Solutions et actions concrètes, un pas à la fois.
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  • Les culs-de-sac sont la plus grande menace pour notre planète!

    Posted on June 1st, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    … oui oui… les culs-de-sac.

    Cette vidéo nommé “Built to Last” a gagné le concours du Congress for the New Urbanism (CNU17). Les critères du concours étaient de créer une vidéo d’une durée inférieure à 3 minutes, qui illustre comment les principes du Nouvel urbanisme – la densité, le design et la piétonnicité (walkability) – peuvent répondre efficacement aux défis environnementaux actuels.

    Voici un petit exemple que j’ai trouvé en recherchant sur le sujet. Voici une comparaison entre la ville d’Atlanta (Etats-Unis) et la ville de Barcelone (Espagne). Les deux avaient à peu près la même population en 1990 (2,8 millions de personnes), mais la densité moyenne de la zone métropolitaine de Barcelone est de 28 fois supérieure à celle d’Atlanta.

    atlanta-barcelona spawl city

    En théorie, à Atlanta la zone couverte par le réseau de transport devrait être 28 fois plus grand que celle de Barcelone (tout en transportant à peu près le même nombre de personnes). Si Atlanta avait voulu donner à sa population avec la même accessibilité au transports en commun que ce qui existe à Barcelone, Atlanta aurait à construire 3378 km (oui oui 3378 km!) de voies ferrées en plus et près de 2800 nouvelles gares.

    La structure d’Atlanta est caractérisée par une extrême dispersion de l’emploi et des personnes. Par exemple, en 1990, seulement 2% des emplois ont été créés dans le centre des affaires, 8% étaient à moins de 5 km du centre ville et 44% n’étaient pas accessible d’un arrêt de bus ou de train.

    …. Vauban, tu me fais rêver! ;)

    Source: Alain Bertaud and Robert W. Poole, Jr. “Density in Atlanta: Implications for Traffic and Transit”

    Pour en savoir plus sur le Nouvel urbanisme, voici l’article Villages urbains et nouvel urbanisme de Carfree France. Merci à de m’avoir fait découvrir la vidéo.

    Si vous souhaitez être informé, je vous invite à vous inscrire au fil d'information (RSS) et à me suivre sur Twitter ou Identi.ca. À la prochaine :)

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  • À Vauban, la vie existe sans voiture

    Posted on May 25th, 2009 Jean-Luc Henry 3 comments
    Le vélo et la marche sont privilégiés à Vauban (Allemagne).
    Image sous licence libre prise par Carnotzet.

    En septembre prochain nous allons vendre notre voiture (elle commence à nous coûter trop chers) et nous avons décidé de ne pas en acheter d’autre. Alors, lorsque je suis tombé sur un article à propos de la banlieue de Vauban, je fus plutôt intéressé.

    Vauban est un quartier assez particulier de la ville de Fribourg (Allemagne). On peut d’ailleurs dire que c’est un écoquartier car il regroupe de nombreuses caractéristiques du développement durable. Une des première caractéristiques est la quasi absence de voitures. En effet, les voitures sont interdites de circulation dans la plupart de rues et les maisons ne peuvent avoir de garages ou de place de stationnement.

    La marche à pied et le vélo sont les principaux modes de déplacement à l’intérieur de la communauté. Il existe également un tramway qui connecte Vauban à la gare et au centre ville de Fribourg. Pour le transport de leur épicerie, de nombreux résidents utilisent un chariot accroché à leur vélo.

    Afin de s’assurer que les résidents du quartier puissent vivre sans voiture, les magasins, banques et restaurants sont situés le long de la rue centrale et à une distance de marche raisonnable de toutes les résidences. Ceci diffère de beaucoup comment les banlieues sont généralement construite: les logements sont généralement dans des zones purement résidentielles ce qui oblige l’usage de la voiture.

    Pour des questions d’efficacité énergétique, toutes les maisons sont construites en rangées (les maisons individuelles, telles que celles des quartiers résidentiels habituels, gaspillent une très grande quantité d’énergie par leurs murs extérieurs). Aussi, les maisons de Vauban sont passives, ce qui signifie qu’elles sont si bien conçu pour économiser l’énergie qu’elles n’ont pas du tout besoin de système de chauffage.

    Beaucoup de personnes ont choisi de vivre à Vauban non pas pour des raisons écologiste, mais parce qu’elles considèrent qu’un environnement sans voiture est de très loin la meilleure chose qui soit pour les enfants. Sans voiture dans les rues, Vauban est un paradis pour les enfants.

    Les résidents peuvent toutefois avoir une voiture, mais ils doivent la stationner dans un des emplacements en périphérie de Vauban. Ces espaces de stationnement sont également utilisés par le système de co-voiturage permettant aux résidents d’utiliser facilement une voiture en cas de besoin.

    Maintenant, je rêve de voir une telle chose se développer ici au Québec (utopiste sur les bords vous me dites…).

    Pour en savoir plus, voici:

    Vous en connaissez des écoquartier de ce genre?

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  • Ce que nous mangeons en une semaine

    Posted on May 8th, 2009 Jean-Luc Henry 7 comments

    Des amis m’ont dernièrement posé des questions à propos de mon billet “Taux de pesticides dans les fruits et légumes“. J’ai dit qu’à la maison nous choisissions de consommer majoritairement des aliments biologiques et, comme c’est souvent le cas, on m’a tout de suite parlé du prix. Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de faire l’exercice d’analyser notre consommation alimentaire familiale et de la partager.

    Notre consommation alimentaire

    Nous sommes une famille composée de deux adultes et de deux jeunes enfants (4 ans et 18 mois). Notre régime alimentaire est ovo-lacto végétarien; c’est-à-dire que nous ne mangeons pas d’animaux, mais que nous consommons des oeufs et des produits laitiers.

    Pour nourrir notre famille, nous dépensons 135$ par semaine, dont plus de 95% est bio.

    Épicerie d'une semaine

    Photo illustrant ce que nous consommons généralement en l'espace d'une semaine. Coût des aliments sur la table: 135$. Les seuls aliments non bios sont les amandes et le pain.

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  • Qu’est-ce qu’Ekopedia.org (présentation)

    Posted on April 27th, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Voici la présentation que j’ai créée pour illustrer ma conférence: Ekopedia.org & les solutions alternatives (donnée à l’occasion du Colloque écocitoyen de Portneuf).

    N’hésitez pas à m’envoyer vos commentaires, suggestions, critiques…

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  • 4e Colloque écocitoyen de Portneuf (25 et 26 avril)

    Posted on April 22nd, 2009 Jean-Luc Henry 3 comments

    Le Colloque écocitoyen de Portneuf se déroulera samedi et dimanche prochain (25 et 26 avril 2009).

    Affiche du Colloque eco-citoyen de Portneuf

    J’ai la chance d’y présenter une conférence dimanche à 13h15: l’encyclopédie collaborative Ekopedia.org & les solutions alternatives accessibles librement.

    Il y aura sur l’ensemble de la fin de semaine une dizaine de conférences sur des sujets d’actualité en environnement; ainsi que plusieurs kiosques d’information ayant pour thème: écocitoyen, la forêt, l’habitation, l’énergie, la gestion des déchets, l’alimentation…

    Le colloque se déroulera à l’Hôtel de ville de St-Casimir (220 Blv. De la Montagne) les 25 avril 2009 (13hà17h00) & 26 avril 2009 (9h30à17h00). Le prix d’admission est une contribution volontaire et vous trouverez sur les liens suivants l’horaire des conférences et la liste des exposants.

    Pour plus d’information, visitez le site Web de la Table de Concertation en Environnement de Portneuf.

    PS: je ferai probablement du co-voiturage dimanche; donc si vous êtes intéressé, contactez moi.

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  • Problèmes résolus pour Ekopedia

    Posted on April 20th, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    On peut dire que les choses avancent bien pour le projet Ekopedia!

    • Déjà ce très douloureux problème de charset est enfin résolu! J’explique la solution ici en français et ici en anglais.
    • Aussi, il y avait de gros problèmes de performances (depuis 3 ans environ) qui ont été (en grande partie) réglés par de fins ajustements au niveau d’Apache, MySQL, PHP et Memcached. Le serveur, qui héberge 8 sites Web (www, base, de, en, eo, es, fr, it, et pl), est utilisé au quotidien par plus de 12000 personnes différentes… avec seulement 512Mo de RAM! Ce peu explique pas mal nos difficultés d’optimisation.
    • Et enfin, grosse nouvelle; nous venons de passer l’ensemble du projet sous licence Creative Commons (BY-SA)! Cela faisait des années que le changement de licence était en suspend; je pense que c’est maintenant réglé pour un bon bout.

    … wahooo… ça fait du bien!

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  • L’Ere de la stupidité (The Age of Stupid movie)

    Posted on March 31st, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    L’Ere de la stupidité (The Age of Stupid) est un film documentaire britannique du réalisateur Franny Armstrong (McLibel) sorti en Angleterre le 20 mars 2009.

    L’acteur Pete Postlethwaite, nominé aux Oscars, incarne un homme vivant seul dans le monde dévasté de 2055, et qui regarde de vieilles images télé datant de 2008 en se demandant : Pourquoi n’avons-nous pas empêché le changement climatique tant que nous le pouvions ?

    Pour l’anecdote, l’avant première à été projetée sur la place Leicester Square (Londres) le 15 mars sous un chapiteau fonctionnant à l’énergie solaire. Le ministre britannique de l’Energie et du Changement climatique Ed Miliband et 16000 personnes y étaient présents.

    Au delà du faite que le film semble vraiment très intéressant, j’ai trouvé fascinant de découvrir la manière dont ils ont financés le film. Ils ont réussi à réunir quelques 500’000 euros grâce au crowd-funding; littéralement financement par le public. En pratique ce sont 223 personnes qui ont investi entre 500 et 35000 livres. Chacune recevront un bénéfice des profits en fonction de leur investissement. À lire à ce sujet How to Crowd fund your film (Comment financer votre film grâce au public).

    En attendant de le voir sortir au Cinéma ou en DVD, voici quelques extraits:

    À voir: discours du President of the Maldives!

    Please don’t be stupid!…

    Pour en savoir plus: http://www.ageofstupid.net

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  • “Homo toxicus”, contamination en douce

    Posted on March 29th, 2009 Jean-Luc Henry 2 comments
    affiche-homo-toxicus

    Car chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l’environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Certaines d’entre elles s’infiltrent à notre insu dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons aujourd’hui à nos enfants notre patrimoine toxique.

    Diminution de spermatozoïdes de 50% en 50 ans,  cancers, dérèglements de la glande thyroïde, asthme, allergies,  hyperactivité et déficit d’attention chez les enfants… Des scientifiques du monde entier témoignent de l’impact des substances toxiques auxquelles nous sommes exposés à faible dose, notre vie durant. Leurs conclusions sont troublantes.

    Voici un nouveau reportage, cette fois-ci réalisé au Québec par Carole Poliquin et Isaac Isitan. Il nous présente nous, humain contemporain, humain toxique, “Homo toxicus”.

    Le reportage fut diffusé à la télévision (Québec) au mois de décembre 2008 et il y eu également diverse projections dans les salles en novembre et décembre. Je n’ai toutefois pas eu la chance de le voir. Il va falloir que j’achète le DVD!

    Si vous voulez en savoir plus, il y a le site Web officiel et un bel article sur Rue89.

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  • - de viande = + d’écologie

    Posted on March 24th, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Lors de mon entrevue Radio-Canada, j’ai donné comme idée pour 2009 qu’il serait intéressant, d’un point de vue écologique, de diminuer notre consommation de viande. Voici un complément à ma réponse.

    Que ce soit pour des raisons de santé, de goût ou tout simplement par compassion envers les animaux, il y a plein de raisons pour diminuer sa consommation de viande (ou de devenir végétarien/végétalien); toutefois dans ce billet, je ne parlerai que de l’aspect environnemental.

    Car oui, pour des considérations écologiques, il est bon de diminuer, voire d’arrêter, sa consommation de viande.

    Manger moins de viande pour lutter contre l’effet de serre

    Le président du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Indien Rajendra Pachauri estime que les gens devraient réduire leur consommation de viande afin de lutter à titre personnel contre le changement climatique. Selon son président, qui se consacre depuis des décennies à la préservation de l’environnement, les gens devraient commencer à ne manger de la viande qu’une fois par semaine puis y renoncer complètement.

    Et pour cause: la production de viande rejette une quantité très importante de gaz à effet de serre ( 15 à 20% des émissions mondiales de méthane sont ainsi liées à l’élevage des animaux). De plus, le méthane un effet de serre 21 fois supérieur à celle du CO2. En d’autres mots, la production d’un kilo de viande de veau rejette autant de GES qu’un trajet automobile de 220 km. À lire aussi le pdf “Des gaz à effet de serre dans mon assiette” créé par le Réseau Action Climat-France.

    Manger moins de viande pour protéger l’eau.

    25 pays africains devraient manquer d’eau d’ici les 25 prochaines années tandis que la Chine et l’Inde sont déjà soumises au stress hydrique. D’ores et déjà, 70 % des ressources en eau douce sont dégradées ou polluées. Source : Comité des Nations Unies pour l’environnement.

    Il faut 15000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, alors que 1000 à 2000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, riz ou soja. Source : Sciences & Vie – avril 1997

    En Californie, l’industrie laitière, la plus importante du pays, consomme autant d’eau qu’une ville de 22 millions d’humains. Source : Greenpeace.

    Un ménage moyen n’utilise pour sa boisson qu’entre 2 et 5 litres d’eau potable par jour et entre 100 et 500 litres à d’autres fins (douche, lessive, etc.). Ces chiffres sont négligeables comparés aux 2000 à 5000 litres d’eau nécessaires à l’alimentation d’une famille moyenne (non végétarienne). Source: Stockholm International Water Institute: «Water – More Nutrition per Drop»

    Manger moins de viande pour protéger la santé de l’environnement

    La grande quantité de déchets produits sur les fermes est supérieure à la capacité d’absorption des terres agricoles. Au lieu que le fumier soit une précieuse ressource agricole, il est par conséquent considéré comme un déchet toxique. Les nitrates, métaux lourds, et les antibiotiques présents dans celui-ci peuvent s’infiltrer dans les eaux souterraines et polluer les eaux de surface, menaçant ainsi la santé publique.

    Un bovin produit 23 tonnes de déjections par an, 10 cochons en produisent 21 tonnes. Source : World Watch Institutt

    Pour chaque kilogramme de boeuf, environ 40 kg de fumier sont produits. Source : Environnement Canada, 1995

    Manger moins de viande pour lutter contre la faim dans le monde

    Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles pourraient nourrir 800 millions d’humains. Source : David Pimental, professeur d’écologie au Cornell Institute.

    Jean Mayer, nutritionniste de l’université Harvard estime qu’en réduisant l’élevage de 10 %, on pourrait nourrir en grains et légumes près de 60 millions de personnes dans le monde.

    Dans un parc d’engraissement de 37 000 bovins américains, 25 tonnes de maïs sont distribuées toutes les heures. Source : Steve Boyan, University of Maryland

    Aux États-Unis 70 % des céréales vont aux animaux d’élevage. En Inde seulement 2 % des céréales vont aux animaux. Source : USDA FAS 1991.

    À l’échelle planétaire, 90 % des cultures de soya vont aux animaux d’élevage. Source : World Watch Institute

    À l’heure actuelle 776 millions de personnes, soit 1 sur 6 souffrent de malnutrition et, en dépit d’une production céréalière en augmentation de près d’un milliard de tonnes depuis le milieu des années 1960, un pourcentage important de cette quantité n’est pas utilisé au bénéfice des humains. Un peu plus d’un tiers du rendement mondial en céréales est destiné aux animaux chaque année, de même qu’un quart de la production mondiale de poissons. Source : FAO « Agriculture mondiale »

    En 1985, pendant la famine en Éthiopie, alors que la population mourait de faim, le même pays exportait des céréales pour le bétail anglais. Source: Compassion in world farming.

    Manger moins de viande pour protéger les forêts

    Pour produire 1 kg de viande, il faut la même surface de terre que pour cultiver 200 kg de tomates ou 160 kg de pommes de terre ou 120 kg de carottes ou 80 kg de pommes.

    Pour un hamburger, on transforme en pâturage : 6 mètres carrés de forêts vierges. Si la viande vient d’un bovin sud-américain, on détruit 75 kilogrammes de matière vivante, 20 espèces végétales, 100 insectes et des douzaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles et de mammifères.

    Les États-Unis importent 200 millions de livres de boeuf de l’Amérique centrale chaque année. Source Steve Boyan, University of Maryland.

    Le sud de la province du Québec se déboise à un rythme fort inquiétant, particulièrement dans les basses terres du St-Laurent. Dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec, de la Montérégie et de Lanaudière, la déforestation s’est accrue de 30 % depuis trois ans comparativement aux cinq années qui ont précédé. Cette déforestation serait attribuable en grande partie à l’adoption de nouvelles normes d’épandage, qui ont accru la superficie nécessaire pour le “recyclage” du fumier et du lisier provenant principalement de l’élevage des cochons. La déforestation a frappé un total de 32 000 hectares de forêt, soit 320 kilomètres carrés, entre 1999 et 2002. Source : Ministère de l’Environnement, Québec.

    À lire aussi, « connexion hamburger » appliquée à l’Amazonie brésilienne. Décryptage de l’« effet papillon » entre consumérisme carné et déboisement.

    En complément et références à tous ces chiffres, je suis tombé sur un excellent document complet et référencé de l’Association Suisse de Végétarisme.

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  • Pesticides dans les fruits et légumes (suite)

    Posted on March 23rd, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Ce billet est un complément au précédent sur les taux de pesticides dans les fruits et légumes. Si ça vous intéresse, vous pouvez aussi télécharger la version pdf de ces deux billets.

    Pourquoi se soucier des pesticides?

    Un consensus grandissant dans la communauté scientifique définit que de petites doses de pesticides et autres produits chimiques peuvent nuire et avoir des effets durables, particulièrement durant des périodes de vulnérabilité comme lors du développement fœtal ou encore durant l’enfance. Parce que les effets toxiques des pesticides sont inquiétants, imprécis ou encore complètement inconnus (jamais étudiés), il est sage pour les consommateurs de minimiser autant que possible leur exposition aux pesticides.

    Laver et peler aide-il?

    Presque toutes les données utilisées pour créer ces listes prennent en considération que les personnes lavent et préparent les aliments (par exemple les pommes sont lavées et les bananes sont pelées avant les tests). Bien que laver et rincer des produits frais peut réduire les quantités de certains pesticides, cela ne les éliminera pas. Peler réduit également le niveau d’exposition, mais il supprime également de nombreux nutriments contenus dans la peau. La meilleure solution est d’avoir un régime alimentaire varié, de laver ses fruits et légumes et de choisir des produits biologiques autant que possible afin de réduire l’exposition aux substances chimiques potentiellement nocives.

    Comment ce guide a-t-il été créé?

    Ce classement a été créé par des analystes de l’Environmental Working Group (EWG). Ils se sont basés sur les résultats de près de 43000 tests effectués et collectés entre 2000 et 2005 par le département de l’Agriculture et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis.

    EWG est un organisme à but non lucratif (États-Unis) spécialisé dans la recherche et visant à améliorer la santé publique et protéger l’environnement par la réduction de la pollution de l’air, de l’eau, et de l’alimentation. Pour plus d’informations, visitez http://www.ewg.org.

    C’est quoi la différence?

    Une simulation effectuée sur des milliers de personnes ayant des régimes alimentaires à faible et haute teneur en pesticides, démontre qu’il est possible de réduire de 90% son exposition aux pesticides en évitant les 12 produits les plus contaminés et en consommant à la place les 12 aliments les moins contaminés. Consommer les 12 fruits et légumes les plus contaminés expose une personne à environ 14 pesticides par jour, alors que consommer les 12 produits les moins contaminés expose une personne à moins de 2 pesticides par jour. Des comparaisons moins dramatiques produirons des résultats moins dramatiques, mais utiliser ce guide donnera sans aucun doute des moyens pour réduire son exposition aux pesticides.

    Données complètes des résultats des tests

    Num. (du pire au moins pire) Denrée Note combinée Pourcentage d’échantillons testés contenant des pesticides détectables Pourcentage d’échantillons testés avec au moins 2 pesticides Moyenne du nombre de pesticides trouvés dans un échantillon Quantité moyenne (en ppm) de tous les pesticides trouvés Nombre maximum de pesticides trouvés sur un échantillon Nombre total de pesticides trouvés dans la marchandise
    1 Pêches 100 96.6% 86.6% 3.1 1.134 9 42
    2 Pommes 96 93.6% 82.3% 2.8 0.894 9 50
    3 Poivrons doux 86 81.5% 62.2% 2.4 0.138 11 64
    4 Céleris 85 94.1% 79.8% 3.0 0.413 9 30
    5 Nectarines 84 97.3% 85.3% 3.0 0.576 7 26
    6 Fraises 83 92.3% 69.2% 2.3 0.799 8 38
    7 Cerises 75 91.4% 75.8% 2.8 0.290 7 25
    8 Laitues 69 68.2% 44.2% 1.7 0.142 9 57
    9 Raisins – Importés 68 84.2% 53.2% 1.8 0.284 8 37
    10 Poires 65 86.2% 45.7% 1.6 0.586 6 33
    11 Épinards 60 70.0% 31.2% 1.1 1.240 6 24
    12 Pommes de terre 58 81.0% 18.0% 1.0 1.655 4 18
    13 Carottes 57 81.7% 48.3% 1.6 0.046 6 31
    14 Haricots verts 55 67.6% 42.0% 1.4 0.199 6 35
    15 Piments forts 53 55.0% 27.5% 1.0 0.290 6 51
    16 Concombres 52 72.5% 31.7% 1.2 0.057 6 40
    17 Framboises 47 47.9% 23.3% 0.9 0.906 6 21
    18 Prunes 46 74.0% 27.1% 1.1 0.666 4 15
    19 Oranges 46 85.1% 34.6% 1.3 0.100 4 18
    20 Raisins – É.U. 46 60.5% 23.4% 0.9 0.104 7 31
    21 Choux-fleur 39 84.6% 14.6% 1.0 0.004 5 15
    22 Mandarines 38 66.7% 33.3% 1.2 0.375 3 4
    23 Champignons 37 60.2% 22.3% 0.9 0.158 5 16
    24 Melons (cantaloups) 34 53.3% 19.4% 0.8 0.026 4 25
    25 Citrons 31 55.6% 10.0% 0.7 0.188 5 10
    26 Melons miel 31 59.2% 14.2% 0.8 0.012 4 16
    27 Pamplemousses 31 62.9% 15.2% 0.8 0.056 4 9
    28 Citrouilles 31 41.3% 11.6% 0.6 0.017 5 26
    29 Tomates 30 46.9% 13.5% 0.6 0.029 5 16
    30 Patates douces 30 58.4% 10.0% 0.7 0.198 3 17
    31 Pastèques 25 38.5% 13.2% 0.6 0.021 4 13
    32 Bleuets 24 27.5% 10.0% 0.4 0.327 4 11
    33 Papayes 21 23.5% 5.0% 0.3 0.053 4 19
    34 Aubergines 19 23.4% 6.9% 0.3 0.013 4 15
    35 Brocolis 18 28.1% 3.2% 0.3 0.004 3 19
    36 Choux 17 17.9% 4.8% 0.2 0.121 3 18
    37 Bananes 16 41.7% 2.0% 0.4 0.029 2 7
    38 Kiwis 14 15.3% 3.4% 0.2 0.160 3 8
    39 Asperges 11 6.7% 0.6% 0.1 0.026 2 19
    40 Pois (congelés) 11 22.9% 2.3% 0.3 0.010 2 5
    41 Mangues 9 7.1% 0.5% 0.1 0.057 2 13
    42 Ananas 7 7.7% 0.6% 0.1 0.002 2 7
    43 Maïs sucrés (congelés) 2 3.8% 0.0% 0.0 0.005 1 3
    44 Avocats 1 1.4% 0.0% 0.0 0.001 1 2
    45 Oignons 1 0.2% 0.0% 0.0 0.000 1 2

    Note: la liste comporte 44 différents fruits et légumes mais les raisins sont cités deux fois (importés et É.U.).

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