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  • Être « techno-écolo » en 2009 (suite)

    Posted on January 3rd, 2009 Jean-Luc Henry 1 comment

    Voici mes notes qui décrivent ce dont j’ai parlé (ou aurais aimé parler) durant l’entrevue à l’émission Première heure de Radio-Canada. L’entrevue a duré environ 7.30 minutes. C’est très court lorsqu’on a tant de choses à dire! Voici donc mes notes ponctuées de mes impressions.

    Technologies et écologie

    Cette thématique était l’occasion de présenter le projet Ekopedia.org. J’avais rédigé, il y a quelques mois, un texte complet décrivant en détail le projet Ekopedia, mais il fallait résumer pour tenir 1 ou 2 minutes. J’ai donc introduit avec le slogan: “Nous savons tous pourquoi agir écologiquement : voici donc comment!”. J’ai ensuite présenté le projet. J’ai toutefois manqué un peu mon coup: je n’ai pas assez présenté les détails du projet, ce qu’on y trouve (exemples d’articles), la popularité et la pertinence…

    Ici l’objectif est aussi de présenter en quoi les technologies et l’écologie se mariaient parfaitement. J’avais juste le temps d’introduire sur les statistiques d’utilisation d’Internet (84 % des Canadiens utilisent régulièrement Internet. C’est 99 % lorsqu’on parle des ados.), et présenter qu’en conséquence Internet est “aujourd’hui, la meilleure manière de rejoindre le monde c’est en utilisant Internet”.

    J’aurais aimé pouvoir parler du fait que les technologies permettaient souvent d’aider dans la lutte contre toutes sortes de pollutions, que les ordinateurs permettent d’utiliser beaucoup moins de papiers et peut-être parler du cas Linutop. Mais il ne fallait pas rêver, le temps jouait contre moi!

    Résolutions écologiques pour 2009

    Voici quelques résolutions, idées pour la nouvelle année que j’avais prises en note. J’ai commencé par introduire sur le cas de la réduction des déchets à la source avec comme exemple de Dave le durable (j’aurai mieux fait de garder ma salive pour passer plus de temps ailleurs). J’ai présenté en vrac ces points:

    • 2009 années Zero déchet (exemple Dave le durable)
    • Consommer local et si possible usagé.
    • Moins utiliser la voiture.
    • Diminuer notre consommation de viande.
    • Utiliser moins d’eau.
    • 3R: Réduire, Réutiliser, Recycler.
    • Composter.
    • Économiser l’électricité.
    • Consommer BIO.
    • Soutenir les projets écologiques comme Ékopédia.org.

    Beaucoup de choses ici se retrouvent sur la page 10 trucs pour sauver la planète sur Ekopedia.org.

    3 changements comme maire de Québec

    Voici la partie croustillante, section pour laquelle j’aurai aimé passer plus de temps. Dans cette section je présente des suggestions d’améliorations pour rendre Québec une ville plus verte.

    Changement 1 : inciter à la réduction des déchets!

    J’ai réussi à placer deux courtes phrases qui en disent long : “Recycler c’est bien, ne pas produire de déchet, c’est mieux” et “Un déchet que l’on ne produit pas est un déchet que l’on n’a pas à recycler, enfouir ou incinérer”. J’ai eu aussi la chance de pouvoir parler des tonnes de déchets (non recyclables) produits chaque jour par les fast-food et restaurants d’entreprises avec la vaisselle en styromousse.

    Remarque: je suis découragé à chaque fois que je vais au 200 chemin Sainte-Foy à Québec, de voir que le restaurant d’entreprise utilise exclusivement de la vaisselle de styromousse. C’est d’autant plus décourageant quand on sait que le bâtiment en question est celui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ)… Il y a plein d’autres exemples, j’en suis certain!

    Si j’avais eu le temps, j’aurais aimé parler de l’application du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) par Québec. Petit rappel, la politique québécoise de gestion des matières résiduelles (1998-2008) donne pour obligation aux MRC de récupérer et mettre en valeur, d’ici 2008, plus de 65 % des résidus pouvant être mis en valeur. En 2007, le résultat pour Québec était de 44 %. Et bien qu’entre 2002 et 2007, le taux a presque doublé, il est très peu probable que Québec atteigne, en 2008, plus de 65 % de valorisation (comme demandé par la politique). Pourtant, comme l’exemple de Victoriaville le montre, c’est chose possible: en faisant des efforts, on peut atteindre dès 2007 un taux de 66,95 %!…

    Changement 2 : faire de Québec une référence écologique.

    Après 400 ans d’histoire, après 2008 années historique et touristique, il serait bon, maintenant, de faire de Québec une ville Verte. Car “sensibiliser c’est bien, montrer l’exemple par ses actions c’est mieux”.

    L’entrevue s’est arrêtée là! :(

    J’aurai aimé dire qu’il serait intéressant d’instaurer des normes environnementales (LEED, C2000) pour la construction et la rénovation des bâtiments municipaux. J’aurai aimé dire qu’il serait vraiment pertinent d’instaurer un système de prêt de vélo (exemples à Genève, Lausanne…) ou de location de vélo en libre-service (exemples à Montréal, Washington DC, Paris, Lyon…). Aussi, il serait très intéressant de développer l’utilisation de l’autobus et des pistes cyclables. Et pour finir, pourquoi pas utiliser des véhicules électriques pour la flotte de véhicules de la Ville. Pour information l’écolo-bus du RTC ne lui coûte que 3,25 $/jour pour faire le plein… d’électricité.

    Changement 3 : aider au développement des organismes & entreprises du domaine de l’écologie.

    J’aurais aimé placer la phrase: “Être écolo, c’est faire des placements long terme, sans risques et à haut rendement”. J’aurais aussi aimé laisser imaginer les auditeurs sur le nombre d’emplois locaux créés si l’on mettait des règles environnementales pour la rénovation ou la construction commerciale et résidentielle. J’aurais tant aimé laisser le monde imaginer les économies à long terme si la Ville investissait dans les transports électriques (recharger l’écolo-bus coûte 3,25 $/jour).

    En conclusion

    La prochaine fois je prévoirai d’en dire beaucoup moins pour pouvoir mieux insister sur l’essentiel. En d’autres termes: une meilleure optimisation du temps.

    Vous pouvez écouter l’entrevue ici au format mp3

    Il est possible aussi de l’écouter au format ogg ou tout simplement sur le site de l’émission Première heure (Radio-Canada).

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  • Coût énergétique d’un ordinateur et solutions

    Posted on November 27th, 2008 Jean-Luc Henry 2 comments

    Cela faisait longtemps que je souhaitais communiquer sur le sujet, alors ce sera mon premier billet.

    À l’époque à laquelle je suis tombé la première fois sur le Linutop, je faisais des recherches sur les ordinateurs à faible consommation électrique et les terminaux légers. J’avais fait quelques petits calculs permettant de réaliser qu’il est possible de faire de très grosses économies (intéressant en cette période-ci…).

    Un ordinateur peut consommer jusqu’à 250-300W. Ces valeurs sont considérées comme la puissance maximale que l’alimentation peut livrer pour répondre à la demande de ses composants internes. Cette puissance exclut écran, modem, haut-parleurs… En pratique la consommation d’un ordinateur est très variable en fonction de son activité, mais il semble qu’elle se situe en moyenne autour de 180 W.

    Le prix (hors taxes) de l’électricité pour les particuliers est de 6.81c/kWh (au Québec en date du 1er avril 2008).

    Prenons un ordinateur de 250W, allumé 24/7, il consomme 2190kWh/an (250W*24h*365j/1000). Le coût du kWh étant de 6.81 cents, le coût annuel d’un ordinateur de 250W est de 149 $ (6.81c*2190kWh).

    Ce coût est non négligeable! À titre d’exemple, 149 $ représente pour moi, près de 2 mois d’électricité. Et pour une entreprise qui possède 50 ordinateurs, la facture électrique sur 3 ans s’élève à : 22370 $…

    Il existe plusieurs solutions pour moins consommer : pas d’ordinateur du tout, les terminaux légers et un ordinateur à faible consommation… Cette fois-ci je vais parler des ordinateurs à faible consommation.

    Le Linutop 2. Photo par http://www.flickr.com/photos/nitot/2693519862/. Licence http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/deed.fr_CA

    À titre d’exemple, le Linutop 2 consomme 8W et son prédécesseur en consommait 5W (encore une fois, ce sont des valeurs maximales théoriques). Un Linutop 2 coûte donc, en terme d’électricité, en 2008 au Québec, 4,77 $/an! Et pour l’entreprise précédente, ceci représente un coût de 716 $ sur 3 ans (pour 50 ordinateurs).

    Le Linutop 2 coûte 280 euros (443 $ CAN). Le coût d’un ordinateur traditionnel d’entrée de gamme est équivalent.

    On se rend très vite compte qu’il y a des économies de fou à réaliser!

    La comparaison est implacable! Facture d’électricité au Québec, pour 50 ordinateurs (sur 3 ans):

    • 716 $ pour le Linutop 2.
    • 22 370 $ pour un ordinateur traditionnel…

    En plus, le Linutop est équipé de Linux ce qui permet de réaliser d’autres économies au niveau des logiciels. Aussi, du fait qu’il n’y a pas de pièces mobiles (ventilateur, disque dur, lecteur de CD…), il y a beaucoup moins de risques de bris et donc beaucoup moins de frais de maintenance. L’ordinateur chauffe beaucoup moins (donc moins de frais de climatisation), ne fait aucun bruit et prend beaucoup moins de places (peut-être placé directement derrière un écran). De plus, Linux le protège des virus, permet une gestion centralisée des mises à jour et permet d’automatiser la gestion (des coûts de gestion du parc informatique en moins).

    Bon c’est certain que ces ordinateurs sont conçus pour répondre aux besoins de seulement 95 % des personnes (mails, Internet, chat, traitement de textes, musique, vidéos).
    Pour en savoir plus : http://www.linutop.com et http://fr.wikipedia.org/wiki/Linutop

    Il y a aussi dans le même genre :

    La photo du Linutop 2 a été prise par Tristan Nitot et mise à disposition sous licence Creative Commons BY NC SA 2.0.

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