Solutions et actions concrètes, un pas à la fois.
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  • Enseigner la Permaculture avec Créativité

    Posted on August 27th, 2010 Jean-Luc Henry No comments

    J’ai participé dernièrement a une formation en permaculture (PDC) organisée dans la région du Temiscouata (Québec). Le formateur principal était Bernard Alonso. Les 18 participants étaient accueillis sur une terre sauvage composée de près et de forêts de feuillus et résineux.

    Je fus très (agréablement) surpris de l’attention accordée à la créativité et à l’humain, plutôt qu’à la technique. Ce fut une très bonne surprise car dans le fond, je vais déjà chercher la technique dans les livres. Au delà de la théorie, des principes de la permaculture et des outils, nous avons fait des jeux, des travaux pratiques (culture sur buttes, observation, niveau égyptien, design, etc.) et des visites.

    À ma grande surprise, j’ai été invité à présenter un atelier sur les monnaies complémentaires. J’ai adoré l’expérience et je réalise une fois de plus que j’ai la fibre de la formation et de la communication (en tant que permaculteur, je dirais que c’est ma niche)!

    Et oui, j’ai eu la piqure de la permaculture :)

    La suite: cet automne, je procède au design de mon nouveau potager et au design d’une forêt nourricière. L’an prochain, je prévois participer à de nouvelles formations en permaculture afin de redonner l’atelier sur les monnaies complémentaires et à me perfectionner dans la formation.

    Jean-Marc Abela a réalisé une vidéo durant la formation, la voici:

  • 3 minutes sur le Leadership

    Posted on May 6th, 2010 Jean-Luc Henry No comments

    Trouvé sur Transitionculture.org, cette petite vidéo sur le leadership est amusante et très pertinente pour ceux qui veulent agir sur le changement!

  • Monnaies régionales, une solution locale à la crise

    Posted on March 3rd, 2010 Jean-Luc Henry 3 comments

    Livre Monnaies régionalesIl y a parfois des découvertes qui valent vraiment le coup d’être partagées au plus grand nombre… le livre “Monnaies régionales”, de Bernard Lietaer et Margrit Kennedy en fait très certainement partie!

    Ce livre, sous-titré “De nouvelles voies vers une prospérité durable”, présente de manière claire, très agréable à lire et très complète, comment les monnaies complémentaires sont un formidable outil de développement local et de résilience aux fluctuations et crises économiques nationales.

    Monnaies régionales est d’autant plus intéressant à lire que ses auteurs maîtrisent leur sujet! Bernard Lietaer possède 30 années d’expérience comme spécialiste des systèmes monétaires. Il a été cadre supérieur de la Banque centrale de Belgique et a été étroitement associé à la mise en œuvre de l’Euro. Margrit Kennedy est professeur d’architecture et d’urbanisme en Allemagne. Elle vit dans un village écologique près de Hanove, dont elle a été co-fondatrice, et où les premières expériences de permaculture en Europe ont été réalisées.

    Il est également à noter que la version originale allemande de ce livre a été la base du lancement de 63 projets de monnaies régionales en pays germanophone, dont 28 sont encore opérationnels en 2008.

    Donc un très gros merci à Thomas et à la fondation Charles Léopold Mayer de m’avoir fait découvrir ce livre! Pour ceux qui s’intéressent au sujet, le Philippe Derudder “Les aventuriers de l’abondance” aux éditions Yves Michel est également excellent (il vient d’ailleurs tout juste d’être réédité).

    P.S.: le livre est téléchargeable gratuitement en pdf sur le site Web de l’éditeur. Si vous le pouvez, achetez le, il vaut son pesant d’or!
    P.S.2: plus que par simple curiosité, ce sujet m’intéresse d’autant plus qu’il me sera probablement utile dans mon nouveau travail de développement local!

  • Trouver un emploi de rêve

    Posted on January 3rd, 2010 Jean-Luc Henry 11 comments
    The Dream Catcher

    Image de kuddlyteddybear2004 (libérée sous la licence CC-BY-NC)

    Certaines personnes rêvent d’être astronautes, d’autres boulangers et il existe probablement autant d’emplois rêvés qu’il y a de monde sur Terre.

    Lorsqu’en décembre 2008 j’écrivais le billet “Maximiser son triangle“, en réalité je faisais un exercice personnel qui m’amena à quitter mon emploi (d’ailleurs, que beaucoup pourraient considérer comme un emploi de rêve).

    Mon crédo était alors que mon nouveau travail soit: 1) dans une entreprise ayant sa mission à coeur (plus que ses profits), 2) qu’il soit utile pour la société, et 3) qu’il me permette de mettre à profit mon expérience (informatique, communication) et mes passions (écologie, changement)… Ceci devait sembler plutôt irréaliste, d’autant que je quittais mon emploi en pleine crise économique, mais malgré tout ça j’avais totalement confiance.

    Début janvier, commence donc ma quête du Saint Graal et comme vous pouvez l’imaginer, avec des critères aussi sélectifs, je ne postulais que rarement. Mais quand je trouvais une offre intéressante, je mettais toute mon âme à la rédaction de ma lettre de motivation! J’ai bien sûr essuyé un bon nombre de refus… et il m’est aussi arrivé de refuser un emploi, mais à la fin juillet tout a changé.

    Un ami architecte m’avait alors invité avec trois autres personnes à échanger autour d’un verre à propos d’un projet d’habitations écologiques. J’y rencontrai Michel Desgagné avec qui j’avais eu la chance de discuter par le passé (notamment au sein de Cohabitat Québec). Et c’est à ce moment-là que Michel et moi avons échangé quelque chose qui a dû ressembler à ceci:

    • Michel: “Qu’est-ce que tu fais en ce moment?
    • Jean-Luc: “Hé bien, je cherche un job de rêve.”
    • Un sourire mutuel s’échange. Je lui décris alors plus précisément à quoi ressemble mon rêve.
    • Michel me répond: “Surprenant; je viens juste de m’en faire offrir un…”.

    Michel, les yeux scintillants, me parle de l’emploi, comment il a rencontré l’équipe qui le porte et ses hésitations. Je l’écoutais admiratif de la chance que la vie lui offrait. Deux semaines plus tard, le 5 août, je reçois un courriel de Michel pour me dire que finalement il a refusé l’offre, mais qu’il pense que je ferais un très bon candidat. Je lis le texte de description du poste et mon coeur ne fait qu’un tour.

    Je sors donc ma plus belle plume (personnalisée sous la forme d’un clavier) et j’entreprends alors la rédaction de ma lettre de motivation. Deux mois plus tard, après être passé par un processus de recrutement plutôt insolite, on m’offre (et j’accepte avec la plus grande joie) le poste de coordinateur du laboratoire rural dans la Coopérative de solidarité du Suroît (CSUR).

    Cela faisait des années que je caressais l’idée de quitter l’informatique pour trouver un emploi donnant un sens à ma vie. Il m’aura fallu 8 années pour murir mon rêve (avec quelques essais infructueux) et 10 mois de recherche à temps plein! Je vous assure que ce n’est pas tous les jours le bonheur pour celui qui rêve… On passe par des phases avec une énergie incommensurable et d’autres bien sombres! Mais même si l’on ne réussit à réaliser qu’un rêve sur cinq — avec toutes les déceptions que ça peut apporter —, au moins on aura eu ce rêve de réalisé!

    Emploi tant rêvé… Trouvé… et déménagement à la clé!

    Nous avons donc quitté fin novembre la ville de Québec pour la campagne de Très-Saint-Rédempteur (village situé à une heure à l’ouest de Montréal). J’y travaille maintenant depuis un mois et mon rôle est de coordonner l’expérimentation d’outils (tels que la sociocratie et les initiatives de transition) autour de projets citoyens dont les objectifs directs ou indirects sont de refaire vivre la municipalité. On peut dire aussi que c’est une parfaite mise en pratique du développement durable, car mon travail s’inscrit tout autant dans les volets économiques, sociaux et environnementaux.

    Comme vous pouvez très bien l’imaginer, je suis aux anges… Mon travail est d’accompagner des citoyens dans la réalisation de leurs rêves. J’ai la chance de travailler avec des personnes fantastiques, des personnes ultras compétentes, des personnes avec les quatre pieds sur terre et la tête dans les nuages…

    Si maintenant je regarde par où je suis passé durant ces années de quête, tous ces efforts, toutes ces joies… et ces déceptions! Jamais au grand jamais je n’aurais pu imaginer qu’il me faille autant de temps, autant d’efforts et autant de persévérance pour en arriver là. Mais jamais, ho non, jamais je n’aurais pu concevoir un jour trouver un emploi aussi motivant que celui-ci.

    Vivre pleinement ses valeurs demande une quantité incommensurable d’efforts et de persévérance, mais sacrément que ça le vaut bien!

  • Génération perdue? Inversons la tendance

    Posted on November 6th, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Espoir ou désespoir? Peut-être suffit-il de regarder différemment.

    Jonathan Reed a remporté la deuxième place au concours U@50 de AARP. Les candidats étaient invités à créer vidéo de 2 minutes décrivant leur vision de l’avenir.

    Lorsque le texte est lu de haut en bas, il est déprimant, dans le sens inverse il est plein d’espoir.

    Et voici une traduction (libre et approximative) du texte:

    Génération perdue par Jonathan Reed

    Je fais partie d’une génération perdue
    et je refuse de croire que
    je peux changer le monde
    je réalise que ceci peut-être choquant, mais
    «Le bonheur vient de l’intérieur».
    est un mensonge et
    « L’argent me rendra heureux.”
    ainsi dans 30 ans, je vais dire à mes enfants
    ils ne sont pas la chose la plus importante dans ma vie
    mon employeur sait que
    j’ai mis mes priorités à la bonne place, car
    le travail
    est plus important que
    la famille
    je vous dis ceci
    autrefois
    les familles restaient ensemble,
    mais ce ne sera plus vrai dans mon époque
    cette société fonctionne à court terme
    les experts me disent
    dans 30 ans je vais fêter le 10e anniversaire de mon divorce
    je ne suis pas d’accord à penser que
    je veux vivre dans un pays que j’aurai décidé
    dans le futur
    la destruction de l’environnement sera la norme
    on ne pourra plus dire que
    mes pairs et moi prenons soin de cette Terre
    il sera évident que
    ma génération est apathique et léthargique
    il est stupide de penser que
    il y a de l’espoir.

    Et tout ceci deviendra la réalité à moins que nous choisissions d’inverser la tendance.

  • Les enfants doivent être vus et entendus

    Posted on October 6th, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Chaque fois que je regarde cette vidéo, je suis très profondément touché. Alors, lorsque j’ai trouvé cet article - Children should be seen and heard - publié sur le blogue de la Fondation David Suzuki, je n’ai pu résister à l’envie de le traduire et de vous le partager.

    Les jeunes d’aujourd’hui ont de très lourds intérêts en jeu dans les négociations mondiales sur le climat. Après tout, ils vont hériter soit d’un avenir bien sombre si nous n’agissons pas, ou d’une planète heureuse si nous saisissons l’occasion de développer des solutions énergétiques propres.

    Pour souligner l’importance, pour les jeunes, des décisions prises par les dirigeants d’aujourd’hui, l’Organisation des Nations Unies a récemment recruté des jeunes du monde entier pour prendre la parole lors des négociations climatiques en septembre à New York.

    Ceci rappela au journaliste du New York Times, Andrew C. Revkin, l’histoire d’une jeune personne qui, alors qu’elle n’avait que 12 ans, avait stupéfié les délégués avec son discours passionné au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Cette personne, Severn, est la fille de David Suzuki et de Tara Cullis. Elle est maintenant diplômée d’une maîtrise en ethno-écologie et vit à Haida Gwaii avec son mari et leur tout nouveau bébé.

    Revkin discuta avec Severn à propos de son expérience d’il y 17 ans et sur les leçons à en tirer pour les jeunes d’aujourd’hui. Vous pouvez lire cette interview ici.

    Et si vous souhaitez voir par vous-même comment une jeune fille de 12 ans a fait pour sensibiliser les dirigeants du monde, regardez le discours de Severn :

    Et je terminerai sur cette phrase que Severn Culliss Suzuki a dite lors de son interview avec le New York Times: « Avoir un bébé dans le 21e siècle est lourd de sens et de responsabilités »…

  • La voix du libre

    Posted on September 9th, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    La voix du libreLe libre, vous connaissez? Un groupe d’irréductibles Québécois a décidé de créer une émission de radio portant sur le libre. On y présente la philosophie et l’application du libre (logiciels, créations artistiques, textes, etc.).

    L’émission se nomme La voix du libre et j’ai eu le plaisir d’être l’invité pour la première. J’ai fait de mon mieux pour présenter ce vaste sujet qu’est le libre.

    J’ai passé un très bon moment et je dois dire qu’en tant qu’auditeur, il est difficile de se rendre compte de tout le travail qu’il y a derrière l’organisation et l’animation d’une émission de radio! Pour une première, je trouve que l’équipe* de “La voix du libre” s’est vraiment très bien débrouillée. Un très gros bravo à tous!

    La voix du libre c’est tous les mercredis de 19h00 à 20h00 sur les ondes du 88,3 FM à Québec. Il est également possible de l’écouter en direct sur Internet sur le site Web de CKIA FM et prochainement les archives émissions seront disponibles sur le site Web de La voix du libre.

    Afin de partager un peu ce qui fut échangé, voici quelques-unes de mes notes et points que j’ai abordés:

    • L’origine et le but du “droit d’auteur” (copyright): protéger l’auteur (contre les éditeurs) et encourager la création. En savoir sur l’historique du droit d’auteur.
    • Alors que partager des biens matériels, c’est diviser, partager des oeuvres de l’esprit, c’est les multiplier. Aujourd’hui, pour les éditeurs de logiciels, pour les maisons de disque, « partager, c’est voler ».
    • Les alternatives au copyright: la naissance du libre dans les années 80 grâce à Richard Stallman. En savoir plus sur les fondements du copyleft (gauche d’auteur).
    • Analogie de l’informatique comparée à la cuisine.
      • Le cuistot = le programmeur.
      • Un plat cuisiné = un logiciel (c’est lui que l’on utilise).
      • Les ustensiles = l’ordinateur (c’est eux qui permettent de créer le plat ou le logiciel).
      • Les ingrédients = l’électricité.
      • La recette = le code source du programme.
    • Imaginez qu’une personne dise à une autre: “non je ne vais pas te dire combien de pincées de sel j’ai mis dans ce plat, car j’ai signé un contrat qui me l’interdit”. C’est ce qui arrive tous les jours avec des logiciels non-libres.
    • La différence entre “open source” et “libre“. En somme, le libre est ouvert, mais ce qui ouvert n’est pas nécessairement libre.
    • Les 4 libertés fondamentales du libre:
      • La possibilité d’utiliser l’œuvre, pour tous les usages;
      • La possibilité d’étudier l’œuvre;
      • La possibilité de redistribuer des copies de l’œuvre;
      • La possibilité de modifier l’œuvre et de publier ces modifications.
    • Présentation des licences libres. En savoir plus avec Veni, Vidi, Libri.
    • Quelques exemples d’oeuvres libres:
    • Si c’est libre, est-ce gratuit? C’est quoi la pogne?
      • Peut-on vendre une recette de cuisine? Oui.
      • Peut-on vendre une oeuvre libre (photo, logiciel, texte…)? Oui.
      • Un logiciel libre n’est vendu que la première fois. Il est vendu au juste prix.
      • Un logiciel non-libre est vendu à chaque fois qu’il est copié. Ça, c’est une sacrée pogne (arnaque)!…
    • Internet ouvre de nouveaux horizons, basés sur le partage et la collaboration. Les grands éditeurs (de logiciels, musique, film…) n’aiment pas ça car c’est à l’opposé de leur modèle d’affaires.
    • En conclusion le libre favorise la création d’oeuvres, la création d’emplois, le partage et la collaboration.

    * Vous vous intéressez au libre, n’hésitez pas à proposer votre aide et/ou à faire des suggestions.

  • L’élevage à l’heure des biotechnologies…

    Posted on September 6th, 2009 Jean-Luc Henry 2 comments

    Voici une petite vidéo qui présente les dégâts de l’élevage intensif. Très efficace et très bien réalisé. J’ai vraiment adoré, alors je vous le partage.

    Ça fait une belle illustration pédagogique pour les jeunes et moins jeunes!

  • L’esprit critique est-il mort?

    Posted on July 9th, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Je suis fatigué de voir qu’à chaque fois que quelqu’un propose une vision critique ou différente de l’interprétation “officielle” d’un évènement d’envergure, il est aussitôt étiqueté comme un “conspirationniste”, comme quelqu’un qui présente une “théorie du complot”. Mais d’ailleurs, pourquoi est-ce que l’expression “théorie du complot” est péjorative?

    « À mon avis, “théorie de la conspiration” est devenu l’équivalent intellectuel d’un mot de cinq lettres. C’est quelque chose que les gens disent quand ils ne veulent pas que vous réfléchissiez à ce qui se passe vraiment » (Noam Chomsky)

    Conspiration

    Notre société aurait-elle perdu toute pensée critique?

    Oui, je crois qu’il est bon porter un regard critique sur l’information et de se poser les questions: “quels sont les faits?”, “d’où proviennent les sources?” et surtout, “à qui est-ce que ceci profite réellement?”.

    Il y a toujours eu de nombreuses théories de complot assez douteuses (tels que celles autour de la mort d’Elvis), mais soyons réaliste, il y a toujours eu des complots (oui oui c’est possible… des vrais complots), mais aussi, il y en aura toujours!

    « Étant l’une des formes primordiales de l’action politique, le complot est aussi vieux que l’histoire de l’humanité. Machiavel en parle dans un long chapitre de ses Discours; il entend par là la conspiration visant à tuer le dirigeant pour prendre sa place, comme la conspiration des Pazzi contre les Médicis dans les années 1480. La conspiration est aussi un concept en vigueur dans le droit coutumier anglo-saxon.

    L’utilisation de la théorie du complot comme expression d’opprobre est relativement récente.Elle date de la publication du travail de Richard Hofstadter de l’Université de Columbia. (…) Le style paranoïaque dans la politique américaine (1964).(…) Toute personne que Hofstadter soupçonne de voir une conspiration quelconque est ipso facto un paranoïaque. C’est oublier la référence nécessaire à la réalité: existe-t-il une conspiration oui ou non? Les avocats étatsuniens prouvent depuis longtemps l’existence de conspirations aux jurés, et pourtant ils échappent généralement à l’accusation de paranoïa.

    Il est impossible de rédiger un écrit d’histoire politique sans admettre, de temps à autre, la possibilité d’accords confidentiels portant sur des actions concertées et déployant leurs effets à l’avenir. (…) quiconque exclut a priori tout complot risque de ne pas comprendre grand-chose à ce qui se passe. On en déduit que la phobie envers la supposée théorie du complot dans nombre de milieux universitaires post-modernes est en réalité un écran de fumée camouflant leur répugnance pour la pensée politique en soi.(…)

    “Théoricien du complot”, terme fourre-tout servant d’argument ad hominem pour nier l’irrefutable, remonte donc aux années qui ont suivi l’assassinat de Kennedy, quand le public était prié d’accepter que c’était à cause de la politique du gouvernement étasunien que ce grand crime (ainsi que les assassinats postérieurs de Martin Luther King et Robert Kennedy en 1968) resterait toujours sans solution et que ceux qui n’étaient pas d’accord devaient être voués aux gémonies » (Webster Tarpley, La Terreur fabriquée, Made in USA, éditions Demi-Lune, 2006, p. 398.)

    Mais peut-être est-ce que ceux qui complotent ont tout intérêt à promouvoir la connotation péjorative de l’expression “théorie du complot”.

    Suis-je devenu, par cette phrase, un conspirationiste?!…

    Photo sous licence Creative Commons BY-NC-ND issue de Flickr

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  • Un demi-siècle d’explosions nucléaires - 2053

    Posted on July 2nd, 2009 Jean-Luc Henry 2 comments

    Cette vidéo, crée par Sao Hashimoto, représente les 2053 explosions nucléaires produites à différents points du globe entre 1945 et 1998.

    Différents sons et couleurs dénotent les explosions effectuées - par les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Inde et le Pakistan - durant une période de 53 ans.

    Prenez le temps de regarder les 14 minutes, ça vaut vraiment le coup!

    Du même réalisateur, “Overkilled”, présente, par la chute d’une bille, l’explosion nucléaire d’Hiroshima (entre 140 000 et 200 000 morts), puis, par une seconde bille, celle de Nagasaki (80 000 morts). S’en suit la chute de 20 590 billes représentant le nombre total d’armes nucléaires prêtes à être utilisées à travers le monde (en date de juin 2004).

    Le nucléaire civil dans tout ça n’est pas rose et la liste des accidents nucléaires (officiels…) est longue.

    Sincèrement, lorsque je pense que la France compte 58 réacteurs nucléaires de puissance en activité, 1 réacteur à neutrons rapides expérimental, 12 réacteurs nucléaires arrêtés, 2 centrales en cours de démantèlement et 3 centres de stockage de déchets radioactifs… je suis bien heureux de vivre au Québec, où 97% de l’électricité est produite par des centrales hydroélectriques. Mais tout le monde n’a pas cette chance et comme les énergies fossiles, les énergies renouvelables ont de sérieuses limites!… La “décroissance heureuse” ne serait-elle pas la seule solution?! :)

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