Solutions et actions concrètes, un pas à la fois.
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  • Pourquoi notre monde est sur le point de devenir beaucoup plus petit

    Posted on December 3rd, 2010 Jean-Luc Henry No comments

    Ce titre, traduction libre du nom du best-seller de l’économiste Jeff Rubins, illustre très bien les changements que je vois se pointer depuis près de 10 ans. Je ne veux pas lancer une alarme, et encore moins faire peur, mais je me dois de vous inviter à vous intéresser aux questions liées à la rareté des ressources (le pétrole n’est pas la seule) en relation avec le besoin de croissance de notre économie.

    Notre économie telle qu’elle est conçue a besoin d’une croissance exponentielle (en raison du taux d’intérêt). Le problème, c’est que les ressources de notre planète ne sont pas infinies et que tout suit l’économie (croissance de la population, de la consommation d’énergie, de ressources, consommation de nourriture, etc.). Ce qui en résulte est qu’un jour les ressources ne seront plus disponibles (ou trop difficiles à exploiter), et ce jour, si nous sommes en bonne santé et pas trop vieux, hé bien nous le connaîtrons!

    Si vous souhaitez en savoir plus sur la question du pétrole et des problèmes liés à sa raréfaction, je vous invite à regarder le documentaire A Crude Awakening créé en 2006 et à consulter le blog Oil Man (probablement une des meilleures sources d’information francophone à ce sujet).


    PETROLE Cruel sera le reveil 1/5

    Mais surtout, si vous comprenez l’anglais, je vous invite à prendre quelques minutes pour visionner la Crash Course de Chris Martenson. La vidéo suivante a été divisée en 6 parties qui sont accessibles ici.

    Vous comprendrez alors mieux pourquoi je m’intéresse à la permaculture et aux Initiatives de Transition!

    Une initiative de transition est une approche qui permet à une communauté (village, ville, bourg, quartier, université, etc.) de se mobiliser et de mettre en place des solutions pour faire face à la crise pétrolière et aux changements climatiques. Ceci permet de créer des communautés solidaires, résilientes et peu dépendantes du pétrole.

    Espoir, plus de 650 initiatives ont fleuries en moins de 5 ans à travers le monde, il en existe certainement une proche de chez vous, sinon rien de vous empêche de la créer!

  • Protéger l’environnement pour relancer l’économie

    Posted on January 26th, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Imaginez le nombre d’emplois locaux qui seraient créés si une ville comme Montréal décidait que 30% des toits soient végétalisés? Imaginez le nombre d’emplois locaux créés si on décidait de fournir des incitatifs à l’utilisation de la voiture électrique.

    C’est en quelque sorte ce pense et présente très justement Carl Pope, directeur général du Sierra Club.

    Je vous ai fait une traduction de l’article de TreeHugger qui reprend quelques extraits d’un billet dans lequel il démontre comment des réformes bien conçues peuvent conduire à un avenir prospère et écologique.

    Green jobs rally in Vancouver, Canada.
    Green jobs rally à Vancouver, Canada. Source: Green Jobs Now.

    Réduire les émissions de carbone des États-Unis va augmenter la prospérité économique.
    Carl Pope remet en cause la croyance selon laquelle faire la transition vers une économie peu dépendante au carbone serait trop difficile à atteindre.

    L’hypothèse selon laquelle les coûts de protection du climat seraient tout simplement trop élevés ne tient pas à une analyse minutieuse. Une étude réalisée l’an dernier par McKinsey & Company documente de nombreuses opportunités de réduire, d’ici 2030, les émissions des États-Unis, et ce, pour un coût négatif – ce qui signifie que ces opportunités d’investissement permettraient d’accroître la productivité de l’ensemble de l’économie des États-Unis. Plus concrètement, des experts de l’Université de Berkeley ont récemment établi que plus de 1,5 million d’emplois ont été créés en Californie grâce aux politiques énergétiques favorables à l’environnement et adoptées par l’État entre 1972 et 2006. Aussi, d’autres études montrent que sur le long terme, les dépenses énergétiques sont plus faibles avec un scénario incluant la haute efficacité et l’utilisation d’énergies renouvelables.

    Le montant des sacrifices impliqués pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre peut-être largement réduit par l’utilisation d’énergies plus propres et moins chères. La Californie a stabilisé sa consommation énergétique par habitant depuis 1974, alors qu’il y a eu 50 % d’augmentation dans le reste des États-Unis. Et pour accomplir ceci, il n’a pas été nécessaire de changer de style de vie ni d’y faire d’importantes concessions: la Californie a planifié et mis en oeuvre, avec succès, le développement progressif de l’efficacité énergétique et de l’utilisation des énergies renouvelables.

    Faire du prix du carbone la clé
    Carl Pope poursuit en indiquant que la transition à une économique peu carbodépendante ne sera pas sans coût, ni sans difficulté.
    Il y aura des coûts de transition et la nouvelle économie ne laissera pas tous les acteurs aussi libres qu’ils le sont dans une économie dépendante du carbone. Pour réduire les émissions afin d’atteindre les exigences scientifiques liées au réchauffement climatique, nous allons sans doute être contraints d’accélérer la transition par des moyens qui ont un coût.
    Et le prix est important: faire en sorte que ceux qui émettent du carbone payent pour leur utilisation de l’atmosphère, des écosystèmes terrestres et des puits de carbone marins qu’ils s’approprient par leurs émissions et pour les frais engendrés par la perturbation du climat qu’elles provoquent. Ceci permettra à la fois d’accélérer la transition et de rendra l’ensemble de l’économie mondiale plus juste et plus efficace.
    Investir premièrement dans les options les moins chères et les plus propres
    Après avoir présenté différents points de vue sur manière de dépenser les gains générés grâce à la vente des permis de carbone, Carl Pope poursuivi en écrivant:
    Nous avons besoin d’utiliser les recettes issues des permis de carbone afin d’atteindre, avec énergie, la plus courte et la moins chère des distances entre deux points. Il est inconscient de supposer que les marchés de l’énergie agiront nécessairement dans l’intérêt public pour régler les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons.

    En outre, la séquence à une importance; nous devons investir en premier et massivement dans les options les moins chères, les plus rapides et les plus propres. Dépenser des milliards dans des centrales électriques qui sont trop coûteuses, trop longues à construire et donc trop payer en réductions de carbone, nous fige dans une situation économique peu favorable. Nous devons tout d’abord investir dans des solutions comme l’efficacité énergétique (qui permet à la fois de réduire les émissions de carbone et nos besoins énergétiques), afin qu’ensuite nous puissions choisir les options qui font le plus de sens pour un avenir carboneutre.

    Alors, comment pouvons-nous faire? Carl Pope propose de définir un plafond national pour le carbone “fixé initialement aux niveaux d’émission actuels et avec un nombre de permis diminuant rapidement afin d’atteindre les objectifs liés à la lutte au réchauffement climatique”. Ces permis ne seraient nécessaires qu’à ceux qui introduisent dans le commerce des combustibles à base de carbone (les producteurs ou importateurs devront donc payer).

    Via TreeHugger en référence à Moving the U.S. Off Carbon With Less Pain, More Gain.

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  • Amazon se lance dans la lutte au suremballage

    Posted on November 27th, 2008 Jean-Luc Henry 2 comments

    Même si c’est vendu comme une solution contre la frustration (Frustration-Free Packaging) -- période des ventes de Noël oblige, l’initiative d’Amazon est très louable (d’un point de vue écologiste), car elle permet de réduire considérablement le suremballage.

    Moins d’emballage = moins de ressources naturelles utilisées, moins de transport (moins de volume) et moins de déchets.

    L’offre n’est pour l’instant accessible que pour Amazon.com et pour les 19 meilleurs produits vendus.

    La prochaine étape sera peut-être l’ajout de solutions comme les flocons de calage biodégradables et compostables…

    Voir aussi l’article sur le suremballage sur Ekopedia.org.

    Via Inhabitat et Aboneobio.

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  • Coût énergétique d’un ordinateur et solutions

    Posted on November 27th, 2008 Jean-Luc Henry 2 comments

    Cela faisait longtemps que je souhaitais communiquer sur le sujet, alors ce sera mon premier billet.

    À l’époque à laquelle je suis tombé la première fois sur le Linutop, je faisais des recherches sur les ordinateurs à faible consommation électrique et les terminaux légers. J’avais fait quelques petits calculs permettant de réaliser qu’il est possible de faire de très grosses économies (intéressant en cette période-ci…).

    Un ordinateur peut consommer jusqu’à 250-300W. Ces valeurs sont considérées comme la puissance maximale que l’alimentation peut livrer pour répondre à la demande de ses composants internes. Cette puissance exclut écran, modem, haut-parleurs… En pratique la consommation d’un ordinateur est très variable en fonction de son activité, mais il semble qu’elle se situe en moyenne autour de 180 W.

    Le prix (hors taxes) de l’électricité pour les particuliers est de 6.81c/kWh (au Québec en date du 1er avril 2008).

    Prenons un ordinateur de 250W, allumé 24/7, il consomme 2190kWh/an (250W*24h*365j/1000). Le coût du kWh étant de 6.81 cents, le coût annuel d’un ordinateur de 250W est de 149 $ (6.81c*2190kWh).

    Ce coût est non négligeable! À titre d’exemple, 149 $ représente pour moi, près de 2 mois d’électricité. Et pour une entreprise qui possède 50 ordinateurs, la facture électrique sur 3 ans s’élève à : 22370 $…

    Il existe plusieurs solutions pour moins consommer : pas d’ordinateur du tout, les terminaux légers et un ordinateur à faible consommation… Cette fois-ci je vais parler des ordinateurs à faible consommation.

    Le Linutop 2. Photo par http://www.flickr.com/photos/nitot/2693519862/. Licence http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/deed.fr_CA

    À titre d’exemple, le Linutop 2 consomme 8W et son prédécesseur en consommait 5W (encore une fois, ce sont des valeurs maximales théoriques). Un Linutop 2 coûte donc, en terme d’électricité, en 2008 au Québec, 4,77 $/an! Et pour l’entreprise précédente, ceci représente un coût de 716 $ sur 3 ans (pour 50 ordinateurs).

    Le Linutop 2 coûte 280 euros (443 $ CAN). Le coût d’un ordinateur traditionnel d’entrée de gamme est équivalent.

    On se rend très vite compte qu’il y a des économies de fou à réaliser!

    La comparaison est implacable! Facture d’électricité au Québec, pour 50 ordinateurs (sur 3 ans):

    • 716 $ pour le Linutop 2.
    • 22 370 $ pour un ordinateur traditionnel…

    En plus, le Linutop est équipé de Linux ce qui permet de réaliser d’autres économies au niveau des logiciels. Aussi, du fait qu’il n’y a pas de pièces mobiles (ventilateur, disque dur, lecteur de CD…), il y a beaucoup moins de risques de bris et donc beaucoup moins de frais de maintenance. L’ordinateur chauffe beaucoup moins (donc moins de frais de climatisation), ne fait aucun bruit et prend beaucoup moins de places (peut-être placé directement derrière un écran). De plus, Linux le protège des virus, permet une gestion centralisée des mises à jour et permet d’automatiser la gestion (des coûts de gestion du parc informatique en moins).

    Bon c’est certain que ces ordinateurs sont conçus pour répondre aux besoins de seulement 95 % des personnes (mails, Internet, chat, traitement de textes, musique, vidéos).
    Pour en savoir plus : http://www.linutop.com et http://fr.wikipedia.org/wiki/Linutop

    Il y a aussi dans le même genre :

    La photo du Linutop 2 a été prise par Tristan Nitot et mise à disposition sous licence Creative Commons BY NC SA 2.0.

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