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  • Pesticides dans les fruits et légumes (suite)

    Posted on March 23rd, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Ce billet est un complément au précédent sur les taux de pesticides dans les fruits et légumes. Si ça vous intéresse, vous pouvez aussi télécharger la version pdf de ces deux billets.

    Pourquoi se soucier des pesticides?

    Un consensus grandissant dans la communauté scientifique définit que de petites doses de pesticides et autres produits chimiques peuvent nuire et avoir des effets durables, particulièrement durant des périodes de vulnérabilité comme lors du développement fœtal ou encore durant l’enfance. Parce que les effets toxiques des pesticides sont inquiétants, imprécis ou encore complètement inconnus (jamais étudiés), il est sage pour les consommateurs de minimiser autant que possible leur exposition aux pesticides.

    Laver et peler aide-il?

    Presque toutes les données utilisées pour créer ces listes prennent en considération que les personnes lavent et préparent les aliments (par exemple les pommes sont lavées et les bananes sont pelées avant les tests). Bien que laver et rincer des produits frais peut réduire les quantités de certains pesticides, cela ne les éliminera pas. Peler réduit également le niveau d’exposition, mais il supprime également de nombreux nutriments contenus dans la peau. La meilleure solution est d’avoir un régime alimentaire varié, de laver ses fruits et légumes et de choisir des produits biologiques autant que possible afin de réduire l’exposition aux substances chimiques potentiellement nocives.

    Comment ce guide a-t-il été créé?

    Ce classement a été créé par des analystes de l’Environmental Working Group (EWG). Ils se sont basés sur les résultats de près de 43000 tests effectués et collectés entre 2000 et 2005 par le département de l’Agriculture et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis.

    EWG est un organisme à but non lucratif (États-Unis) spécialisé dans la recherche et visant à améliorer la santé publique et protéger l’environnement par la réduction de la pollution de l’air, de l’eau, et de l’alimentation. Pour plus d’informations, visitez http://www.ewg.org.

    C’est quoi la différence?

    Une simulation effectuée sur des milliers de personnes ayant des régimes alimentaires à faible et haute teneur en pesticides, démontre qu’il est possible de réduire de 90% son exposition aux pesticides en évitant les 12 produits les plus contaminés et en consommant à la place les 12 aliments les moins contaminés. Consommer les 12 fruits et légumes les plus contaminés expose une personne à environ 14 pesticides par jour, alors que consommer les 12 produits les moins contaminés expose une personne à moins de 2 pesticides par jour. Des comparaisons moins dramatiques produirons des résultats moins dramatiques, mais utiliser ce guide donnera sans aucun doute des moyens pour réduire son exposition aux pesticides.

    Données complètes des résultats des tests

    Num. (du pire au moins pire) Denrée Note combinée Pourcentage d’échantillons testés contenant des pesticides détectables Pourcentage d’échantillons testés avec au moins 2 pesticides Moyenne du nombre de pesticides trouvés dans un échantillon Quantité moyenne (en ppm) de tous les pesticides trouvés Nombre maximum de pesticides trouvés sur un échantillon Nombre total de pesticides trouvés dans la marchandise
    1 Pêches 100 96.6% 86.6% 3.1 1.134 9 42
    2 Pommes 96 93.6% 82.3% 2.8 0.894 9 50
    3 Poivrons doux 86 81.5% 62.2% 2.4 0.138 11 64
    4 Céleris 85 94.1% 79.8% 3.0 0.413 9 30
    5 Nectarines 84 97.3% 85.3% 3.0 0.576 7 26
    6 Fraises 83 92.3% 69.2% 2.3 0.799 8 38
    7 Cerises 75 91.4% 75.8% 2.8 0.290 7 25
    8 Laitues 69 68.2% 44.2% 1.7 0.142 9 57
    9 Raisins - Importés 68 84.2% 53.2% 1.8 0.284 8 37
    10 Poires 65 86.2% 45.7% 1.6 0.586 6 33
    11 Épinards 60 70.0% 31.2% 1.1 1.240 6 24
    12 Pommes de terre 58 81.0% 18.0% 1.0 1.655 4 18
    13 Carottes 57 81.7% 48.3% 1.6 0.046 6 31
    14 Haricots verts 55 67.6% 42.0% 1.4 0.199 6 35
    15 Piments forts 53 55.0% 27.5% 1.0 0.290 6 51
    16 Concombres 52 72.5% 31.7% 1.2 0.057 6 40
    17 Framboises 47 47.9% 23.3% 0.9 0.906 6 21
    18 Prunes 46 74.0% 27.1% 1.1 0.666 4 15
    19 Oranges 46 85.1% 34.6% 1.3 0.100 4 18
    20 Raisins - É.U. 46 60.5% 23.4% 0.9 0.104 7 31
    21 Choux-fleur 39 84.6% 14.6% 1.0 0.004 5 15
    22 Mandarines 38 66.7% 33.3% 1.2 0.375 3 4
    23 Champignons 37 60.2% 22.3% 0.9 0.158 5 16
    24 Melons (cantaloups) 34 53.3% 19.4% 0.8 0.026 4 25
    25 Citrons 31 55.6% 10.0% 0.7 0.188 5 10
    26 Melons miel 31 59.2% 14.2% 0.8 0.012 4 16
    27 Pamplemousses 31 62.9% 15.2% 0.8 0.056 4 9
    28 Citrouilles 31 41.3% 11.6% 0.6 0.017 5 26
    29 Tomates 30 46.9% 13.5% 0.6 0.029 5 16
    30 Patates douces 30 58.4% 10.0% 0.7 0.198 3 17
    31 Pastèques 25 38.5% 13.2% 0.6 0.021 4 13
    32 Bleuets 24 27.5% 10.0% 0.4 0.327 4 11
    33 Papayes 21 23.5% 5.0% 0.3 0.053 4 19
    34 Aubergines 19 23.4% 6.9% 0.3 0.013 4 15
    35 Brocolis 18 28.1% 3.2% 0.3 0.004 3 19
    36 Choux 17 17.9% 4.8% 0.2 0.121 3 18
    37 Bananes 16 41.7% 2.0% 0.4 0.029 2 7
    38 Kiwis 14 15.3% 3.4% 0.2 0.160 3 8
    39 Asperges 11 6.7% 0.6% 0.1 0.026 2 19
    40 Pois (congelés) 11 22.9% 2.3% 0.3 0.010 2 5
    41 Mangues 9 7.1% 0.5% 0.1 0.057 2 13
    42 Ananas 7 7.7% 0.6% 0.1 0.002 2 7
    43 Maïs sucrés (congelés) 2 3.8% 0.0% 0.0 0.005 1 3
    44 Avocats 1 1.4% 0.0% 0.0 0.001 1 2
    45 Oignons 1 0.2% 0.0% 0.0 0.000 1 2

    Note: la liste comporte 44 différents fruits et légumes mais les raisins sont cités deux fois (importés et É.U.).

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  • Taux de pesticides des fruits et légumes

    Posted on March 1st, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Il y a quelques semaines ma douce est tombée sur un conseil de la semaine dans le journal Le Soleil. L’article en question, “Évitez les pesticides“, faisait référence à une liste des 45 fruits et légumes les plus consommés et leurs taux respectifs de pesticides.

    Comme vous le savez certainement, les pesticides sont dangereux pour la santé (la majorité de ceux-ci ont un potentiel cancérigène prouvé)! Et comme le bio est généralement plus cher et qu’on ne trouve pas encore tout, on a trouvé ça très intéressant de savoir quels sont les fruits et légumes qui renferment le moins de pesticides et donc ceux qu’on peut se permettre de manger (non bio) sans trop de crainte.

    J’ai donc fait la traduction des résultats de l’étude réalisée par l’Environmental Working Group (disponible sur FoodNews.org). L’étude ayant été réalisée aux États-Unis, ses résultats doivent-être très semblables à ceux que l’on pourraient observer au Canada et probablement en Europe. Les fruits et légumes sélectionnés sont les plus régulièrement consommés aux États-Unis.

    CLASSEMENT FRUIT OU LÉGUME NOTE
    1 (pire) Pêches 100 (niveau le plus haut de pesticides)
    2 Pommes 96
    3 Poivrons doux 86
    4 Céleris 85
    5 Nectarines 84
    6 Fraises 83
    7 Cerises 75
    8 Laitues 69
    9 Raisins - Importés 68
    10 Poires 65
    11 Épinards 60
    12 Pommes de terre 58
    13 Carottes 57
    14 Haricots verts 55
    15 Piments forts 53
    16 Concombres 52
    17 Framboises 47
    18 Prunes 46
    19 Oranges 46
    20 Raisins - É.U. 46
    21 Choux-fleur 39
    22 Mandarines 38
    23 Champignons 37
    24 Melons (cantaloups) 34
    25 Citrons 31
    26 Melons miel 31
    27 Pamplemousses 31
    28 Citrouilles 31
    29 Tomates 30
    30 Patates douces 30
    31 Pastèques 25
    32 Bleuets 24
    33 Papayes 21
    34 Aubergines 19
    35 Brocolis 18
    36 Choux 17
    37 Bananes 16
    38 Kiwis 14
    39 Asperges 11
    40 Pois (congelés) 11
    41 Mangues 9
    42 Ananas 7
    43 Maïs sucrés (congelés) 2
    44 Avocats 1
    45 (moins pire) Oignons 1 (niveau le plus faible de pesticides)

    Dans un prochain billet je donnerai des informations un peu plus détaillées.

    Tout ça me fait pas mal penser au documentaire Nos enfants nous accuseront que j’ai bien hate de voir (apparement il arrivera bientôt ici au Québec)…

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  • L’Action c’est Maintenant!

    Posted on February 4th, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Le 2 mars 2009 se tiendra une action non violente de désobéissance civile à la centrale énergétique du Capitole (Washington, DC).

    Organisé par le Rainforest Action Network et Greenpeace, l’évènement sera la première protestation nationale contre le charbon et déjà plus de 50 organismes et personnalités ont entériné et soutiennent le Capitol Climat Action (CAA).

    Les organisateurs prévoient que le Capitol Climat Action soit la plus grosse mobilisation sur le climat de l’histoire des États-Unis. Je vous ai fait une petite traduction de ce qu’en dit le scientifique et chef de file environnemental James Hansen:

    « Le Capitole Climate Action n’arrive pas trop tôt. Depuis plus de trente ans, des scientifiques, des écologistes et des personnes de tous horizons exhortent nos dirigeants à agir pour arrêter le réchauffement de la planète; et ces actions sont encore à venir. Le charbon est la plus importante source de gaz à effet de serre du pays et ceci doit changer. Le monde attend à ce que l’Administration Obama et le Congrès ouvrent la voie sur cette problématique de notre temps. Ils doivent commencer par faire sortir le charbon de Congrès »

    La diversité des groupes impliqués dans l’action reflète le nombre de personnes touchées par le réchauffement de la planète. Aussi, de tous les combustibles fossiles, le charbon est le plus grand contributeur au réchauffement de la planète. Chaque année aux États-Unis, 24 000 personnes meurent à cause du charbon. Le charbon inflige des dégâts catastrophiques au paysage, à l’approvisionnement en eau et il met en danger la vie des mineurs.

    De plus, une étude récente de l’Université du Massachusetts a démontré qu’investir dans des projets d’énergies propres, comme l’énergie éolienne et le transport en commun, crée, pour des mêmes dépenses, trois à quatre fois plus d’emplois qu’avec l’industrie du charbon. Vous pouvez aussi regarder la vidéo sur Le mythe du Charbon propre.

    Via Treehugger.

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  • Protéger l’environnement pour relancer l’économie

    Posted on January 26th, 2009 Jean-Luc Henry No comments

    Imaginez le nombre d’emplois locaux qui seraient créés si une ville comme Montréal décidait que 30% des toits soient végétalisés? Imaginez le nombre d’emplois locaux créés si on décidait de fournir des incitatifs à l’utilisation de la voiture électrique.

    C’est en quelque sorte ce pense et présente très justement Carl Pope, directeur général du Sierra Club.

    Je vous ai fait une traduction de l’article de TreeHugger qui reprend quelques extraits d’un billet dans lequel il démontre comment des réformes bien conçues peuvent conduire à un avenir prospère et écologique.

    Green jobs rally in Vancouver, Canada.
    Green jobs rally à Vancouver, Canada. Source: Green Jobs Now.

    Réduire les émissions de carbone des États-Unis va augmenter la prospérité économique.
    Carl Pope remet en cause la croyance selon laquelle faire la transition vers une économie peu dépendante au carbone serait trop difficile à atteindre.

    L’hypothèse selon laquelle les coûts de protection du climat seraient tout simplement trop élevés ne tient pas à une analyse minutieuse. Une étude réalisée l’an dernier par McKinsey & Company documente de nombreuses opportunités de réduire, d’ici 2030, les émissions des États-Unis, et ce, pour un coût négatif - ce qui signifie que ces opportunités d’investissement permettraient d’accroître la productivité de l’ensemble de l’économie des États-Unis. Plus concrètement, des experts de l’Université de Berkeley ont récemment établi que plus de 1,5 million d’emplois ont été créés en Californie grâce aux politiques énergétiques favorables à l’environnement et adoptées par l’État entre 1972 et 2006. Aussi, d’autres études montrent que sur le long terme, les dépenses énergétiques sont plus faibles avec un scénario incluant la haute efficacité et l’utilisation d’énergies renouvelables.

    Le montant des sacrifices impliqués pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre peut-être largement réduit par l’utilisation d’énergies plus propres et moins chères. La Californie a stabilisé sa consommation énergétique par habitant depuis 1974, alors qu’il y a eu 50 % d’augmentation dans le reste des États-Unis. Et pour accomplir ceci, il n’a pas été nécessaire de changer de style de vie ni d’y faire d’importantes concessions: la Californie a planifié et mis en oeuvre, avec succès, le développement progressif de l’efficacité énergétique et de l’utilisation des énergies renouvelables.

    Faire du prix du carbone la clé
    Carl Pope poursuit en indiquant que la transition à une économique peu carbodépendante ne sera pas sans coût, ni sans difficulté.
    Il y aura des coûts de transition et la nouvelle économie ne laissera pas tous les acteurs aussi libres qu’ils le sont dans une économie dépendante du carbone. Pour réduire les émissions afin d’atteindre les exigences scientifiques liées au réchauffement climatique, nous allons sans doute être contraints d’accélérer la transition par des moyens qui ont un coût.
    Et le prix est important: faire en sorte que ceux qui émettent du carbone payent pour leur utilisation de l’atmosphère, des écosystèmes terrestres et des puits de carbone marins qu’ils s’approprient par leurs émissions et pour les frais engendrés par la perturbation du climat qu’elles provoquent. Ceci permettra à la fois d’accélérer la transition et de rendra l’ensemble de l’économie mondiale plus juste et plus efficace.
    Investir premièrement dans les options les moins chères et les plus propres
    Après avoir présenté différents points de vue sur manière de dépenser les gains générés grâce à la vente des permis de carbone, Carl Pope poursuivi en écrivant:
    Nous avons besoin d’utiliser les recettes issues des permis de carbone afin d’atteindre, avec énergie, la plus courte et la moins chère des distances entre deux points. Il est inconscient de supposer que les marchés de l’énergie agiront nécessairement dans l’intérêt public pour régler les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons.

    En outre, la séquence à une importance; nous devons investir en premier et massivement dans les options les moins chères, les plus rapides et les plus propres. Dépenser des milliards dans des centrales électriques qui sont trop coûteuses, trop longues à construire et donc trop payer en réductions de carbone, nous fige dans une situation économique peu favorable. Nous devons tout d’abord investir dans des solutions comme l’efficacité énergétique (qui permet à la fois de réduire les émissions de carbone et nos besoins énergétiques), afin qu’ensuite nous puissions choisir les options qui font le plus de sens pour un avenir carboneutre.

    Alors, comment pouvons-nous faire? Carl Pope propose de définir un plafond national pour le carbone “fixé initialement aux niveaux d’émission actuels et avec un nombre de permis diminuant rapidement afin d’atteindre les objectifs liés à la lutte au réchauffement climatique”. Ces permis ne seraient nécessaires qu’à ceux qui introduisent dans le commerce des combustibles à base de carbone (les producteurs ou importateurs devront donc payer).

    Via TreeHugger en référence à Moving the U.S. Off Carbon With Less Pain, More Gain.

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  • Le taux de mortalité des forêts a doublé sur la côte ouest de l’Amérique du Nord

    Posted on January 23rd, 2009 Jean-Luc Henry No comments
    Dead forest photo from http://www.flickr.com/photos/brooke/
    Photo de Brooke

    Selon une étude publiée dernièrement dans la revue Science, depuis les années 70, le taux de mortalité des arbres a doublé dans l’ouest de l’Amérique du Nord. L’étude, effectuée sur plusieurs dizaines d’années, a été réalisée en commun par des experts officiels de la forêt, par l’institut de surveillance géologique des États-Unis (USGS), par des universités et par la National Science Foundation.

    Les résultats montrent que l’accélération de la mortalité est due principalement au réchauffement climatique et au stress conséquent aux périodes des sécheresses.

    L’étude a porté sur des forêts âgées de plus de 200 ans dans les États de l’Ouest des États-Unis (Californie, Colorado, Washington et Oregon) ainsi qu’au Canada (Colombie-Britannique).

    Le chercheur Phil Van Mantgem indique que « la température moyenne dans l’Ouest a grimpé de plus de 1 degré en quelques décennies ». « Bien que ça puisse sembler faible, ce fut suffisant pour diminuer la quantité de neige, pour devancer la date de sa fonte et pour allonger la période de sécheresse en été ».

    La situation a été particulièrement dure dans le Nord-Ouest où le taux de mortalité, dans les forêts de conifères, a doublé en seulement 17 ans (comparativement à 25 ans en Californie).

    La mort des arbres peut conduire à moins de dioxyde de carbone capturé dans l’air, ce qui conduit à plus CO2 et donc plus d’effet de serre… et donc à des températures plus élevées! Beau cercle vicieux n’est-ce pas!

    Planter des arbres et lutter contre la déforestation sont donc plus qu’essentiel!

    Des idées: supporter Tree Canada, Horizons sauvages ou encore 350.

    Via Tree Hugger

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  • En vrac pour Noël

    Posted on December 23rd, 2008 Jean-Luc Henry 3 comments

    Voici quelques liens pour agrémenter votre temps des fêtes et pour débuter l’année 2009:

    Un très joyeux temps des fêtes à toutes et à tous!

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  • Bonnes pratiques environnementales selon Lawrence H. Summer

    Posted on December 16th, 2008 Jean-Luc Henry 1 comment

    Ce qui suit est la traduction d’une note interne de Lawrence H. Summers alors qu’il était Chef économiste de la Banque mondiale en 1991.

    « Industries ‹sales› : Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays les moins développés?
    Je pense à trois raisons :

    1. La mesure du coût de la pollution altérant la santé dépend des gains prévus de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. […] De ce point de vue, une quantité donnée de pollution affectant la santé doit être réalisée dans le pays ayant les coûts les plus faibles (qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas). Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face.
    2. Le coût de la pollution est susceptible d’être non linéaire, car l’augmentation initiale de pollution a sans doute un coût très bas. J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont infiniment peu pollués, la qualité de leur air est sans doute considérablement peu rentable par rapport à Los Angeles ou Mexico. Ce qui empêche l’amélioration du bien-être mondial du commerce de la pollution de l’air et des déchets, c’est le seul fait déplorable que tant de pollution soit produite par des industries non négociables (transport, production d’électricité), et que le coût unitaire du transport des déchets solides soit si élevé.
    3. La demande d’un environnement propre pour des raisons esthétiques et de santé est susceptible d’avoir une très grande élasticité de revenus. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L’inquiétude à propos d’un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens survivent au cancer de la prostate que dans un pays où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 20% […]. »

    Date : 12 décembre 1991 – Pour : Distribution – De : Lawrence H. Summers – Objet : GEP [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt])

    Traduction tirée d’un article du réseau voltaire (Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama). Le mémo est disponible ici en anglais.

    Lawrence Henry Summers est un économiste et homme politique américain. Il fut le 71e Secrétaire au Trésor des États-Unis de 1999 à 2001 dans l’administration Clinton. Membre de l’équipe de transition du président-élu Barack Obama, ce dernier l’a choisi pour être le futur chef du Conseil économique national, un organe du Bureau exécutif du président des États-Unis.

    Comme l’indique le Réseau Voltaire, l’attitude de Summers sur l’exportation de la pollution vers les pays émergents a eu un impact marqué sur la politique environne­mentale des États-Unis. Ce choix par Obama envers Summers est plutôt inquiétant!

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  • Change.gov sous licence Creative Commons Paternité

    Posted on December 2nd, 2008 Jean-Luc Henry 1 comment

    Le site Web pour la transition présidentielle étatsunienne - Change.gov vient de passer sous licence Creative Commons Paternité (la plus libre des licences).

    Comme le note le Framablog, “tout ce qui émane d’une agence gouvernementale US est d’ordinaire placé automatiquement dans le domaine public. Sauf qu’ici on ne se retrouve pas exactement dans ce cas de figure puisqu’il s’agit d’un site de transition avant prises de fonction.”

    C’est certain qu’il parait logique d’utiliser cette licence. Car comme elle l’indique, elle autorise le visiteur à tout faire avec les contenus du site Web tant et aussi longtemps qu’il cite la source (notion BY ou Paternité). C’est logique pour un site Web qui souhaite qu’on passe le mot, mais encore fallait-il passer aux actes!

    À noter également que les photos déposées sur Flickr sont également sous licence CC, mais cette fois-ci, c’est la BY-NC-SA (Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l’Identique)

    Ici au Québec, comme le souligne mon précédent billet, le site Web du Parti Vert du Québec est également sous licence Creative Commons. Cette fois-ci, comme les photos Flickr de Barack Obama, c’est la licence CC BY NC SA (ce qui signifie Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage des Conditions Initiales à l’Identique) qui est choisie.

    Via le Framablog.

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