n’aurais pu concevoir un jour trouver un emploi aussi motivant que celui-ci.
Vivre pleinement ses valeurs demande une quantité incommensurable d’efforts et de persévérance, mais sacrément que ça le vaut bien!
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Prendre la vie Zen…
Posted on March 25th, 2009 5 commentsConnaissez-vous le conte Zen intitulé : “Je ne sais pas ce qui est bon et ce qui est mauvais.”?
Voici une petite histoire personnelle qui m’a remis ce conte en mémoire:
- En décembre dernier je quittai l’entreprise Infoglobe avec laquelle j’ai passé 4 excellentes années.
- Début janvier, je tombe, par le plus grand des hasards, sur l’offre d’emploi de mes rêves. Jamais un emploi ne m’avait semblé être aussi proche de mes désirs les plus profonds tout en étant parfaitement compatible avec mon expérience.
- Mi-février, j’apprenais, une semaine après avoir passé une entrevue téléphonique (l’emploi est à Vancouver), que ma candidature n’avait pas été retenu à cause de mon niveau d’anglais jugé insuffisant pour le poste. J’avoue que qu’il s’est un peu rouillé depuis que j’ai quitté l’Irlande en 1999.
- Le 25 févier, je me décide à chercher un cours d’anglais intensif. J’en trouve un au bout de quelques minutes. En prime, il est financé par Emploi-Québec. Le 26 j’obtiens l’autorisation d’Emploi-Québec et le 27 au matin je débute un cours d’anglais en immersion pour 10 semaines.
- Mardi dernier, alors que je parcourais mes fils RSS, je suis tombé sur une offre d’emploi particulièrement intéressante… celle-là même qui m’avait donné la motivation d’améliorer mon niveau d’anglais! Apparemment ils n’ont pas eu la chance de trouver une candidature satisfaisante et ils publient à nouveau l’offre d’emploi. Je vais donc postuler pour une seconde fois (mon cours d’anglais intensif fera peut-être la différence).
Il est possible que ma candidature ne soit pas retenue et c’est peut-être bien ainsi. Qui sait de quoi l’avenir est fait; alors pourquoi s’en soucier (s’en faire souffir…)? Si je n’avais pas eu le premier refus, jamais je n’aurais eu l’idée de prendre une cours intensif d’anglais!
En bonus à cette petite histoire personnelle, voici le conte Zen “Je ne sais pas ce qui est bon et ce qui est mauvais.”:
Un fermier reçoit en cadeau un cheval pour son fils. Son voisin vient vers lui et lui dit : « Vous avez de la chance, ce n’est pas à moi qu’on offrirait un aussi beau cheval !». Le fermier répond: «Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose … ». Plus tard, le fils du fermier monte le cheval et celui-ci rue et éjecte son cavalier. «Oh, quelle horreur ! dit le voisin. Vous aviez raison de dire que cela pouvait être une mauvaise chose. Assurément celui qui vous a offert le cheval l’a fait exprès pour vous nuire. Maintenant, votre fils est estropié à vie ! ». Le fermier ne semble pas gêné outre mesure. «Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose», dit-il.
Là-dessus, la guerre éclate et tous les jeunes sont mobilisés, sauf le fils du fermier avec sa jambe brisée. Le voisin revient alors et dit : « Votre fils sera le seul du village à ne pas partir à la guerre, assurément, il a beaucoup de chance. » Et le fermier de répéter : «Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose.»
La vie est belle alors « cueillons le jour présent, en nous fiant le moins possible au lendemain »!
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Statistiques Web 2008 (OS + Client Web) du projet Ekopedia.org
Posted on January 12th, 2009 No commentsAlors que j’étais en train de faire le bilan 2008 du projet Ekopedia, je me suis dit qu’il serait intéressant de regarder plus en détail les statistiques Web d’un point de vue logiciels (client Web et poste de travail).

D’un point de vue technique, le projet Ekopedia représente pour l’essentiel 9 sites Web fonctionnant sur 2 serveurs Debian GNU/Linux et utilisant principalement les applications Apache, MySQL, PHP, Sympa et Mediawiki.
Des 9 sites Web, le site le plus visité est la version francophone d’Ekopedia (http://fr.ekopedia.org). Voici les statistiques 2008 de ce dernier selon Google Analytics.
Statistiques 2008 pour Ekopedia francophone
- 2 786 179 visites (+30,39% comparé à 2007).
- 2 319 669 visiteurs uniques absolus (+ 32,36% comparé à 2007).
Ça fait tout de même plaisir de voir un tel projet, totalement bénévole, si bien réussir!
Navigateur Web
Lorsqu’on regarde du côté des navigateurs Web (le fureteur, comme on dit au Québec), sur un total de 127 navigateurs Web différents détectés, voici les résultats:
- Internet Explorer : 66,26% des visites (70,23% en 2007)
- Firefox 28,52% (24,64% en 2007)
- Safari 3,37% (3,11% en 2007)
- Opera 0,72% (0,67% en 2007)
Comparés à 2007, ces chiffres montrent donc une très belle croissance pour Firefox et une très bellenette décroissance pour Internet Explorer.
Système d’exploitation
- Windows 92, 27% (92,76% en 2007).
- Mac 5,25% (4,77% en 2007).
- Linux 2,29% (2,34% en 2007).
C’est très clair qu’il y a une très grande majorité pour Windows, mais on peut toutefois noter une légère décroissance de ce dernier au profit de Mac. Parmi les 21 systèmes d’exploitation découverts, j’en ai également noté quelques-un particuliers : iPhone (0,05%), iPod (0,01%), Playstation Portable et Playstation 3 avec respectivement 0,01% et Nintendo Wii moins de 0,01%.
C’est certain que ces chiffres sont beaucoup moins favorables aux logiciels libres que ceux publiés dernièrement par Ecrans.fr. Peut-être est-ce tout simplement en raison du public d’Ekopedia généralement moins technique (donc moins “early adopter”) que celui d’Ecrans.fr?!
Bon, maintenant que je vous ai donné ces chiffres, je retourne à la rédaction du bilan plus complet.
- 2 786 179 visites (+30,39% comparé à 2007).
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Maximiser son triangle
Posted on December 17th, 2008 2 commentsJ’ai vraiment adoré l’article “Maxing out your Triangle” et je me suis amusé à faire l’exercice.
Le principe est très simple. Jack Cheng propose comme constat que les personnes choisissant un nouvel emploi, un projet ou un hobby, le font pour 3 raisons:
- Pour apprendre quelque chose de nouveau.
- Pour payer les factures.
- Parce qu’il leur apporte du plaisir.
Ces trois caractéristiques remplissent des besoins essentiels. Elles nous donnent de la stabilité, de l’excitation, des moyens de contribuer et des opportunités de croitre. À partir de ceci, Jack propose de construire le triangle plaisir-croissance-argent:

Avec ce modèle de base, il est possible de représenter facilement tout type d’activité: du premier emploi, à celui qui paye très bien (mais rien de plus), en passant par celui qui motive à fond, mais ne rapporte pas un sou.
Personnellement, j’ai toujours ressenti le besoin profond d’avoir un emploi passionnant! J’aime apprendre, j’aime transmettre des connaissances. J’aime les logiciels libres et j’aime l’écologie.
Cela fait 10 ans que je travail dans le monde des TI, je suis depuis 4 ans chez Infoglobe où j’occupe le poste de directeur des opérations.
Voici maintenant comment je qualifie mon emploi:

C’est à mon sens un emploi qui donne un salaire juste, qui apporte beaucoup de plaisir à réaliser des projets exaltants dans le domaine de logiciels libres et qui me permet d’apprendre tous les jours un peu plus!
Ceci est toutefois à mettre en parallèle avec le fait que je suis quelqu’un de profondément passionné. Regardez la suite…
J’ai ajouté au visuel, en vert, la représentation de mes projets (passions/hobbies) dans le domaine de l’écologie:

Il est claire de constater que mes projets écologiques ne rapportent pas un sou! Par contre, ils m’apportent un plaisir très intense, car ils mêlent l’ensemble de mes passions (apprendre, transmettre, écologie et logiciels libres) et ils me permettent d’apprendre énormément chaque jour.
Maintenant la question est simple: comment faire pour être encore plus heureux!
Car au-delà des projets et des emplois, comme beaucoup de personnes de mon âge, j’ai aussi une famille et le nombre d’heures dans une journée est limité. Après les 40 heures semaines (et parfois plus) passées à l’emploi, il reste peu de place pour la famille et les projets.
Pour moi, la question est donc de savoir qu’est-ce qui est le mieux:
- Transformer les projets écologiques pour qu’ils soient viables économiquement?

- Ou faire en sorte que l’emploi actuel intègre les atouts des projets écologiques?

Que de questions existentielles pour une fin d’année!!
Et vous, comment évaluez-vous vos activités?



