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Les enfants doivent être vus et entendus
Posted on October 6th, 2009 1 commentChaque fois que je regarde cette vidéo, je suis très profondément touché. Alors, lorsque j’ai trouvé cet article - Children should be seen and heard - publié sur le blogue de la Fondation David Suzuki, je n’ai pu résister à l’envie de le traduire et de vous le partager.
Les jeunes d’aujourd’hui ont de très lourds intérêts en jeu dans les négociations mondiales sur le climat. Après tout, ils vont hériter soit d’un avenir bien sombre si nous n’agissons pas, ou d’une planète heureuse si nous saisissons l’occasion de développer des solutions énergétiques propres.
Pour souligner l’importance, pour les jeunes, des décisions prises par les dirigeants d’aujourd’hui, l’Organisation des Nations Unies a récemment recruté des jeunes du monde entier pour prendre la parole lors des négociations climatiques en septembre à New York.
Ceci rappela au journaliste du New York Times, Andrew C. Revkin, l’histoire d’une jeune personne qui, alors qu’elle n’avait que 12 ans, avait stupéfié les délégués avec son discours passionné au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Cette personne, Severn, est la fille de David Suzuki et de Tara Cullis. Elle est maintenant diplômée d’une maîtrise en ethno-écologie et vit à Haida Gwaii avec son mari et leur tout nouveau bébé.
Revkin discuta avec Severn à propos de son expérience d’il y 17 ans et sur les leçons à en tirer pour les jeunes d’aujourd’hui. Vous pouvez lire cette interview ici.
Et si vous souhaitez voir par vous-même comment une jeune fille de 12 ans a fait pour sensibiliser les dirigeants du monde, regardez le discours de Severn :
Et je terminerai sur cette phrase que Severn Culliss Suzuki a dite lors de son interview avec le New York Times: « Avoir un bébé dans le 21e siècle est lourd de sens et de responsabilités »…
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L’esprit critique est-il mort?
Posted on July 9th, 2009 1 commentJe suis fatigué de voir qu’à chaque fois que quelqu’un propose une vision critique ou différente de l’interprétation “officielle” d’un évènement d’envergure, il est aussitôt étiqueté comme un “conspirationniste”, comme quelqu’un qui présente une “théorie du complot”. Mais d’ailleurs, pourquoi est-ce que l’expression “théorie du complot” est péjorative?
« À mon avis, “théorie de la conspiration” est devenu l’équivalent intellectuel d’un mot de cinq lettres. C’est quelque chose que les gens disent quand ils ne veulent pas que vous réfléchissiez à ce qui se passe vraiment » (Noam Chomsky)

Notre société aurait-elle perdu toute pensée critique?
Oui, je crois qu’il est bon porter un regard critique sur l’information et de se poser les questions: “quels sont les faits?”, “d’où proviennent les sources?” et surtout, “à qui est-ce que ceci profite réellement?”.
Il y a toujours eu de nombreuses théories de complot assez douteuses (tels que celles autour de la mort d’Elvis), mais soyons réaliste, il y a toujours eu des complots (oui oui c’est possible… des vrais complots), mais aussi, il y en aura toujours!
« Étant l’une des formes primordiales de l’action politique, le complot est aussi vieux que l’histoire de l’humanité. Machiavel en parle dans un long chapitre de ses Discours; il entend par là la conspiration visant à tuer le dirigeant pour prendre sa place, comme la conspiration des Pazzi contre les Médicis dans les années 1480. La conspiration est aussi un concept en vigueur dans le droit coutumier anglo-saxon.
L’utilisation de la théorie du complot comme expression d’opprobre est relativement récente.Elle date de la publication du travail de Richard Hofstadter de l’Université de Columbia. (…) Le style paranoïaque dans la politique américaine (1964).(…) Toute personne que Hofstadter soupçonne de voir une conspiration quelconque est ipso facto un paranoïaque. C’est oublier la référence nécessaire à la réalité: existe-t-il une conspiration oui ou non? Les avocats étatsuniens prouvent depuis longtemps l’existence de conspirations aux jurés, et pourtant ils échappent généralement à l’accusation de paranoïa.
Il est impossible de rédiger un écrit d’histoire politique sans admettre, de temps à autre, la possibilité d’accords confidentiels portant sur des actions concertées et déployant leurs effets à l’avenir. (…) quiconque exclut a priori tout complot risque de ne pas comprendre grand-chose à ce qui se passe. On en déduit que la phobie envers la supposée théorie du complot dans nombre de milieux universitaires post-modernes est en réalité un écran de fumée camouflant leur répugnance pour la pensée politique en soi.(…)
“Théoricien du complot”, terme fourre-tout servant d’argument ad hominem pour nier l’irrefutable, remonte donc aux années qui ont suivi l’assassinat de Kennedy, quand le public était prié d’accepter que c’était à cause de la politique du gouvernement étasunien que ce grand crime (ainsi que les assassinats postérieurs de Martin Luther King et Robert Kennedy en 1968) resterait toujours sans solution et que ceux qui n’étaient pas d’accord devaient être voués aux gémonies » (Webster Tarpley, La Terreur fabriquée, Made in USA, éditions Demi-Lune, 2006, p. 398.)
Mais peut-être est-ce que ceux qui complotent ont tout intérêt à promouvoir la connotation péjorative de l’expression “théorie du complot”.
Suis-je devenu, par cette phrase, un conspirationiste?!…
Photo sous licence Creative Commons BY-NC-ND issue de Flickr
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En vrac - Juin
Posted on June 23rd, 2009 2 commentsComme d’habitude, voici une série de nouvelles, positives et négatives, qui me paraissent intéressantes de partager.
- Voici 2 textes, signés par Richard Desjardins, qui retracent la décennie qui a suivi la parution du documentaire-choc l’Erreur boréale: De la sortie du film à la commission Coulombe (1999-2004) et Toujours un cauchemar en forêt (2004-2009). Très impressionnant et consternant à la fois; et aussi j’adore la plume de Richard Desjardins!
- Qu’on aime ou qu’on n’aime pas “Home”, il est important de se diriger vers les solutions! Merci Raffa pour ce retour en force!
- Pourquoi les trains américains sont-ils plus lents que dans les années 1920? La technologie régresse-t-elle par simple mauvaise volonté?!… C’est fou quand même!
- Comment j’ai laissé ma voiture au garage. En résumé: économique, écologique, efficace (+ d’énergie au travail), bon pour la santé… C’est bon de lire de tels exemples.
- Montréal à la veille du départ pour le marché climatique. Il est écrit à la fin: “Bourse du carbone doit attendre qu’Ottawa publie les cibles de réduction qu’elle imposera aux grands émetteurs”. Mouep… c’est pas gagné…
- 183 kilogrammes d’aliments sont gaspillés, par année, pour chaque Canadien!… Plus d’un aliment sur trois. Et le compostage dans tout ça? Quoi qu’il en soit, le meilleur des déchets est celui que l’on ne produit pas…
- Dommage que le produit soit en réalité néfaste pour l’environnement, sa publicité est vraiment amusante: Les aventures de lars. Ce serait excellent de faire des remix avec des thèmes comme l’isolation en laine de mouton, en paille, en cellulose…
- Des négateurs des changements climatiques nommés à des postes clés. Grrrrr….
- Le 24 octobre approche. Connaissez-vous 350?!
- À la découverte de l’éco-quartier de BedZED! C’est agréable de voir les exemples de projets tel l’éco-quartier Vauban se multiplier.
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Repenser le gouvernement et la citoyenneté à l’ère de la participation
Posted on May 15th, 2009 No commentsDemain je serai à ChangeCamp Ottawa et j’ai vraiment hâte!
ChangeCamp Ottawa (http://changecamp.ca/) est organisé afin d’amener les citoyens, les technologistes, les designers, les enseignants, les politiques, les meneurs de changement et les employés gouvernementaux à réfléchir et échanger sur le thème de la gouvernance participative à l’heure du Web. Le thème est :
“Comment ré-imaginer le gouvernement et la citoyenneté à l’heure de la participation.”
ChangeCamp est un évènement assez particulier : c’est une non-conférence (unconferences).
Le principe est qu’il n’y a pas de spectateur: tout le monde participe. L’entrée est gratuite (les 150 places disponibles sont parties comme des petits pains! ) et les conférences ne sont pas décidés à l’avance, mais sont proposées et choisies par les participants (en savoir plus sur les non-conférences). ChangeCamp est un évènement participatif, connecté à l’Internet et en format face à face. En somme, il invite à réinventer la relation entre les citoyens et le gouvernement. L’évènement vise donc à créer des plans d’actions pour des initiatives qui améliorent la relation avec le gouvernement, grâce à l’utilisation des technologies du Web.
L’évènement se déroulera dans l’Hotel de Ville d’Ottawa et sera très visible sur le Web (les participants apportent ordinateurs portables, appareils photos, caméras…).
Vous aussi: créez votre ChangeCamp! Pour conclure et pour ceux qui n’ont pu venir, sachez que c’est la seconde fois que cet évènement est organisé (le 1er fut en janvier dernier à Toronto) et qu’il y en aura d’autre (peut-être ferez-vous partie des futurs organisateurs); il y en aura d’ailleurs un en juin à Vancouver. Pour ceux qui veulent se lancer, tout est expliqué sur le wiki.
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Protéger l’environnement pour relancer l’économie
Posted on January 26th, 2009 No commentsImaginez le nombre d’emplois locaux qui seraient créés si une ville comme Montréal décidait que 30% des toits soient végétalisés? Imaginez le nombre d’emplois locaux créés si on décidait de fournir des incitatifs à l’utilisation de la voiture électrique.
C’est en quelque sorte ce pense et présente très justement Carl Pope, directeur général du Sierra Club.
Je vous ai fait une traduction de l’article de TreeHugger qui reprend quelques extraits d’un billet dans lequel il démontre comment des réformes bien conçues peuvent conduire à un avenir prospère et écologique.

Green jobs rally à Vancouver, Canada. Source: Green Jobs Now.Réduire les émissions de carbone des États-Unis va augmenter la prospérité économique.
Carl Pope remet en cause la croyance selon laquelle faire la transition vers une économie peu dépendante au carbone serait trop difficile à atteindre.L’hypothèse selon laquelle les coûts de protection du climat seraient tout simplement trop élevés ne tient pas à une analyse minutieuse. Une étude réalisée l’an dernier par McKinsey & Company documente de nombreuses opportunités de réduire, d’ici 2030, les émissions des États-Unis, et ce, pour un coût négatif - ce qui signifie que ces opportunités d’investissement permettraient d’accroître la productivité de l’ensemble de l’économie des États-Unis. Plus concrètement, des experts de l’Université de Berkeley ont récemment établi que plus de 1,5 million d’emplois ont été créés en Californie grâce aux politiques énergétiques favorables à l’environnement et adoptées par l’État entre 1972 et 2006. Aussi, d’autres études montrent que sur le long terme, les dépenses énergétiques sont plus faibles avec un scénario incluant la haute efficacité et l’utilisation d’énergies renouvelables.Le montant des sacrifices impliqués pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre peut-être largement réduit par l’utilisation d’énergies plus propres et moins chères. La Californie a stabilisé sa consommation énergétique par habitant depuis 1974, alors qu’il y a eu 50 % d’augmentation dans le reste des États-Unis. Et pour accomplir ceci, il n’a pas été nécessaire de changer de style de vie ni d’y faire d’importantes concessions: la Californie a planifié et mis en oeuvre, avec succès, le développement progressif de l’efficacité énergétique et de l’utilisation des énergies renouvelables.
Faire du prix du carbone la cléCarl Pope poursuit en indiquant que la transition à une économique peu carbodépendante ne sera pas sans coût, ni sans difficulté.Il y aura des coûts de transition et la nouvelle économie ne laissera pas tous les acteurs aussi libres qu’ils le sont dans une économie dépendante du carbone. Pour réduire les émissions afin d’atteindre les exigences scientifiques liées au réchauffement climatique, nous allons sans doute être contraints d’accélérer la transition par des moyens qui ont un coût.Et le prix est important: faire en sorte que ceux qui émettent du carbone payent pour leur utilisation de l’atmosphère, des écosystèmes terrestres et des puits de carbone marins qu’ils s’approprient par leurs émissions et pour les frais engendrés par la perturbation du climat qu’elles provoquent. Ceci permettra à la fois d’accélérer la transition et de rendra l’ensemble de l’économie mondiale plus juste et plus efficace.Investir premièrement dans les options les moins chères et les plus propresAprès avoir présenté différents points de vue sur manière de dépenser les gains générés grâce à la vente des permis de carbone, Carl Pope poursuivi en écrivant:Nous avons besoin d’utiliser les recettes issues des permis de carbone afin d’atteindre, avec énergie, la plus courte et la moins chère des distances entre deux points. Il est inconscient de supposer que les marchés de l’énergie agiront nécessairement dans l’intérêt public pour régler les difficultés dans lesquelles nous nous trouvons.En outre, la séquence à une importance; nous devons investir en premier et massivement dans les options les moins chères, les plus rapides et les plus propres. Dépenser des milliards dans des centrales électriques qui sont trop coûteuses, trop longues à construire et donc trop payer en réductions de carbone, nous fige dans une situation économique peu favorable. Nous devons tout d’abord investir dans des solutions comme l’efficacité énergétique (qui permet à la fois de réduire les émissions de carbone et nos besoins énergétiques), afin qu’ensuite nous puissions choisir les options qui font le plus de sens pour un avenir carboneutre.
Alors, comment pouvons-nous faire? Carl Pope propose de définir un plafond national pour le carbone “fixé initialement aux niveaux d’émission actuels et avec un nombre de permis diminuant rapidement afin d’atteindre les objectifs liés à la lutte au réchauffement climatique”. Ces permis ne seraient nécessaires qu’à ceux qui introduisent dans le commerce des combustibles à base de carbone (les producteurs ou importateurs devront donc payer).
Via TreeHugger en référence à Moving the U.S. Off Carbon With Less Pain, More Gain.
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Être « techno-écolo » en 2009 (suite)
Posted on January 3rd, 2009 1 commentVoici mes notes qui décrivent ce dont j’ai parlé (ou aurais aimé parler) durant l’entrevue à l’émission Première heure de Radio-Canada. L’entrevue a duré environ 7.30 minutes. C’est très court lorsqu’on a tant de choses à dire! Voici donc mes notes ponctuées de mes impressions.
Technologies et écologie
Cette thématique était l’occasion de présenter le projet Ekopedia.org. J’avais rédigé, il y a quelques mois, un texte complet décrivant en détail le projet Ekopedia, mais il fallait résumer pour tenir 1 ou 2 minutes. J’ai donc introduit avec le slogan: “Nous savons tous pourquoi agir écologiquement : voici donc comment!”. J’ai ensuite présenté le projet. J’ai toutefois manqué un peu mon coup: je n’ai pas assez présenté les détails du projet, ce qu’on y trouve (exemples d’articles), la popularité et la pertinence…
Ici l’objectif est aussi de présenter en quoi les technologies et l’écologie se mariaient parfaitement. J’avais juste le temps d’introduire sur les statistiques d’utilisation d’Internet (84 % des Canadiens utilisent régulièrement Internet. C’est 99 % lorsqu’on parle des ados.), et présenter qu’en conséquence Internet est “aujourd’hui, la meilleure manière de rejoindre le monde c’est en utilisant Internet”.
J’aurais aimé pouvoir parler du fait que les technologies permettaient souvent d’aider dans la lutte contre toutes sortes de pollutions, que les ordinateurs permettent d’utiliser beaucoup moins de papiers et peut-être parler du cas Linutop. Mais il ne fallait pas rêver, le temps jouait contre moi!
Résolutions écologiques pour 2009
Voici quelques résolutions, idées pour la nouvelle année que j’avais prises en note. J’ai commencé par introduire sur le cas de la réduction des déchets à la source avec comme exemple de Dave le durable (j’aurai mieux fait de garder ma salive pour passer plus de temps ailleurs). J’ai présenté en vrac ces points:
- 2009 années Zero déchet (exemple Dave le durable)
- Consommer local et si possible usagé.
- Moins utiliser la voiture.
- Diminuer notre consommation de viande.
- Utiliser moins d’eau.
- 3R: Réduire, Réutiliser, Recycler.
- Composter.
- Économiser l’électricité.
- Consommer BIO.
- Soutenir les projets écologiques comme Ékopédia.org.
Beaucoup de choses ici se retrouvent sur la page 10 trucs pour sauver la planète sur Ekopedia.org.
3 changements comme maire de Québec
Voici la partie croustillante, section pour laquelle j’aurai aimé passer plus de temps. Dans cette section je présente des suggestions d’améliorations pour rendre Québec une ville plus verte.
Changement 1 : inciter à la réduction des déchets!
J’ai réussi à placer deux courtes phrases qui en disent long : “Recycler c’est bien, ne pas produire de déchet, c’est mieux” et “Un déchet que l’on ne produit pas est un déchet que l’on n’a pas à recycler, enfouir ou incinérer”. J’ai eu aussi la chance de pouvoir parler des tonnes de déchets (non recyclables) produits chaque jour par les fast-food et restaurants d’entreprises avec la vaisselle en styromousse.
Remarque: je suis découragé à chaque fois que je vais au 200 chemin Sainte-Foy à Québec, de voir que le restaurant d’entreprise utilise exclusivement de la vaisselle de styromousse. C’est d’autant plus décourageant quand on sait que le bâtiment en question est celui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ)… Il y a plein d’autres exemples, j’en suis certain!
Si j’avais eu le temps, j’aurais aimé parler de l’application du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) par Québec. Petit rappel, la politique québécoise de gestion des matières résiduelles (1998-2008) donne pour obligation aux MRC de récupérer et mettre en valeur, d’ici 2008, plus de 65 % des résidus pouvant être mis en valeur. En 2007, le résultat pour Québec était de 44 %. Et bien qu’entre 2002 et 2007, le taux a presque doublé, il est très peu probable que Québec atteigne, en 2008, plus de 65 % de valorisation (comme demandé par la politique). Pourtant, comme l’exemple de Victoriaville le montre, c’est chose possible: en faisant des efforts, on peut atteindre dès 2007 un taux de 66,95 %!…
Changement 2 : faire de Québec une référence écologique.
Après 400 ans d’histoire, après 2008 années historique et touristique, il serait bon, maintenant, de faire de Québec une ville Verte. Car “sensibiliser c’est bien, montrer l’exemple par ses actions c’est mieux”.
L’entrevue s’est arrêtée là!
J’aurai aimé dire qu’il serait intéressant d’instaurer des normes environnementales (LEED, C2000) pour la construction et la rénovation des bâtiments municipaux. J’aurai aimé dire qu’il serait vraiment pertinent d’instaurer un système de prêt de vélo (exemples à Genève, Lausanne…) ou de location de vélo en libre-service (exemples à Montréal, Washington DC, Paris, Lyon…). Aussi, il serait très intéressant de développer l’utilisation de l’autobus et des pistes cyclables. Et pour finir, pourquoi pas utiliser des véhicules électriques pour la flotte de véhicules de la Ville. Pour information l’écolo-bus du RTC ne lui coûte que 3,25 $/jour pour faire le plein… d’électricité.
Changement 3 : aider au développement des organismes & entreprises du domaine de l’écologie.
J’aurais aimé placer la phrase: “Être écolo, c’est faire des placements long terme, sans risques et à haut rendement”. J’aurais aussi aimé laisser imaginer les auditeurs sur le nombre d’emplois locaux créés si l’on mettait des règles environnementales pour la rénovation ou la construction commerciale et résidentielle. J’aurais tant aimé laisser le monde imaginer les économies à long terme si la Ville investissait dans les transports électriques (recharger l’écolo-bus coûte 3,25 $/jour).
En conclusion
La prochaine fois je prévoirai d’en dire beaucoup moins pour pouvoir mieux insister sur l’essentiel. En d’autres termes: une meilleure optimisation du temps.
Vous pouvez écouter l’entrevue ici au format mp3
Il est possible aussi de l’écouter au format ogg ou tout simplement sur le site de l’émission Première heure (Radio-Canada).
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Être « techno-écolo » en 2009
Posted on January 3rd, 2009 9 commentsVous ne pouvez pas imaginer le stress que j’avais depuis 48 heures!
Tout a commencé lorsque, mercredi 31 décembre 2008 au matin, j’ai reçu l’appel de Nicolas Ouellet, journaliste à la recherche de Radio-Canada. Il me téléphonait pour m’inviter à venir parler d’écologie et de technologies, aujourd’hui vendredi 2 janvier 2009, à l’émission Première heure.
Je dois dire que j’étais, dès lors, mort de trac! J’essayai pourtant de me raisonner, de me dire que j’avais de très bonnes expériences et toujours beaucoup de plaisirs à parler en public. Mais rien n’y faisait! J’avais beau avoir plein d’expériences à donner des formations et des conférences, la radio en direct était une première pour moi!
Je me suis dès lors préparé, j’ai pris des notes sur ce que j’aimerais aborder (en 6-7 minutes) et j’ai demandé des conseils autour de moi. Le résultat est à mon goût satisfaisant (vous auriez dû voir comment j’étais mauvais lors des répétitions avec ma femme…). C’est certain qu’il y a pas mal de choses que j’aimerais améliorer pour les prochaines fois (plus d’énergie, plus de détails croustillants…).
Vous pouvez écouter l’entrevue ici au format mp3.
Il est possible aussi de l’écouter au format ogg ou tout simplement sur le site de l’émission Première heure (Radio-Canada).
Un grand merci! Je dois dire que je n’y serais certainement pas arrivé sans l’aide très précieuse de ma femme qui m’a donné tant de bons conseils et qui m’a aidé à pratiquer de très nombreuses fois. Je ne saurais oublier les très bons conseils et le soutien de Roger, Yannick et François ainsi que les suggestions de David et Michel. Un grand merci également a Nicolas Ouellet et Radio-Canada pour m’avoir invité.
Je me rends compte que ce billet est vraiment très solennel!… Il faut croire que cette petite expérience de quelques minutes m’a profondément touché…
Dans un prochain billet, je vous raconte l’ensemble des sujets que j’aurais bien aimé aborder.
Des commentaires des critiques… allez-y! Yannick, lâche-toi lousse, je sais que ça te démange
MISE À JOUR: Être Techno-Écolo en 2009 (la suite), c’est ici!
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En vrac pour Noël
Posted on December 23rd, 2008 3 commentsVoici quelques liens pour agrémenter votre temps des fêtes et pour débuter l’année 2009:
- En complément à mon billet, Camille et Anne-Sophie nous publient un très beau billet résumant en détails le documentaire “Nos enfants nous accuseront”.
- Et si les licences Microsoft s’appliquaient aux livres… Voici ce que se demande le Framablog.
- Qu’est-ce que le marketing viral? Seth Godin, grand gourou du marketing, met le doigt là où ça fait mal. Traduction libre: “Être viral n’est pas la partie difficile. Ce qui est difficile c’est de faire en sorte que cet élément (viral) produise une réelle valeur ajoutée. Et pas seulement pour la distraction du client ou de votre patron.” Version originale: “Being viral isn’t the hard part. The hard part is making that viral element actually produce something of value, not just entertainment for the client or your boss.”
- Une représentation vidéo de 24h de trafic aérien. C’est impressionnant.
- L’année 2008 en photos (page numéro 1, numéro 2 et numéro 3).
- Les plus beaux sites Web de 2008.
- Pour discréditer la contestation du 11-Septembre, la télévision publique française utilise les messages subliminaux… Quand je vois ça, c’est certain que je ne suis pas fier d’être français…
- Dans le monde d’aujourd’hui, la transparence est essentielle! MEC l’a très bien compris. Dans une société où il est si facile d’accéder à une grande quantité d’informations, il est essentiel de montrer une totale transparence avec des informations de qualité. Notre société est de mieux en mieux informée et pour percer, pour faire la différence il faut jouer la carte de la transparence. À titre d’exemple un blogue informatif est bien plus efficace qu’une campagne de publicité sans grande valeur informative.
- Ça me fait penser à ce billet du Standblog “Une nouvelle génération”.
- François Cardinal se posait la question “La crise économique tuera-t-elle l’auto électrique?”. Pour la GM Volt c’est très certain. Mais dans le cas de GM, ce n’est que la seconde fois qu’ils tueront la voiture électrique (voir le reportage Who killed the electric car).
- Obama a reçu un demi millard de dollars grâce sa campagne électorale sur Internet! Un record absolu qui marque une nouvelle ère dans les campagnes politiques.
- Comment mettre l’art au service de la communication environnementale: Running the Numbers représente, en images, un autoportrait de l’Amérique. Tout simplement surréaliste!
- Allemagne : riche héritier sponsorise jeune rebelle. À quand la même chose partout à travers le monde? Il faut avoir le courage de ses opinions et lutter pour ses convictions.
- Prévision de l’évolution du prix des maisons aux États-Unis. Ça va faire très mal et pour pas mal de temps!…
- Imprimantes Jet d’encre, l’arnaque écologique du siècle.
- Sur les logiciels libres, Gartner indique que dans un an, 100% des entreprises utiliseront de l’OpenSource.
- Le bonheur n’est pas dans la télé. “Les sociologues prévoient que l’écoute de la télévision augmentera durant les prochaines semaines lorsque de nombreuses personnes se trouveront sans emploi et économiseront sur les sorties. Les scientifiques conseillent à ces personnes de réduire le temps passé devant la télé afin de se prendre en main et de résoudre leurs problèmes.” Source Radio-Canada et Unhappy People Watch TV, Happy People Read/Socialize.
- Pour finir, voici un billet que j’ai fait sur le blogue d’Infoglobe: “Certificats cadeau pour des Logiciels Libres“.
Un très joyeux temps des fêtes à toutes et à tous!
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Bonnes pratiques environnementales selon Lawrence H. Summer
Posted on December 16th, 2008 1 commentCe qui suit est la traduction d’une note interne de Lawrence H. Summers alors qu’il était Chef économiste de la Banque mondiale en 1991.
« Industries ‹sales› : Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays les moins développés?
Je pense à trois raisons :- La mesure du coût de la pollution altérant la santé dépend des gains prévus de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. […] De ce point de vue, une quantité donnée de pollution affectant la santé doit être réalisée dans le pays ayant les coûts les plus faibles (qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas). Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face.
- Le coût de la pollution est susceptible d’être non linéaire, car l’augmentation initiale de pollution a sans doute un coût très bas. J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont infiniment peu pollués, la qualité de leur air est sans doute considérablement peu rentable par rapport à Los Angeles ou Mexico. Ce qui empêche l’amélioration du bien-être mondial du commerce de la pollution de l’air et des déchets, c’est le seul fait déplorable que tant de pollution soit produite par des industries non négociables (transport, production d’électricité), et que le coût unitaire du transport des déchets solides soit si élevé.
- La demande d’un environnement propre pour des raisons esthétiques et de santé est susceptible d’avoir une très grande élasticité de revenus. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L’inquiétude à propos d’un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens survivent au cancer de la prostate que dans un pays où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 20% […]. »
Date : 12 décembre 1991 – Pour : Distribution – De : Lawrence H. Summers – Objet : GEP [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt])
Traduction tirée d’un article du réseau voltaire (Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama). Le mémo est disponible ici en anglais.
Lawrence Henry Summers est un économiste et homme politique américain. Il fut le 71e Secrétaire au Trésor des États-Unis de 1999 à 2001 dans l’administration Clinton. Membre de l’équipe de transition du président-élu Barack Obama, ce dernier l’a choisi pour être le futur chef du Conseil économique national, un organe du Bureau exécutif du président des États-Unis.
Comme l’indique le Réseau Voltaire, l’attitude de Summers sur l’exportation de la pollution vers les pays émergents a eu un impact marqué sur la politique environnementale des États-Unis. Ce choix par Obama envers Summers est plutôt inquiétant!
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Le Parti Vert du Québec est-il mort? - Élection provinciale 2008
Posted on December 2nd, 2008 7 commentsJ’apprécie très sincèrement la mission du Parti Vert du Québec… mais il me décourage et je me questionne sincèrement sur son état clinique. Je ne fais pas un billet pour attaquer, mais pour faire réagir.
Découragement N. 1: le faible nombre de candidats
Quelle ne fut pas ma surprise, lorsque j’ai rédigé le billet à propos de l’élection Québec 2008 et l’utilisation des logiciels libres, de constater que le PVQ n’a en liste que 80 candidats (sur 125 circonscriptions). Il est certain que trouver des candidats n’est pas chose facile, mais quand même… 80 candidats, ça ne représente même pas 2/3 des députés! Les autres partis (PLQ, PQ, ADQ) sont à 125 candidats et Québec Solidaire en a 122.
Pourquoi un si faible nombre? Est-ce une question d’organisation, de motivation des membres…?
Découragement N. 2: un site Web vraiment mauvais
Il n’est pas nécessaire d’être expert en accessibilité Web pour remarquer que le site Web du PVQ est vraiment très mauvais. Juste sur la page d’accueil, j’ai des problèmes d’affichage des caractères accentués (remplacés par un beau caractère �) et je ne suis certainement pas le seul. Aussi, le calendrier s’affiche mal et les champs de formulaires sont mal formatés. Je n’entrerai pas dans les détails relatifs à la convivialité, à l’interactivité ou à l’aspect visuel; il y aurait également beaucoup de choses à dire!
Mais quand, en plus, une étude du très sérieux AccessibilitéWeb écrit noir sur blanc que le site du PVQ est “très faible”, c’est encore plus frappant! Sur les 5 sites Web de partis politiques, celui du PVQ arrive bon dernier avec la note E (très faible). Note qui, soit dit en passant, est tout juste au dessus du F (Extrêmement faible / nul)…
Tous les partis l’on comprit (mis à part le Parti Libéral), il existe des Systèmes de Gestion de Contenu sous licence libre qui permettent, avec très peu de moyens, de réaliser de très beaux sites Web. Et je suis certain, qu’en cette période de crise écologique, il devrait bien y avoir une entreprise de communication pour travailler en partie ou en totalité en pro-bono!
Découragement N. 3: une très faible présence Web
Où est le blogue de Guy Rainville? Où sont les blogues (actifs) des 80 candidats? Qui sont les utilisateurs (actifs) de Twitter ou de Facebook? Qui anime le réseau? D’autres partis, sans nécessairement des moyens financiers exorbitants, arrivent à soulever des montagnes grâce au bénévolat et à l’application des bonnes idées.
Alors pourquoi pas le PVQ?
Découragement N. 4: des pancartes non recyclables
Quelle idée est sortie par la tête de celui qui a autorisé les affiches de promotion? Je croyais que le PVQ était fier d’utiliser des pancartes 100% réutilisables lors des élections suivantes tant que le candidat ne changeait pas. Les principes de base: pas de photo, seulement le nom et surtout pas de date.
Hé bien là c’est la totale, les pancartes sont livrées avec un gros retard, vendredi 28 (à seulement 10 jours du vote) mais surtout, il est inscrit très clairement dessus “Lundi 8 décembre”.
Quel est l’objectif premier d’une affiche? Rappeler la date du vote? Rappeler le nom du candidat? Non, ça sert à marquer l’esprit sur le parti à sélectionner le jour du scrutin. Et quand je vois le très faible nombre d’affiches imprimées, je me dis qu’il aurait sans doute été mieux de ne pas faire d’affiches du tout et d’utiliser son énergie pour communiquer par d’autres moyens plus écologiques (et communiquer sur le fait qu’il n’y a pas d’affiches)! D’ailleurs, au-delà de la pollution, les affiches sont considérées de plus en plus par beaucoup comme une sorte de pourriel électoral…
Alors, pour la prochaine fois, une campagne sans affiches? Une campagne avec des affiches virtuelles et virales?
Découragement N. 5: mobilisation des membres faible ou inexistante?
Il semblerait à bien y regarder que la mobilisation des membres soit très faible. Juste comme ça en passant: combien y avait-il de sympathisants, militants et candidats du PVQ lors de l’action citoyenne du 25 novembre dernier (http://www.debatpourtous.net/) qui a réuni 60 personnes en tout? Je serais bien surpris il y en avait plus de 10% de sympathisants du PVQ sur le reste issus de Québec Solidaire.
Il faut dire que le PVQ a de bonnes raisons d’avoir de lourds problèmes de mobilisations. Comme le montre très bien cet article (À bout de souffle Le Parti vert du Québec peine à faire campagne), le PVQ est confronté à de nombreux problèmes organisationnels (dure relève suite aux élections fédérales, manque d’aide du fédéral pris dans une crise à Ottawa, démission du président en septembre…).
Mais pourquoi?
Le PVQ semble avoir de gros problèmes qui ne peuvent pas s’expliquer seulement s’expliquer par l’essoufflement dû à la dernière campagne fédérale ou par un manque de financement.
Côté financement, le PVQ a environ 10 fois moins de contributions de ses membres (43 168 $) que Québec Solidaire (470 880 $), qui, lui aussi, a environ 10 fois moins de contributions de ses membres que le Parti Québécois (5 699 478 $). Et pourtant, Québec Solidaire a très peu à envier au Parti Québécois en terme d’efficacité dans son message transmis (marketing).
3 questions
Je ne prétends pas du tout être expert du Parti Vert ou encore de politique. Je livre juste ici, simplement, mes impressions et mes sentiments personnels sur quelque chose qui me tient profondément à coeur. Vos réactions, commentaires ou critiques (constructives) sont les bienvenues.
Donc:
- Suis-je le seul à être découragé?
- Mais alors, qu’arrive-t-il donc au PVQ?
- Quelles sont les solutions pour changer les choses et faire du PVQ une vraie alternative?


