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  • Ce que nous mangeons en une semaine

    Posted on May 8th, 2009 Jean-Luc Henry 7 comments

    Des amis m’ont dernièrement posé des questions à propos de mon billet “Taux de pesticides dans les fruits et légumes“. J’ai dit qu’à la maison nous choisissions de consommer majoritairement des aliments biologiques et, comme c’est souvent le cas, on m’a tout de suite parlé du prix. Je me suis donc dit qu’il serait intéressant de faire l’exercice d’analyser notre consommation alimentaire familiale et de la partager.

    Notre consommation alimentaire

    Nous sommes une famille composée de deux adultes et de deux jeunes enfants (4 ans et 18 mois). Notre régime alimentaire est ovo-lacto végétarien; c’est-à-dire que nous ne mangeons pas d’animaux, mais que nous consommons des oeufs et des produits laitiers.

    Pour nourrir notre famille, nous dépensons 135$ par semaine, dont plus de 95% est bio.

    Épicerie d'une semaine

    Photo illustrant ce que nous consommons généralement en l'espace d'une semaine. Coût des aliments sur la table: 135$. Les seuls aliments non bios sont les amandes et le pain.

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  • - de viande = + d’écologie

    Posted on March 24th, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Lors de mon entrevue Radio-Canada, j’ai donné comme idée pour 2009 qu’il serait intéressant, d’un point de vue écologique, de diminuer notre consommation de viande. Voici un complément à ma réponse.

    Que ce soit pour des raisons de santé, de goût ou tout simplement par compassion envers les animaux, il y a plein de raisons pour diminuer sa consommation de viande (ou de devenir végétarien/végétalien); toutefois dans ce billet, je ne parlerai que de l’aspect environnemental.

    Car oui, pour des considérations écologiques, il est bon de diminuer, voire d’arrêter, sa consommation de viande.

    Manger moins de viande pour lutter contre l’effet de serre

    Le président du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Indien Rajendra Pachauri estime que les gens devraient réduire leur consommation de viande afin de lutter à titre personnel contre le changement climatique. Selon son président, qui se consacre depuis des décennies à la préservation de l’environnement, les gens devraient commencer à ne manger de la viande qu’une fois par semaine puis y renoncer complètement.

    Et pour cause: la production de viande rejette une quantité très importante de gaz à effet de serre ( 15 à 20% des émissions mondiales de méthane sont ainsi liées à l’élevage des animaux). De plus, le méthane un effet de serre 21 fois supérieur à celle du CO2. En d’autres mots, la production d’un kilo de viande de veau rejette autant de GES qu’un trajet automobile de 220 km. À lire aussi le pdf “Des gaz à effet de serre dans mon assiette” créé par le Réseau Action Climat-France.

    Manger moins de viande pour protéger l’eau.

    25 pays africains devraient manquer d’eau d’ici les 25 prochaines années tandis que la Chine et l’Inde sont déjà soumises au stress hydrique. D’ores et déjà, 70 % des ressources en eau douce sont dégradées ou polluées. Source : Comité des Nations Unies pour l’environnement.

    Il faut 15000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, alors que 1000 à 2000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, riz ou soja. Source : Sciences & Vie – avril 1997

    En Californie, l’industrie laitière, la plus importante du pays, consomme autant d’eau qu’une ville de 22 millions d’humains. Source : Greenpeace.

    Un ménage moyen n’utilise pour sa boisson qu’entre 2 et 5 litres d’eau potable par jour et entre 100 et 500 litres à d’autres fins (douche, lessive, etc.). Ces chiffres sont négligeables comparés aux 2000 à 5000 litres d’eau nécessaires à l’alimentation d’une famille moyenne (non végétarienne). Source: Stockholm International Water Institute: «Water – More Nutrition per Drop»

    Manger moins de viande pour protéger la santé de l’environnement

    La grande quantité de déchets produits sur les fermes est supérieure à la capacité d’absorption des terres agricoles. Au lieu que le fumier soit une précieuse ressource agricole, il est par conséquent considéré comme un déchet toxique. Les nitrates, métaux lourds, et les antibiotiques présents dans celui-ci peuvent s’infiltrer dans les eaux souterraines et polluer les eaux de surface, menaçant ainsi la santé publique.

    Un bovin produit 23 tonnes de déjections par an, 10 cochons en produisent 21 tonnes. Source : World Watch Institutt

    Pour chaque kilogramme de boeuf, environ 40 kg de fumier sont produits. Source : Environnement Canada, 1995

    Manger moins de viande pour lutter contre la faim dans le monde

    Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles pourraient nourrir 800 millions d’humains. Source : David Pimental, professeur d’écologie au Cornell Institute.

    Jean Mayer, nutritionniste de l’université Harvard estime qu’en réduisant l’élevage de 10 %, on pourrait nourrir en grains et légumes près de 60 millions de personnes dans le monde.

    Dans un parc d’engraissement de 37 000 bovins américains, 25 tonnes de maïs sont distribuées toutes les heures. Source : Steve Boyan, University of Maryland

    Aux États-Unis 70 % des céréales vont aux animaux d’élevage. En Inde seulement 2 % des céréales vont aux animaux. Source : USDA FAS 1991.

    À l’échelle planétaire, 90 % des cultures de soya vont aux animaux d’élevage. Source : World Watch Institute

    À l’heure actuelle 776 millions de personnes, soit 1 sur 6 souffrent de malnutrition et, en dépit d’une production céréalière en augmentation de près d’un milliard de tonnes depuis le milieu des années 1960, un pourcentage important de cette quantité n’est pas utilisé au bénéfice des humains. Un peu plus d’un tiers du rendement mondial en céréales est destiné aux animaux chaque année, de même qu’un quart de la production mondiale de poissons. Source : FAO « Agriculture mondiale »

    En 1985, pendant la famine en Éthiopie, alors que la population mourait de faim, le même pays exportait des céréales pour le bétail anglais. Source: Compassion in world farming.

    Manger moins de viande pour protéger les forêts

    Pour produire 1 kg de viande, il faut la même surface de terre que pour cultiver 200 kg de tomates ou 160 kg de pommes de terre ou 120 kg de carottes ou 80 kg de pommes.

    Pour un hamburger, on transforme en pâturage : 6 mètres carrés de forêts vierges. Si la viande vient d’un bovin sud-américain, on détruit 75 kilogrammes de matière vivante, 20 espèces végétales, 100 insectes et des douzaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles et de mammifères.

    Les États-Unis importent 200 millions de livres de boeuf de l’Amérique centrale chaque année. Source Steve Boyan, University of Maryland.

    Le sud de la province du Québec se déboise à un rythme fort inquiétant, particulièrement dans les basses terres du St-Laurent. Dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Centre-du-Québec, de la Montérégie et de Lanaudière, la déforestation s’est accrue de 30 % depuis trois ans comparativement aux cinq années qui ont précédé. Cette déforestation serait attribuable en grande partie à l’adoption de nouvelles normes d’épandage, qui ont accru la superficie nécessaire pour le “recyclage” du fumier et du lisier provenant principalement de l’élevage des cochons. La déforestation a frappé un total de 32 000 hectares de forêt, soit 320 kilomètres carrés, entre 1999 et 2002. Source : Ministère de l’Environnement, Québec.

    À lire aussi, « connexion hamburger » appliquée à l’Amazonie brésilienne. Décryptage de l’« effet papillon » entre consumérisme carné et déboisement.

    En complément et références à tous ces chiffres, je suis tombé sur un excellent document complet et référencé de l’Association Suisse de Végétarisme.

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  • Pesticides dans les fruits et légumes (suite)

    Posted on March 23rd, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Ce billet est un complément au précédent sur les taux de pesticides dans les fruits et légumes. Si ça vous intéresse, vous pouvez aussi télécharger la version pdf de ces deux billets.

    Pourquoi se soucier des pesticides?

    Un consensus grandissant dans la communauté scientifique définit que de petites doses de pesticides et autres produits chimiques peuvent nuire et avoir des effets durables, particulièrement durant des périodes de vulnérabilité comme lors du développement fœtal ou encore durant l’enfance. Parce que les effets toxiques des pesticides sont inquiétants, imprécis ou encore complètement inconnus (jamais étudiés), il est sage pour les consommateurs de minimiser autant que possible leur exposition aux pesticides.

    Laver et peler aide-il?

    Presque toutes les données utilisées pour créer ces listes prennent en considération que les personnes lavent et préparent les aliments (par exemple les pommes sont lavées et les bananes sont pelées avant les tests). Bien que laver et rincer des produits frais peut réduire les quantités de certains pesticides, cela ne les éliminera pas. Peler réduit également le niveau d’exposition, mais il supprime également de nombreux nutriments contenus dans la peau. La meilleure solution est d’avoir un régime alimentaire varié, de laver ses fruits et légumes et de choisir des produits biologiques autant que possible afin de réduire l’exposition aux substances chimiques potentiellement nocives.

    Comment ce guide a-t-il été créé?

    Ce classement a été créé par des analystes de l’Environmental Working Group (EWG). Ils se sont basés sur les résultats de près de 43000 tests effectués et collectés entre 2000 et 2005 par le département de l’Agriculture et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis.

    EWG est un organisme à but non lucratif (États-Unis) spécialisé dans la recherche et visant à améliorer la santé publique et protéger l’environnement par la réduction de la pollution de l’air, de l’eau, et de l’alimentation. Pour plus d’informations, visitez http://www.ewg.org.

    C’est quoi la différence?

    Une simulation effectuée sur des milliers de personnes ayant des régimes alimentaires à faible et haute teneur en pesticides, démontre qu’il est possible de réduire de 90% son exposition aux pesticides en évitant les 12 produits les plus contaminés et en consommant à la place les 12 aliments les moins contaminés. Consommer les 12 fruits et légumes les plus contaminés expose une personne à environ 14 pesticides par jour, alors que consommer les 12 produits les moins contaminés expose une personne à moins de 2 pesticides par jour. Des comparaisons moins dramatiques produirons des résultats moins dramatiques, mais utiliser ce guide donnera sans aucun doute des moyens pour réduire son exposition aux pesticides.

    Données complètes des résultats des tests

    Num. (du pire au moins pire) Denrée Note combinée Pourcentage d’échantillons testés contenant des pesticides détectables Pourcentage d’échantillons testés avec au moins 2 pesticides Moyenne du nombre de pesticides trouvés dans un échantillon Quantité moyenne (en ppm) de tous les pesticides trouvés Nombre maximum de pesticides trouvés sur un échantillon Nombre total de pesticides trouvés dans la marchandise
    1 Pêches 100 96.6% 86.6% 3.1 1.134 9 42
    2 Pommes 96 93.6% 82.3% 2.8 0.894 9 50
    3 Poivrons doux 86 81.5% 62.2% 2.4 0.138 11 64
    4 Céleris 85 94.1% 79.8% 3.0 0.413 9 30
    5 Nectarines 84 97.3% 85.3% 3.0 0.576 7 26
    6 Fraises 83 92.3% 69.2% 2.3 0.799 8 38
    7 Cerises 75 91.4% 75.8% 2.8 0.290 7 25
    8 Laitues 69 68.2% 44.2% 1.7 0.142 9 57
    9 Raisins – Importés 68 84.2% 53.2% 1.8 0.284 8 37
    10 Poires 65 86.2% 45.7% 1.6 0.586 6 33
    11 Épinards 60 70.0% 31.2% 1.1 1.240 6 24
    12 Pommes de terre 58 81.0% 18.0% 1.0 1.655 4 18
    13 Carottes 57 81.7% 48.3% 1.6 0.046 6 31
    14 Haricots verts 55 67.6% 42.0% 1.4 0.199 6 35
    15 Piments forts 53 55.0% 27.5% 1.0 0.290 6 51
    16 Concombres 52 72.5% 31.7% 1.2 0.057 6 40
    17 Framboises 47 47.9% 23.3% 0.9 0.906 6 21
    18 Prunes 46 74.0% 27.1% 1.1 0.666 4 15
    19 Oranges 46 85.1% 34.6% 1.3 0.100 4 18
    20 Raisins – É.U. 46 60.5% 23.4% 0.9 0.104 7 31
    21 Choux-fleur 39 84.6% 14.6% 1.0 0.004 5 15
    22 Mandarines 38 66.7% 33.3% 1.2 0.375 3 4
    23 Champignons 37 60.2% 22.3% 0.9 0.158 5 16
    24 Melons (cantaloups) 34 53.3% 19.4% 0.8 0.026 4 25
    25 Citrons 31 55.6% 10.0% 0.7 0.188 5 10
    26 Melons miel 31 59.2% 14.2% 0.8 0.012 4 16
    27 Pamplemousses 31 62.9% 15.2% 0.8 0.056 4 9
    28 Citrouilles 31 41.3% 11.6% 0.6 0.017 5 26
    29 Tomates 30 46.9% 13.5% 0.6 0.029 5 16
    30 Patates douces 30 58.4% 10.0% 0.7 0.198 3 17
    31 Pastèques 25 38.5% 13.2% 0.6 0.021 4 13
    32 Bleuets 24 27.5% 10.0% 0.4 0.327 4 11
    33 Papayes 21 23.5% 5.0% 0.3 0.053 4 19
    34 Aubergines 19 23.4% 6.9% 0.3 0.013 4 15
    35 Brocolis 18 28.1% 3.2% 0.3 0.004 3 19
    36 Choux 17 17.9% 4.8% 0.2 0.121 3 18
    37 Bananes 16 41.7% 2.0% 0.4 0.029 2 7
    38 Kiwis 14 15.3% 3.4% 0.2 0.160 3 8
    39 Asperges 11 6.7% 0.6% 0.1 0.026 2 19
    40 Pois (congelés) 11 22.9% 2.3% 0.3 0.010 2 5
    41 Mangues 9 7.1% 0.5% 0.1 0.057 2 13
    42 Ananas 7 7.7% 0.6% 0.1 0.002 2 7
    43 Maïs sucrés (congelés) 2 3.8% 0.0% 0.0 0.005 1 3
    44 Avocats 1 1.4% 0.0% 0.0 0.001 1 2
    45 Oignons 1 0.2% 0.0% 0.0 0.000 1 2

    Note: la liste comporte 44 différents fruits et légumes mais les raisins sont cités deux fois (importés et É.U.).

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  • Protéger l’environnement pour relancer l’économie

    Posted on January 26th, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Imaginez le nombre d’emplois locaux qui seraient créés si une ville comme Montréal décidait que 30% des toits soient végétalisés? Imaginez le nombre d’emplois locaux créés si on décidait de fournir des incitatifs à l’utilisation de la voiture électrique.

    C’est en quelque sorte ce pense et présente très justement Carl Pope, directeur général du Sierra Club.

    Je vous ai fait une traduction de l’article de TreeHugger qui reprend quelques extraits d’un billet dans lequel il démontre comment des réformes bien conçues peuvent conduire à un avenir prospère et écologique.

    Green jobs rally in Vancouver, Canada.
    Green jobs rally à Vancouver, Canada. Source: Green Jobs Now.

    Réduire les émissions de carbone des États-Unis va augmenter la prospérité économique.
    Carl Pope remet en cause la croyance selon laquelle faire la transition vers une économie peu dépendante au carbone serait trop difficile à atteindre.

    L’hypothèse selon laquelle les coûts de protection du climat seraient tout simplement trop élevés ne tient pas à une analyse minutieuse. Une étude réalisée l’an dernier par McKinsey & Company documente de nombreuses opportunités de réduire, d’ici 2030, les émissions des États-Unis, et ce, pour un coût négatif – ce qui signifie que ces opportunités d’investissement permettraient d’accroître la productivité de l’ensemble de l’économie des États-Unis. Plus concrètement, des experts de l’Université de Berkeley ont récemment établi que plus de 1,5 million d’emplois ont été créés en Californie grâce aux politiques énergétiques favorables à l’environnement et adoptées par l’État entre 1972 et 2006. Aussi, d’autres études montrent que sur le long terme, les dépenses énergétiques sont plus faibles avec un scénario incluant la haute efficacité et l’utilisation d’énergies renouvelables.

    Le montant des sacrifices impliqués pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre peut-être largement réduit par l’utilisation d’énergies plus propres et moins chères. La Californie a stabilisé sa consommation énergétique par habitant depuis 1974, alors qu’il y a eu 50 % d’augmentation dans le reste des États-Unis. Et pour accomplir ceci, il n’a pas été nécessaire de changer de style de vie ni d’y faire d’importantes concessions: la Californie a planifié et mis en oeuvre, avec succès, le développement progressif de l’efficacité énergétique et de l’utilisation des énergies renouvelables.

    Faire du prix du carbone la clé
    Carl Pope poursuit en indiquant que la transition à une économique peu carbodépendante ne sera pas sans coût, ni sans difficulté.
    Il y aura des coûts de transition et la nouvelle économie ne laissera pas tous les acteurs aussi libres qu’ils le sont dans une économie dépendante du carbone. Pour réduire les émissions afin d’atteindre les exigences scientifiques liées au réchauffement climatique, nous allons sans doute être contraints d’accélérer la transition par des moyens qui ont un coût.
    Et le prix est important: faire en sorte que ceux qui émettent du carbone payent pour leur utilisation de l’atmosphère, des écosystèmes terrestres et des puits de carbone marins qu’ils s’approprient par leurs émissions et pour les frais engendrés par la perturbation du climat qu’elles provoquent. Ceci permettra à la fois d’accélérer la transition et de rendra l’ensemble de l’économie mondiale plus juste et plus efficace.
    Investir premièrement dans les options les moins chères et les plus propres
    Après avoir présenté différents points de vue sur manière de dépenser les gains générés grâce à la vente des permis de carbone, Carl Pope poursuivi en écrivant:
    Nous avons besoin d’utiliser les recettes issues des permis de carbone afin d’atteindre, avec énergie, la plus courte et la moins chère des distances entre deux points. Il est inconscient de supposer que les marchés de l’énergie agiront nécessairement dans l’intérêt public pour régler les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons.

    En outre, la séquence à une importance; nous devons investir en premier et massivement dans les options les moins chères, les plus rapides et les plus propres. Dépenser des milliards dans des centrales électriques qui sont trop coûteuses, trop longues à construire et donc trop payer en réductions de carbone, nous fige dans une situation économique peu favorable. Nous devons tout d’abord investir dans des solutions comme l’efficacité énergétique (qui permet à la fois de réduire les émissions de carbone et nos besoins énergétiques), afin qu’ensuite nous puissions choisir les options qui font le plus de sens pour un avenir carboneutre.

    Alors, comment pouvons-nous faire? Carl Pope propose de définir un plafond national pour le carbone “fixé initialement aux niveaux d’émission actuels et avec un nombre de permis diminuant rapidement afin d’atteindre les objectifs liés à la lutte au réchauffement climatique”. Ces permis ne seraient nécessaires qu’à ceux qui introduisent dans le commerce des combustibles à base de carbone (les producteurs ou importateurs devront donc payer).

    Via TreeHugger en référence à Moving the U.S. Off Carbon With Less Pain, More Gain.

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  • Être « techno-écolo » en 2009 (suite)

    Posted on January 3rd, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Voici mes notes qui décrivent ce dont j’ai parlé (ou aurais aimé parler) durant l’entrevue à l’émission Première heure de Radio-Canada. L’entrevue a duré environ 7.30 minutes. C’est très court lorsqu’on a tant de choses à dire! Voici donc mes notes ponctuées de mes impressions.

    Technologies et écologie

    Cette thématique était l’occasion de présenter le projet Ekopedia.org. J’avais rédigé, il y a quelques mois, un texte complet décrivant en détail le projet Ekopedia, mais il fallait résumer pour tenir 1 ou 2 minutes. J’ai donc introduit avec le slogan: “Nous savons tous pourquoi agir écologiquement : voici donc comment!”. J’ai ensuite présenté le projet. J’ai toutefois manqué un peu mon coup: je n’ai pas assez présenté les détails du projet, ce qu’on y trouve (exemples d’articles), la popularité et la pertinence…

    Ici l’objectif est aussi de présenter en quoi les technologies et l’écologie se mariaient parfaitement. J’avais juste le temps d’introduire sur les statistiques d’utilisation d’Internet (84 % des Canadiens utilisent régulièrement Internet. C’est 99 % lorsqu’on parle des ados.), et présenter qu’en conséquence Internet est “aujourd’hui, la meilleure manière de rejoindre le monde c’est en utilisant Internet”.

    J’aurais aimé pouvoir parler du fait que les technologies permettaient souvent d’aider dans la lutte contre toutes sortes de pollutions, que les ordinateurs permettent d’utiliser beaucoup moins de papiers et peut-être parler du cas Linutop. Mais il ne fallait pas rêver, le temps jouait contre moi!

    Résolutions écologiques pour 2009

    Voici quelques résolutions, idées pour la nouvelle année que j’avais prises en note. J’ai commencé par introduire sur le cas de la réduction des déchets à la source avec comme exemple de Dave le durable (j’aurai mieux fait de garder ma salive pour passer plus de temps ailleurs). J’ai présenté en vrac ces points:

    • 2009 années Zero déchet (exemple Dave le durable)
    • Consommer local et si possible usagé.
    • Moins utiliser la voiture.
    • Diminuer notre consommation de viande.
    • Utiliser moins d’eau.
    • 3R: Réduire, Réutiliser, Recycler.
    • Composter.
    • Économiser l’électricité.
    • Consommer BIO.
    • Soutenir les projets écologiques comme Ékopédia.org.

    Beaucoup de choses ici se retrouvent sur la page 10 trucs pour sauver la planète sur Ekopedia.org.

    3 changements comme maire de Québec

    Voici la partie croustillante, section pour laquelle j’aurai aimé passer plus de temps. Dans cette section je présente des suggestions d’améliorations pour rendre Québec une ville plus verte.

    Changement 1 : inciter à la réduction des déchets!

    J’ai réussi à placer deux courtes phrases qui en disent long : “Recycler c’est bien, ne pas produire de déchet, c’est mieux” et “Un déchet que l’on ne produit pas est un déchet que l’on n’a pas à recycler, enfouir ou incinérer”. J’ai eu aussi la chance de pouvoir parler des tonnes de déchets (non recyclables) produits chaque jour par les fast-food et restaurants d’entreprises avec la vaisselle en styromousse.

    Remarque: je suis découragé à chaque fois que je vais au 200 chemin Sainte-Foy à Québec, de voir que le restaurant d’entreprise utilise exclusivement de la vaisselle de styromousse. C’est d’autant plus décourageant quand on sait que le bâtiment en question est celui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ)… Il y a plein d’autres exemples, j’en suis certain!

    Si j’avais eu le temps, j’aurais aimé parler de l’application du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) par Québec. Petit rappel, la politique québécoise de gestion des matières résiduelles (1998-2008) donne pour obligation aux MRC de récupérer et mettre en valeur, d’ici 2008, plus de 65 % des résidus pouvant être mis en valeur. En 2007, le résultat pour Québec était de 44 %. Et bien qu’entre 2002 et 2007, le taux a presque doublé, il est très peu probable que Québec atteigne, en 2008, plus de 65 % de valorisation (comme demandé par la politique). Pourtant, comme l’exemple de Victoriaville le montre, c’est chose possible: en faisant des efforts, on peut atteindre dès 2007 un taux de 66,95 %!…

    Changement 2 : faire de Québec une référence écologique.

    Après 400 ans d’histoire, après 2008 années historique et touristique, il serait bon, maintenant, de faire de Québec une ville Verte. Car “sensibiliser c’est bien, montrer l’exemple par ses actions c’est mieux”.

    L’entrevue s’est arrêtée là! :(

    J’aurai aimé dire qu’il serait intéressant d’instaurer des normes environnementales (LEED, C2000) pour la construction et la rénovation des bâtiments municipaux. J’aurai aimé dire qu’il serait vraiment pertinent d’instaurer un système de prêt de vélo (exemples à Genève, Lausanne…) ou de location de vélo en libre-service (exemples à Montréal, Washington DC, Paris, Lyon…). Aussi, il serait très intéressant de développer l’utilisation de l’autobus et des pistes cyclables. Et pour finir, pourquoi pas utiliser des véhicules électriques pour la flotte de véhicules de la Ville. Pour information l’écolo-bus du RTC ne lui coûte que 3,25 $/jour pour faire le plein… d’électricité.

    Changement 3 : aider au développement des organismes & entreprises du domaine de l’écologie.

    J’aurais aimé placer la phrase: “Être écolo, c’est faire des placements long terme, sans risques et à haut rendement”. J’aurais aussi aimé laisser imaginer les auditeurs sur le nombre d’emplois locaux créés si l’on mettait des règles environnementales pour la rénovation ou la construction commerciale et résidentielle. J’aurais tant aimé laisser le monde imaginer les économies à long terme si la Ville investissait dans les transports électriques (recharger l’écolo-bus coûte 3,25 $/jour).

    En conclusion

    La prochaine fois je prévoirai d’en dire beaucoup moins pour pouvoir mieux insister sur l’essentiel. En d’autres termes: une meilleure optimisation du temps.

    Vous pouvez écouter l’entrevue ici au format mp3

    Il est possible aussi de l’écouter au format ogg ou tout simplement sur le site de l’émission Première heure (Radio-Canada).

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  • Certificat (pas) de cadeau pour Noël?

    Posted on December 16th, 2008 Jean-Luc Henry 3 comments
    • Puisque l’essentiel n’a pas de prix;
    • parce que c’est Noël dans moins de 10 jours;
    • parce qu’un grand nombre de personnes vont faire leur(s) achat(s) à la dernière minute;
    • parce que la crise vous fait peur;
    • parce que vous en avez assez de la surconsommation;
    • pour l’environnement;
    • pour toutes ces réponses ou pour aucune d’entre elles

    Voici une petite solution pour vous: le certificat d’exemption de cadeau.

    Cliquez sur le lien pour obtenir la version pdf du certificat (pas) de cadeau ou la version image jpg.
    Source: Union consomateurs. Info relayée par les AmiEs de la Terre de Québec. © TOUTE REPRODUCTION NON SEULEMENT PERMISE MAIS ENCOURAGÉE!
    Voir aussi l’article Société de consommation sur Ekopedia.org.

    Personnellement, je me suis commis à utiliser ce certificat avec ma femme. Avec le reste de la famille (et belle-famille), ce sera plus difficile, mais on y travaille :)

    Et vous, comment sera votre noël?

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  • Coût énergétique d’un ordinateur et solutions

    Posted on November 27th, 2008 Jean-Luc Henry 2 comments

    Cela faisait longtemps que je souhaitais communiquer sur le sujet, alors ce sera mon premier billet.

    À l’époque à laquelle je suis tombé la première fois sur le Linutop, je faisais des recherches sur les ordinateurs à faible consommation électrique et les terminaux légers. J’avais fait quelques petits calculs permettant de réaliser qu’il est possible de faire de très grosses économies (intéressant en cette période-ci…).

    Un ordinateur peut consommer jusqu’à 250-300W. Ces valeurs sont considérées comme la puissance maximale que l’alimentation peut livrer pour répondre à la demande de ses composants internes. Cette puissance exclut écran, modem, haut-parleurs… En pratique la consommation d’un ordinateur est très variable en fonction de son activité, mais il semble qu’elle se situe en moyenne autour de 180 W.

    Le prix (hors taxes) de l’électricité pour les particuliers est de 6.81c/kWh (au Québec en date du 1er avril 2008).

    Prenons un ordinateur de 250W, allumé 24/7, il consomme 2190kWh/an (250W*24h*365j/1000). Le coût du kWh étant de 6.81 cents, le coût annuel d’un ordinateur de 250W est de 149 $ (6.81c*2190kWh).

    Ce coût est non négligeable! À titre d’exemple, 149 $ représente pour moi, près de 2 mois d’électricité. Et pour une entreprise qui possède 50 ordinateurs, la facture électrique sur 3 ans s’élève à : 22370 $…

    Il existe plusieurs solutions pour moins consommer : pas d’ordinateur du tout, les terminaux légers et un ordinateur à faible consommation… Cette fois-ci je vais parler des ordinateurs à faible consommation.

    Le Linutop 2. Photo par http://www.flickr.com/photos/nitot/2693519862/. Licence http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/deed.fr_CA

    À titre d’exemple, le Linutop 2 consomme 8W et son prédécesseur en consommait 5W (encore une fois, ce sont des valeurs maximales théoriques). Un Linutop 2 coûte donc, en terme d’électricité, en 2008 au Québec, 4,77 $/an! Et pour l’entreprise précédente, ceci représente un coût de 716 $ sur 3 ans (pour 50 ordinateurs).

    Le Linutop 2 coûte 280 euros (443 $ CAN). Le coût d’un ordinateur traditionnel d’entrée de gamme est équivalent.

    On se rend très vite compte qu’il y a des économies de fou à réaliser!

    La comparaison est implacable! Facture d’électricité au Québec, pour 50 ordinateurs (sur 3 ans):

    • 716 $ pour le Linutop 2.
    • 22 370 $ pour un ordinateur traditionnel…

    En plus, le Linutop est équipé de Linux ce qui permet de réaliser d’autres économies au niveau des logiciels. Aussi, du fait qu’il n’y a pas de pièces mobiles (ventilateur, disque dur, lecteur de CD…), il y a beaucoup moins de risques de bris et donc beaucoup moins de frais de maintenance. L’ordinateur chauffe beaucoup moins (donc moins de frais de climatisation), ne fait aucun bruit et prend beaucoup moins de places (peut-être placé directement derrière un écran). De plus, Linux le protège des virus, permet une gestion centralisée des mises à jour et permet d’automatiser la gestion (des coûts de gestion du parc informatique en moins).

    Bon c’est certain que ces ordinateurs sont conçus pour répondre aux besoins de seulement 95 % des personnes (mails, Internet, chat, traitement de textes, musique, vidéos).
    Pour en savoir plus : http://www.linutop.com et http://fr.wikipedia.org/wiki/Linutop

    Il y a aussi dans le même genre :

    La photo du Linutop 2 a été prise par Tristan Nitot et mise à disposition sous licence Creative Commons BY NC SA 2.0.

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