Solutions et actions concrètes, un pas à la fois.
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  • En vrac - Juin

    Posted on June 23rd, 2009 Jean-Luc Henry 2 comments

    Comme d’habitude, voici une série de nouvelles, positives et négatives, qui me paraissent intéressantes de partager.

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  • Ce que nous mangeons en une semaine

    Posted on May 8th, 2009 Jean-Luc Henry 6 comments

    Des amis m’ont dernièrement posé des questions à propos de mon billet “Taux de pesticides dans les fruits et légumes“. J’ai dit qu’à la maison nous choisissions de consommer majoritairement des aliments biologiques et, comme c’est souvent le cas, on m’a tout de suite parlé du prix. Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de faire l’exercice d’analyser notre consommation alimentaire familiale et de la partager.

    Notre consommation alimentaire

    Nous sommes une famille composée de deux adultes et de deux jeunes enfants (4 ans et 18 mois). Notre régime alimentaire est ovo-lacto végétarien; c’est-à-dire que nous ne mangeons pas d’animaux, mais que nous consommons des oeufs et des produits laitiers.

    Pour nourrir notre famille, nous dépensons 135$ par semaine, dont plus de 95% est bio.

    Épicerie d'une semaine

    Photo illustrant ce que nous consommons généralement en l'espace d'une semaine. Coût des aliments sur la table: 135$. Les seuls aliments non bios sont les amandes et le pain.

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  • Pesticides dans les fruits et légumes (suite)

    Posted on March 23rd, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Ce billet est un complément au précédent sur les taux de pesticides dans les fruits et légumes. Si ça vous intéresse, vous pouvez aussi télécharger la version pdf de ces deux billets.

    Pourquoi se soucier des pesticides?

    Un consensus grandissant dans la communauté scientifique définit que de petites doses de pesticides et autres produits chimiques peuvent nuire et avoir des effets durables, particulièrement durant des périodes de vulnérabilité comme lors du développement fœtal ou encore durant l’enfance. Parce que les effets toxiques des pesticides sont inquiétants, imprécis ou encore complètement inconnus (jamais étudiés), il est sage pour les consommateurs de minimiser autant que possible leur exposition aux pesticides.

    Laver et peler aide-il?

    Presque toutes les données utilisées pour créer ces listes prennent en considération que les personnes lavent et préparent les aliments (par exemple les pommes sont lavées et les bananes sont pelées avant les tests). Bien que laver et rincer des produits frais peut réduire les quantités de certains pesticides, cela ne les éliminera pas. Peler réduit également le niveau d’exposition, mais il supprime également de nombreux nutriments contenus dans la peau. La meilleure solution est d’avoir un régime alimentaire varié, de laver ses fruits et légumes et de choisir des produits biologiques autant que possible afin de réduire l’exposition aux substances chimiques potentiellement nocives.

    Comment ce guide a-t-il été créé?

    Ce classement a été créé par des analystes de l’Environmental Working Group (EWG). Ils se sont basés sur les résultats de près de 43000 tests effectués et collectés entre 2000 et 2005 par le département de l’Agriculture et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis.

    EWG est un organisme à but non lucratif (États-Unis) spécialisé dans la recherche et visant à améliorer la santé publique et protéger l’environnement par la réduction de la pollution de l’air, de l’eau, et de l’alimentation. Pour plus d’informations, visitez http://www.ewg.org.

    C’est quoi la différence?

    Une simulation effectuée sur des milliers de personnes ayant des régimes alimentaires à faible et haute teneur en pesticides, démontre qu’il est possible de réduire de 90% son exposition aux pesticides en évitant les 12 produits les plus contaminés et en consommant à la place les 12 aliments les moins contaminés. Consommer les 12 fruits et légumes les plus contaminés expose une personne à environ 14 pesticides par jour, alors que consommer les 12 produits les moins contaminés expose une personne à moins de 2 pesticides par jour. Des comparaisons moins dramatiques produirons des résultats moins dramatiques, mais utiliser ce guide donnera sans aucun doute des moyens pour réduire son exposition aux pesticides.

    Données complètes des résultats des tests

    Num. (du pire au moins pire) Denrée Note combinée Pourcentage d’échantillons testés contenant des pesticides détectables Pourcentage d’échantillons testés avec au moins 2 pesticides Moyenne du nombre de pesticides trouvés dans un échantillon Quantité moyenne (en ppm) de tous les pesticides trouvés Nombre maximum de pesticides trouvés sur un échantillon Nombre total de pesticides trouvés dans la marchandise
    1 Pêches 100 96.6% 86.6% 3.1 1.134 9 42
    2 Pommes 96 93.6% 82.3% 2.8 0.894 9 50
    3 Poivrons doux 86 81.5% 62.2% 2.4 0.138 11 64
    4 Céleris 85 94.1% 79.8% 3.0 0.413 9 30
    5 Nectarines 84 97.3% 85.3% 3.0 0.576 7 26
    6 Fraises 83 92.3% 69.2% 2.3 0.799 8 38
    7 Cerises 75 91.4% 75.8% 2.8 0.290 7 25
    8 Laitues 69 68.2% 44.2% 1.7 0.142 9 57
    9 Raisins - Importés 68 84.2% 53.2% 1.8 0.284 8 37
    10 Poires 65 86.2% 45.7% 1.6 0.586 6 33
    11 Épinards 60 70.0% 31.2% 1.1 1.240 6 24
    12 Pommes de terre 58 81.0% 18.0% 1.0 1.655 4 18
    13 Carottes 57 81.7% 48.3% 1.6 0.046 6 31
    14 Haricots verts 55 67.6% 42.0% 1.4 0.199 6 35
    15 Piments forts 53 55.0% 27.5% 1.0 0.290 6 51
    16 Concombres 52 72.5% 31.7% 1.2 0.057 6 40
    17 Framboises 47 47.9% 23.3% 0.9 0.906 6 21
    18 Prunes 46 74.0% 27.1% 1.1 0.666 4 15
    19 Oranges 46 85.1% 34.6% 1.3 0.100 4 18
    20 Raisins - É.U. 46 60.5% 23.4% 0.9 0.104 7 31
    21 Choux-fleur 39 84.6% 14.6% 1.0 0.004 5 15
    22 Mandarines 38 66.7% 33.3% 1.2 0.375 3 4
    23 Champignons 37 60.2% 22.3% 0.9 0.158 5 16
    24 Melons (cantaloups) 34 53.3% 19.4% 0.8 0.026 4 25
    25 Citrons 31 55.6% 10.0% 0.7 0.188 5 10
    26 Melons miel 31 59.2% 14.2% 0.8 0.012 4 16
    27 Pamplemousses 31 62.9% 15.2% 0.8 0.056 4 9
    28 Citrouilles 31 41.3% 11.6% 0.6 0.017 5 26
    29 Tomates 30 46.9% 13.5% 0.6 0.029 5 16
    30 Patates douces 30 58.4% 10.0% 0.7 0.198 3 17
    31 Pastèques 25 38.5% 13.2% 0.6 0.021 4 13
    32 Bleuets 24 27.5% 10.0% 0.4 0.327 4 11
    33 Papayes 21 23.5% 5.0% 0.3 0.053 4 19
    34 Aubergines 19 23.4% 6.9% 0.3 0.013 4 15
    35 Brocolis 18 28.1% 3.2% 0.3 0.004 3 19
    36 Choux 17 17.9% 4.8% 0.2 0.121 3 18
    37 Bananes 16 41.7% 2.0% 0.4 0.029 2 7
    38 Kiwis 14 15.3% 3.4% 0.2 0.160 3 8
    39 Asperges 11 6.7% 0.6% 0.1 0.026 2 19
    40 Pois (congelés) 11 22.9% 2.3% 0.3 0.010 2 5
    41 Mangues 9 7.1% 0.5% 0.1 0.057 2 13
    42 Ananas 7 7.7% 0.6% 0.1 0.002 2 7
    43 Maïs sucrés (congelés) 2 3.8% 0.0% 0.0 0.005 1 3
    44 Avocats 1 1.4% 0.0% 0.0 0.001 1 2
    45 Oignons 1 0.2% 0.0% 0.0 0.000 1 2

    Note: la liste comporte 44 différents fruits et légumes mais les raisins sont cités deux fois (importés et É.U.).

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  • Taux de pesticides des fruits et légumes

    Posted on March 1st, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Il y a quelques semaines ma douce est tombée sur un conseil de la semaine dans le journal Le Soleil. L’article en question, “Évitez les pesticides“, faisait référence à une liste des 45 fruits et légumes les plus consommés et leurs taux respectifs de pesticides.

    Comme vous le savez certainement, les pesticides sont dangereux pour la santé (la majorité de ceux-ci ont un potentiel cancérigène prouvé)! Et comme le bio est généralement plus cher et qu’on ne trouve pas encore tout, on a trouvé ça très intéressant de savoir quels sont les fruits et légumes qui renferment le moins de pesticides et donc ceux qu’on peut se permettre de manger (non bio) sans trop de crainte.

    J’ai donc fait la traduction des résultats de l’étude réalisée par l’Environmental Working Group (disponible sur FoodNews.org). L’étude ayant été réalisée aux États-Unis, ses résultats doivent-être très semblables à ceux que l’on pourraient observer au Canada et probablement en Europe. Les fruits et légumes sélectionnés sont les plus régulièrement consommés aux États-Unis.

    CLASSEMENT FRUIT OU LÉGUME NOTE
    1 (pire) Pêches 100 (niveau le plus haut de pesticides)
    2 Pommes 96
    3 Poivrons doux 86
    4 Céleris 85
    5 Nectarines 84
    6 Fraises 83
    7 Cerises 75
    8 Laitues 69
    9 Raisins - Importés 68
    10 Poires 65
    11 Épinards 60
    12 Pommes de terre 58
    13 Carottes 57
    14 Haricots verts 55
    15 Piments forts 53
    16 Concombres 52
    17 Framboises 47
    18 Prunes 46
    19 Oranges 46
    20 Raisins - É.U. 46
    21 Choux-fleur 39
    22 Mandarines 38
    23 Champignons 37
    24 Melons (cantaloups) 34
    25 Citrons 31
    26 Melons miel 31
    27 Pamplemousses 31
    28 Citrouilles 31
    29 Tomates 30
    30 Patates douces 30
    31 Pastèques 25
    32 Bleuets 24
    33 Papayes 21
    34 Aubergines 19
    35 Brocolis 18
    36 Choux 17
    37 Bananes 16
    38 Kiwis 14
    39 Asperges 11
    40 Pois (congelés) 11
    41 Mangues 9
    42 Ananas 7
    43 Maïs sucrés (congelés) 2
    44 Avocats 1
    45 (moins pire) Oignons 1 (niveau le plus faible de pesticides)

    Dans un prochain billet je donnerai des informations un peu plus détaillées.

    Tout ça me fait pas mal penser au documentaire Nos enfants nous accuseront que j’ai bien hate de voir (apparement il arrivera bientôt ici au Québec)…

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  • La plus grande poubelle au monde est au milieu des océans

    Posted on December 4th, 2008 Jean-Luc Henry 2 comments

    Comme le dit très bien Ryunosuke Satoro, “Individuellement, nous sommes une goutte d’eau… ensemble, nous sommes un océan”. Oui, mais aussi un océan de déchets!

    La problématique

    Cette image représente la plaque de déchets du Pacifique Nord, aussi connue sous le nom de « soupe plastique » (en anglais Great Pacific Garbage Patch - GPGP). Cette plaque qui grossit depuis les années 1950 atteint aujourd’hui 3,5 millions de tonnes (commission côtière de l’État de Californie). Composée entre 80% et 90% de plastique, elle est devenue plus vaste que la France ou le Texas (plus de 692 000 km²), et flotte entre San Francisco et Hawaii. Cette décharge est le fruit des courants qui tourbillonnent et qui attirent des ordures de tous les océans du monde.

    Sur une mesure effectuée en 2001, la masse de particules plastiques y était six fois supérieure à la masse du zooplancton. Aussi, 80 % de ces déchets proviennent de sources terrestres, le reste provenant de bateaux.

    Pacific trash vortex animation
    Cliquez pour voir l’animation

    Les travaux du Capitaine Charles Moore, océanologue et fondateur de la Fondation pour la Recherche Marine Algalita, ont de quoi faire peur… Selon lui, le GPGP s’accroît « à un rythme exponentiel » depuis les années 1950, et ses conséquences pour l’écosystème pélagique sont catastrophiques. Les détritus plastiques, dégradés en petits morceaux sous l’effet du rayonnement solaire, sont confondus par de nombreux animaux avec des aliments, et obstruent leurs conduits respiratoires et digestifs. Les observations sont éloquentes chez de nombreux poissons, tortues, ou encore oiseaux. On pense notamment à l’Albatros, espèce extrêmement vulnérable, chez qui on a dénombré jusqu’ici 100 000 décès dus au plastique.

    Les conséquences en images et vidéos

    Ces déchets affectent directement ou indirectement l’ensemble de l’écosystème. Augmentation de la mortalité des espèces, matières toxiques transmises d’espèce en espèce… jusqu’à l’Homme.

    Voici l’exemple des Albatros.

    En ouvrant l’estomac d’un albatros “échoué” sur le parc naturel d’Hawaï, Cynthia Vanderlip a découvert quelque 250 grammes de plastique. Toutes les pièces de plastique présentées sur la photo proviennent de l’estomac de l’albatros. Cliquez sur la photo pour l’agrandir.

    Et pour réaliser que ce cas n’est pas un cas isolé, voici une citation du témoignage de Jean-Michel Cousteau à propos de son Voyage à Kure: Des centaines d’oiseaux, surtout des albatros, gisent morts sur les plages et l’on aperçoit dans leurs corps décomposés une multitude de déchets en plastique. Presque toutes les îles que nous avons explorées présentent des plages couvertes de détritus, déchets de la société humaine provenant d’endroits situés souvent à des milliers de kilomètres de là : briquets en plastique, balles de golf, brosses à dents, jouets et flotteurs de pêche par exemple.”

    Albatros mort par la pollution

    Source: Plastic in the Sea

    Coeurs sensibles s’abstenir. Voici une vidéo montrant une autopsie de l’estomac d’un albatros.

    Pour allez plus loin, consultez l’article de Wikipedia Great_Pacific_Garbage_Patch, l’article Across the Pacific Ocean, plastics, plastics, everywhere, la campagne Trash Vortex de GreenPeace, le « Voyage à Kure », la découverte du paradoxe au paradis (Jean-Michel Cousteau) et l’article du journal The independent The world’s rubbish dump: a garbage tip that stretches from Hawaii to Japan.

    Mode ironique: Ce qui est bien avec les océans, c’est qu’on ne les voit pas! Entre vous et moi, si vous avez des déchets à jeter quelque part, choisissez l’océan c’est le plus discret. Mais un petit conseil en passant, arrêtez de manger de poissons si vous tenez à votre santé. Et peut-être qu’à force de polluer à tout va les océans, les gens vont commencer par moins les surexploiter!

    Les solutions: il y en a plein! De la simplicité volontaire, à la mise en pratique des 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler) et une meilleure gestion des déchets. Ekopedia est une mine d’information pour quiconque souhaite trouver et mettre en pratique des solutions pour vivre une vie plus écologique!


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  • Nos enfants nous accuseront

    Posted on December 1st, 2008 Jean-Luc Henry 5 comments

    Le documentaire Nos enfants nous accuseront, réalisé par Jean-Paul Jaud, vient tout juste de sortir dans les salles de cinéma françaises et les critiques du public sont plus qu’excellentes!

    “Nos enfants nous accuseront” raconte la courageuse initiative de la municipalité de Barjac (France), qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur la France, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une politique sans comparaison. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profits et ses intérêts avant la santé de la population.

    Ce documentaire entend dénoncer l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole et les dégâts qu’elle occasionne sur la santé publique, notamment celle des enfants. Chaque année en Europe 100.000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement et chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants, souligne le documentaire. Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposeront des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités.

    • Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement.
    • 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation.
    • Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants.
    • En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme.
    Voir la bande annonce du reportage “Nos enfant nous accuseront”.

    Malgré la très forte demande du public, le film n’est malheureusement projeté que dans un très petit nombre de salles de cinéma françaises (20 je crois). Espérons qu’on puisse le voir prochainement au Québec.

    Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site Internet du film, à consulter la fiche Allociné ou à lire le communiqué du WWF.

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