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  • Le taux de mortalité des forêts a doublé sur la côte ouest de l’Amérique du Nord

    Posted on January 23rd, 2009 Jean-Luc Henry No comments
    Dead forest photo from http://www.flickr.com/photos/brooke/
    Photo de Brooke

    Selon une étude publiée dernièrement dans la revue Science, depuis les années 70, le taux de mortalité des arbres a doublé dans l’ouest de l’Amérique du Nord. L’étude, effectuée sur plusieurs dizaines d’années, a été réalisée en commun par des experts officiels de la forêt, par l’institut de surveillance géologique des États-Unis (USGS), par des universités et par la National Science Foundation.

    Les résultats montrent que l’accélération de la mortalité est due principalement au réchauffement climatique et au stress conséquent aux périodes des sécheresses.

    L’étude a porté sur des forêts âgées de plus de 200 ans dans les États de l’Ouest des États-Unis (Californie, Colorado, Washington et Oregon) ainsi qu’au Canada (Colombie-Britannique).

    Le chercheur Phil Van Mantgem indique que « la température moyenne dans l’Ouest a grimpé de plus de 1 degré en quelques décennies ». « Bien que ça puisse sembler faible, ce fut suffisant pour diminuer la quantité de neige, pour devancer la date de sa fonte et pour allonger la période de sécheresse en été ».

    La situation a été particulièrement dure dans le Nord-Ouest où le taux de mortalité, dans les forêts de conifères, a doublé en seulement 17 ans (comparativement à 25 ans en Californie).

    La mort des arbres peut conduire à moins de dioxyde de carbone capturé dans l’air, ce qui conduit à plus CO2 et donc plus d’effet de serre… et donc à des températures plus élevées! Beau cercle vicieux n’est-ce pas!

    Planter des arbres et lutter contre la déforestation sont donc plus qu’essentiel!

    Des idées: supporter Tree Canada, Horizons sauvages ou encore 350.

    Via Tree Hugger

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  • Pourquoi changer le Monde?

    Posted on January 23rd, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Avant de savoir comment changer le monde, il faudrait peut-être se demander pourquoi?!

    Après tout, la vie que nous vivons est-elle à notre goût et répond-elle à nos désirs profonds? Notre société est-elle en accord avec nos valeurs fondamentales? Si nous répondons oui à ces questions, il n’est pas nécessaire de changer quoi que ce soit. Le meilleur choix est de se complaire et de tout faire pour conserver le statu quo.

    Toutefois, peu de personnes devraient se trouver dans cette situation… Non? Car depuis maintenant plus d’une centaine d’années, les gens ont commencé à espérer très clairement atteindre un monde meilleur, avoir une meilleure qualité de vie.

    Souvenons-nous de cette recherche du développement, de cette quête de la croissance économique, de la course vers le progrès technique et scientifique, de l’industrialisation massive et de l’exploitation intensive de la nature. L’avenir meilleur promis depuis longtemps est-il là?

    Les inégalités économiques entre régions du monde et au sein même d’espaces nationaux se sont au contraire considérablement aggravées. Des cultures ont disparu, d’autres sont aujourd’hui en voie de disparition et la destruction écologique s’est très fortement accélérée.

    Deux choix s’offrent donc à nous: se plaindre et/ou agir?

    Nous avons ces libertés, profitons-en!

    Alors maintenant la question est: comment changer le monde?

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  • En vrac

    Posted on January 14th, 2009 Jean-Luc Henry No comments
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  • 365 jours sans sortir les poubelles… pari tenu pour Dave le durable

    Posted on January 13th, 2009 Jean-Luc Henry 4 comments

    Pendant que je suis à l’heure du bilan 2008 pour Ekopedia, je me suis dit qu’il serait intéressant de présenter également le bilan de Dave le durable (“Sustainable Dave”).

    Pour ceux qui n’auraient pas entendu parler, voici son histoire. Dave Chameides, un écologiste californien, s’était fixé comme résolution de 2008 de ne plus sortir les poubelles. Dans sa maison de Los Angeles, à quelques rues de Hollywood, ce caméraman de 39 ans a trié, puis stocké dans sa cave ses déchets et ceux de sa famille, tenant sur internet (http://365daysoftrash.blogspot.com) la chronique de ses efforts pour réduire son impact sur l’environnement, photos à l’appui.

    Voici donc le résultat au bout d’un an:

    • 13.8 kg déchets.
    • 8,6 kg de cartons.
    • 1,8 kg de sacs de plastique.
    • 5,4 kg de déchets électroniques.
    • 12 kg de recyclage divers.
    • 31,5 kg de papiers.
    • 9 boites de pizza.
    • 11 emballages Tetrapaks.
    • 153 bouteilles de verre.
    • 14 verres de plastique.
    • 2 cannettes d’aluminium.
    • 64 bouteilles en plastique.
    • 8 Pots de Yogourt en plastique (avec couvercle).
    • 8 vieux pots de peinture.

    … ça se passe de commentaires?… 13,8 kg de déchets… En 2002 au Canada, la moyenne était de 383 kg par personne!

    “Si j’étais un Américain moyen, cette cave tout entière serait remplie de bouteilles en plastique”, explique Dave.

    Il a réduit le nombre d’emballages en achetant son riz et ses haricots au kilo, et en effectuant ses courses de légumes au marché hebdomadaire de son quartier.

    “La nourriture, encore, ce n’est pas trop grave. Mais avec les DVD, les jouets pour les enfants, ce sont des emballages indésirables. Vous les payez à l’achat et vous payez à nouveau pour qu’on vous en débarrasse” via la taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères, remarque-t-il.

    Le 1er janvier 2009, il ne mit pas ces rebuts sur le trottoir; emblématiques, ils vont être exposés au “musée des ordures” à Hartford (Connecticut, nord-est), un établissement retraçant la gestion des déchets à travers les âges.

    Quant aux ordures organiques, comme les peaux de banane et les coquilles d’oeufs, “les vers s’en occupent”, dit-il en désignant une boîte en plastique dans laquelle il fait son lombricompost. “Je peux y mettre tous les déchets naturels et du papier, mais pas la viande ni le poisson, ça prend trop de temps à se décomposer (…) c’est vraiment un système très efficace”, dit-il.

    “Je mange des produits plus frais, j’économise de l’argent, je soutiens l’économie locale, pour moi ça vaut le coup”, affirme-t-il. “Je ne vis pas dans une grotte (…) selon les critères de beaucoup de gens, nous avons une vie formidable”.

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  • Bonnes pratiques environnementales selon Lawrence H. Summer

    Posted on December 16th, 2008 Jean-Luc Henry 1 comment

    Ce qui suit est la traduction d’une note interne de Lawrence H. Summers alors qu’il était Chef économiste de la Banque mondiale en 1991.

    « Industries ‹sales› : Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays les moins développés?
    Je pense à trois raisons :

    1. La mesure du coût de la pollution altérant la santé dépend des gains prévus de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. […] De ce point de vue, une quantité donnée de pollution affectant la santé doit être réalisée dans le pays ayant les coûts les plus faibles (qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas). Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face.
    2. Le coût de la pollution est susceptible d’être non linéaire, car l’augmentation initiale de pollution a sans doute un coût très bas. J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont infiniment peu pollués, la qualité de leur air est sans doute considérablement peu rentable par rapport à Los Angeles ou Mexico. Ce qui empêche l’amélioration du bien-être mondial du commerce de la pollution de l’air et des déchets, c’est le seul fait déplorable que tant de pollution soit produite par des industries non négociables (transport, production d’électricité), et que le coût unitaire du transport des déchets solides soit si élevé.
    3. La demande d’un environnement propre pour des raisons esthétiques et de santé est susceptible d’avoir une très grande élasticité de revenus. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L’inquiétude à propos d’un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens survivent au cancer de la prostate que dans un pays où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 20% […]. »

    Date : 12 décembre 1991 – Pour : Distribution – De : Lawrence H. Summers – Objet : GEP [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt])

    Traduction tirée d’un article du réseau voltaire (Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama). Le mémo est disponible ici en anglais.

    Lawrence Henry Summers est un économiste et homme politique américain. Il fut le 71e Secrétaire au Trésor des États-Unis de 1999 à 2001 dans l’administration Clinton. Membre de l’équipe de transition du président-élu Barack Obama, ce dernier l’a choisi pour être le futur chef du Conseil économique national, un organe du Bureau exécutif du président des États-Unis.

    Comme l’indique le Réseau Voltaire, l’attitude de Summers sur l’exportation de la pollution vers les pays émergents a eu un impact marqué sur la politique environne­mentale des États-Unis. Ce choix par Obama envers Summers est plutôt inquiétant!

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  • Amazon se lance dans la lutte au suremballage

    Posted on November 27th, 2008 Jean-Luc Henry 2 comments

    Même si c’est vendu comme une solution contre la frustration (Frustration-Free Packaging) -- période des ventes de Noël oblige, l’initiative d’Amazon est très louable (d’un point de vue écologiste), car elle permet de réduire considérablement le suremballage.

    Moins d’emballage = moins de ressources naturelles utilisées, moins de transport (moins de volume) et moins de déchets.

    L’offre n’est pour l’instant accessible que pour Amazon.com et pour les 19 meilleurs produits vendus.

    La prochaine étape sera peut-être l’ajout de solutions comme les flocons de calage biodégradables et compostables…

    Voir aussi l’article sur le suremballage sur Ekopedia.org.

    Via Inhabitat et Aboneobio.

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