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Pesticides dans les fruits et légumes (suite)
Posted on March 23rd, 2009 No commentsCe billet est un complément au précédent sur les taux de pesticides dans les fruits et légumes. Si ça vous intéresse, vous pouvez aussi télécharger la version pdf de ces deux billets.
Pourquoi se soucier des pesticides?
Un consensus grandissant dans la communauté scientifique définit que de petites doses de pesticides et autres produits chimiques peuvent nuire et avoir des effets durables, particulièrement durant des périodes de vulnérabilité comme lors du développement fœtal ou encore durant l’enfance. Parce que les effets toxiques des pesticides sont inquiétants, imprécis ou encore complètement inconnus (jamais étudiés), il est sage pour les consommateurs de minimiser autant que possible leur exposition aux pesticides.
Laver et peler aide-il?
Presque toutes les données utilisées pour créer ces listes prennent en considération que les personnes lavent et préparent les aliments (par exemple les pommes sont lavées et les bananes sont pelées avant les tests). Bien que laver et rincer des produits frais peut réduire les quantités de certains pesticides, cela ne les éliminera pas. Peler réduit également le niveau d’exposition, mais il supprime également de nombreux nutriments contenus dans la peau. La meilleure solution est d’avoir un régime alimentaire varié, de laver ses fruits et légumes et de choisir des produits biologiques autant que possible afin de réduire l’exposition aux substances chimiques potentiellement nocives.
Comment ce guide a-t-il été créé?
Ce classement a été créé par des analystes de l’Environmental Working Group (EWG). Ils se sont basés sur les résultats de près de 43000 tests effectués et collectés entre 2000 et 2005 par le département de l’Agriculture et la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis.
EWG est un organisme à but non lucratif (États-Unis) spécialisé dans la recherche et visant à améliorer la santé publique et protéger l’environnement par la réduction de la pollution de l’air, de l’eau, et de l’alimentation. Pour plus d’informations, visitez http://www.ewg.org.
C’est quoi la différence?
Une simulation effectuée sur des milliers de personnes ayant des régimes alimentaires à faible et haute teneur en pesticides, démontre qu’il est possible de réduire de 90% son exposition aux pesticides en évitant les 12 produits les plus contaminés et en consommant à la place les 12 aliments les moins contaminés. Consommer les 12 fruits et légumes les plus contaminés expose une personne à environ 14 pesticides par jour, alors que consommer les 12 produits les moins contaminés expose une personne à moins de 2 pesticides par jour. Des comparaisons moins dramatiques produirons des résultats moins dramatiques, mais utiliser ce guide donnera sans aucun doute des moyens pour réduire son exposition aux pesticides.
Données complètes des résultats des tests
Num. (du pire au moins pire) Denrée Note combinée Pourcentage d’échantillons testés contenant des pesticides détectables Pourcentage d’échantillons testés avec au moins 2 pesticides Moyenne du nombre de pesticides trouvés dans un échantillon Quantité moyenne (en ppm) de tous les pesticides trouvés Nombre maximum de pesticides trouvés sur un échantillon Nombre total de pesticides trouvés dans la marchandise 1 Pêches 100 96.6% 86.6% 3.1 1.134 9 42 2 Pommes 96 93.6% 82.3% 2.8 0.894 9 50 3 Poivrons doux 86 81.5% 62.2% 2.4 0.138 11 64 4 Céleris 85 94.1% 79.8% 3.0 0.413 9 30 5 Nectarines 84 97.3% 85.3% 3.0 0.576 7 26 6 Fraises 83 92.3% 69.2% 2.3 0.799 8 38 7 Cerises 75 91.4% 75.8% 2.8 0.290 7 25 8 Laitues 69 68.2% 44.2% 1.7 0.142 9 57 9 Raisins - Importés 68 84.2% 53.2% 1.8 0.284 8 37 10 Poires 65 86.2% 45.7% 1.6 0.586 6 33 11 Épinards 60 70.0% 31.2% 1.1 1.240 6 24 12 Pommes de terre 58 81.0% 18.0% 1.0 1.655 4 18 13 Carottes 57 81.7% 48.3% 1.6 0.046 6 31 14 Haricots verts 55 67.6% 42.0% 1.4 0.199 6 35 15 Piments forts 53 55.0% 27.5% 1.0 0.290 6 51 16 Concombres 52 72.5% 31.7% 1.2 0.057 6 40 17 Framboises 47 47.9% 23.3% 0.9 0.906 6 21 18 Prunes 46 74.0% 27.1% 1.1 0.666 4 15 19 Oranges 46 85.1% 34.6% 1.3 0.100 4 18 20 Raisins - É.U. 46 60.5% 23.4% 0.9 0.104 7 31 21 Choux-fleur 39 84.6% 14.6% 1.0 0.004 5 15 22 Mandarines 38 66.7% 33.3% 1.2 0.375 3 4 23 Champignons 37 60.2% 22.3% 0.9 0.158 5 16 24 Melons (cantaloups) 34 53.3% 19.4% 0.8 0.026 4 25 25 Citrons 31 55.6% 10.0% 0.7 0.188 5 10 26 Melons miel 31 59.2% 14.2% 0.8 0.012 4 16 27 Pamplemousses 31 62.9% 15.2% 0.8 0.056 4 9 28 Citrouilles 31 41.3% 11.6% 0.6 0.017 5 26 29 Tomates 30 46.9% 13.5% 0.6 0.029 5 16 30 Patates douces 30 58.4% 10.0% 0.7 0.198 3 17 31 Pastèques 25 38.5% 13.2% 0.6 0.021 4 13 32 Bleuets 24 27.5% 10.0% 0.4 0.327 4 11 33 Papayes 21 23.5% 5.0% 0.3 0.053 4 19 34 Aubergines 19 23.4% 6.9% 0.3 0.013 4 15 35 Brocolis 18 28.1% 3.2% 0.3 0.004 3 19 36 Choux 17 17.9% 4.8% 0.2 0.121 3 18 37 Bananes 16 41.7% 2.0% 0.4 0.029 2 7 38 Kiwis 14 15.3% 3.4% 0.2 0.160 3 8 39 Asperges 11 6.7% 0.6% 0.1 0.026 2 19 40 Pois (congelés) 11 22.9% 2.3% 0.3 0.010 2 5 41 Mangues 9 7.1% 0.5% 0.1 0.057 2 13 42 Ananas 7 7.7% 0.6% 0.1 0.002 2 7 43 Maïs sucrés (congelés) 2 3.8% 0.0% 0.0 0.005 1 3 44 Avocats 1 1.4% 0.0% 0.0 0.001 1 2 45 Oignons 1 0.2% 0.0% 0.0 0.000 1 2 Note: la liste comporte 44 différents fruits et légumes mais les raisins sont cités deux fois (importés et É.U.).
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Gros succès en France pour le documentaire “Nos enfants nous accuseront”
Posted on March 1st, 2009 No commentsLe documentaire Nos enfants nous accuseront dont je vous avait parlé ici a connu en France un très bon succès malgré sa très faible distribution en salles. En effet à ce jour, le documentaire a reçu 130 000 entrées et plus de 2 millions d’internautes ont visionnés la bande annonce sur le site Web officiel.
Grâce à ce succès, le film sera encore présent dans les salles française jusqu’en juin 2009 et sera distribué en Belgique, Suisse, au Luxembourg, au Canada (!!!), en Espagne, en Roumanie et au Japon (où le film a été sélectionné au festival du film français à Tokyo). Il pourra également être vu à la télévision en Israël et en Pologne. Le film sortira probablement en DVD à la rentrée prochaine avant d’être diffusé à la télévision (Canal+).
Aussi, Jean-Paul Jaud (réalisateur) ne souhaite pas s’arrêter là et prépare dès à présent une suite.
Pendant ce temps, la mobilisation continue et Jean-Paul Jaud, l’association J’Eco et le WWF France préparent la première campagne d’envergure nationale pour la promotion des produits issus de l’agriculture biologique en milieu scolaire.
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Le mythe du Charbon propre; Clean Coal myth
Posted on January 28th, 2009 1 commentJean-Sébastien Trudel nous faisait remarquer les campagnes en faveur de l’utilisation du charbon propre comme alternative au pétrole… Voici une petite vidéo qui nous présente une belle centrale à charbon propre!
Grâce à son nouveau budget environnemental, Harper va bientôt nous annoncer la centrale nucléaire sans déchet…
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Le taux de mortalité des forêts a doublé sur la côte ouest de l’Amérique du Nord
Posted on January 23rd, 2009 No commentsSelon une étude publiée dernièrement dans la revue Science, depuis les années 70, le taux de mortalité des arbres a doublé dans l’ouest de l’Amérique du Nord. L’étude, effectuée sur plusieurs dizaines d’années, a été réalisée en commun par des experts officiels de la forêt, par l’institut de surveillance géologique des États-Unis (USGS), par des universités et par la National Science Foundation.
Les résultats montrent que l’accélération de la mortalité est due principalement au réchauffement climatique et au stress conséquent aux périodes des sécheresses.
L’étude a porté sur des forêts âgées de plus de 200 ans dans les États de l’Ouest des États-Unis (Californie, Colorado, Washington et Oregon) ainsi qu’au Canada (Colombie-Britannique).
Le chercheur Phil Van Mantgem indique que « la température moyenne dans l’Ouest a grimpé de plus de 1 degré en quelques décennies ». « Bien que ça puisse sembler faible, ce fut suffisant pour diminuer la quantité de neige, pour devancer la date de sa fonte et pour allonger la période de sécheresse en été ».
La situation a été particulièrement dure dans le Nord-Ouest où le taux de mortalité, dans les forêts de conifères, a doublé en seulement 17 ans (comparativement à 25 ans en Californie).
La mort des arbres peut conduire à moins de dioxyde de carbone capturé dans l’air, ce qui conduit à plus CO2 et donc plus d’effet de serre… et donc à des températures plus élevées! Beau cercle vicieux n’est-ce pas!
Planter des arbres et lutter contre la déforestation sont donc plus qu’essentiel!
Des idées: supporter Tree Canada, Horizons sauvages ou encore 350.
Via Tree Hugger
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Proposition d’investissements fédéraux dans la nature et les parcs canadiens
Posted on January 20th, 2009 No commentsAlors que le gouvernement fédéral se prépare à annoncer de nouveaux engagements économiques, la « Société pour la Nature et les Parcs du Canada » (SNAP) vient de présenter ses recommandations d’investissements que le gouvernement peut faire dans les parcs, dans les aires protégées et dans l’industrie du tourisme nature. Ces (petits) investissements permettraient/ont à la fois de créer des emplois et de faire progresser à long terme la conservation des milieux sauvages.
Ce que vient de produire la SNAP est une très bonne chose qui pourrait être utilisée par l’ensemble des partis. Mais j’ai bien peur qu’à court terme, dans le contexte actuel, le gouvernement fédéral préfère augmenter la destruction de l’environnement et la pollution plutôt que de créer des emplois en protégeant l’environnement…
La présentation du budget fédéral la semaine prochaine nous en dira plus… d’ici là, je vais chercher les bonnes nouvelles un peu partout histoire de me forger un moral d’acier…
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365 jours sans sortir les poubelles… pari tenu pour Dave le durable
Posted on January 13th, 2009 2 commentsPendant que je suis à l’heure du bilan 2008 pour Ekopedia, je me suis dit qu’il serait intéressant de présenter également le bilan de Dave le durable (”Sustainable Dave”).
Pour ceux qui n’auraient pas entendu parler, voici son histoire. Dave Chameides, un écologiste californien, s’était fixé comme résolution de 2008 de ne plus sortir les poubelles. Dans sa maison de Los Angeles, à quelques rues de Hollywood, ce caméraman de 39 ans a trié, puis stocké dans sa cave ses déchets et ceux de sa famille, tenant sur internet (http://365daysoftrash.blogspot.com) la chronique de ses efforts pour réduire son impact sur l’environnement, photos à l’appui.
Voici donc le résultat au bout d’un an:
- 13.8 kg déchets.
- 8,6 kg de cartons.
- 1,8 kg de sacs de plastique.
- 5,4 kg de déchets électroniques.
- 12 kg de recyclage divers.
- 31,5 kg de papiers.
- 9 boites de pizza.
- 11 emballages Tetrapaks.
- 153 bouteilles de verre.
- 14 verres de plastique.
- 2 cannettes d’aluminium.
- 64 bouteilles en plastique.
- 8 Pots de Yogourt en plastique (avec couvercle).
- 8 vieux pots de peinture.
… ça se passe de commentaires?… 13,8 kg de déchets… En 2002 au Canada, la moyenne était de 383 kg par personne!
“Si j’étais un Américain moyen, cette cave tout entière serait remplie de bouteilles en plastique”, explique Dave.
Il a réduit le nombre d’emballages en achetant son riz et ses haricots au kilo, et en effectuant ses courses de légumes au marché hebdomadaire de son quartier.
“La nourriture, encore, ce n’est pas trop grave. Mais avec les DVD, les jouets pour les enfants, ce sont des emballages indésirables. Vous les payez à l’achat et vous payez à nouveau pour qu’on vous en débarrasse” via la taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères, remarque-t-il.
Le 1er janvier 2009, il ne mit pas ces rebuts sur le trottoir; emblématiques, ils vont être exposés au “musée des ordures” à Hartford (Connecticut, nord-est), un établissement retraçant la gestion des déchets à travers les âges.
Quant aux ordures organiques, comme les peaux de banane et les coquilles d’oeufs, “les vers s’en occupent”, dit-il en désignant une boîte en plastique dans laquelle il fait son lombricompost. “Je peux y mettre tous les déchets naturels et du papier, mais pas la viande ni le poisson, ça prend trop de temps à se décomposer (…) c’est vraiment un système très efficace”, dit-il.
“Je mange des produits plus frais, j’économise de l’argent, je soutiens l’économie locale, pour moi ça vaut le coup”, affirme-t-il. “Je ne vis pas dans une grotte (…) selon les critères de beaucoup de gens, nous avons une vie formidable”.
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Être « techno-écolo » en 2009 (suite)
Posted on January 3rd, 2009 1 commentVoici mes notes qui décrivent ce dont j’ai parlé (ou aurais aimé parler) durant l’entrevue à l’émission Première heure de Radio-Canada. L’entrevue a duré environ 7.30 minutes. C’est très court lorsqu’on a tant de choses à dire! Voici donc mes notes ponctuées de mes impressions.
Technologies et écologie
Cette thématique était l’occasion de présenter le projet Ekopedia.org. J’avais rédigé, il y a quelques mois, un texte complet décrivant en détail le projet Ekopedia, mais il fallait résumer pour tenir 1 ou 2 minutes. J’ai donc introduit avec le slogan: “Nous savons tous pourquoi agir écologiquement : voici donc comment!”. J’ai ensuite présenté le projet. J’ai toutefois manqué un peu mon coup: je n’ai pas assez présenté les détails du projet, ce qu’on y trouve (exemples d’articles), la popularité et la pertinence…
Ici l’objectif est aussi de présenter en quoi les technologies et l’écologie se mariaient parfaitement. J’avais juste le temps d’introduire sur les statistiques d’utilisation d’Internet (84 % des Canadiens utilisent régulièrement Internet. C’est 99 % lorsqu’on parle des ados.), et présenter qu’en conséquence Internet est “aujourd’hui, la meilleure manière de rejoindre le monde c’est en utilisant Internet”.
J’aurais aimé pouvoir parler du fait que les technologies permettaient souvent d’aider dans la lutte contre toutes sortes de pollutions, que les ordinateurs permettent d’utiliser beaucoup moins de papiers et peut-être parler du cas Linutop. Mais il ne fallait pas rêver, le temps jouait contre moi!
Résolutions écologiques pour 2009
Voici quelques résolutions, idées pour la nouvelle année que j’avais prises en note. J’ai commencé par introduire sur le cas de la réduction des déchets à la source avec comme exemple de Dave le durable (j’aurai mieux fait de garder ma salive pour passer plus de temps ailleurs). J’ai présenté en vrac ces points:
- 2009 années Zero déchet (exemple Dave le durable)
- Consommer local et si possible usagé.
- Moins utiliser la voiture.
- Diminuer notre consommation de viande.
- Utiliser moins d’eau.
- 3R: Réduire, Réutiliser, Recycler.
- Composter.
- Économiser l’électricité.
- Consommer BIO.
- Soutenir les projets écologiques comme Ékopédia.org.
Beaucoup de choses ici se retrouvent sur la page 10 trucs pour sauver la planète sur Ekopedia.org.
3 changements comme maire de Québec
Voici la partie croustillante, section pour laquelle j’aurai aimé passer plus de temps. Dans cette section je présente des suggestions d’améliorations pour rendre Québec une ville plus verte.
Changement 1 : inciter à la réduction des déchets!
J’ai réussi à placer deux courtes phrases qui en disent long : “Recycler c’est bien, ne pas produire de déchet, c’est mieux” et “Un déchet que l’on ne produit pas est un déchet que l’on n’a pas à recycler, enfouir ou incinérer”. J’ai eu aussi la chance de pouvoir parler des tonnes de déchets (non recyclables) produits chaque jour par les fast-food et restaurants d’entreprises avec la vaisselle en styromousse.
Remarque: je suis découragé à chaque fois que je vais au 200 chemin Sainte-Foy à Québec, de voir que le restaurant d’entreprise utilise exclusivement de la vaisselle de styromousse. C’est d’autant plus décourageant quand on sait que le bâtiment en question est celui du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ)… Il y a plein d’autres exemples, j’en suis certain!
Si j’avais eu le temps, j’aurais aimé parler de l’application du plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) par Québec. Petit rappel, la politique québécoise de gestion des matières résiduelles (1998-2008) donne pour obligation aux MRC de récupérer et mettre en valeur, d’ici 2008, plus de 65 % des résidus pouvant être mis en valeur. En 2007, le résultat pour Québec était de 44 %. Et bien qu’entre 2002 et 2007, le taux a presque doublé, il est très peu probable que Québec atteigne, en 2008, plus de 65 % de valorisation (comme demandé par la politique). Pourtant, comme l’exemple de Victoriaville le montre, c’est chose possible: en faisant des efforts, on peut atteindre dès 2007 un taux de 66,95 %!…
Changement 2 : faire de Québec une référence écologique.
Après 400 ans d’histoire, après 2008 années historique et touristique, il serait bon, maintenant, de faire de Québec une ville Verte. Car “sensibiliser c’est bien, montrer l’exemple par ses actions c’est mieux”.
L’entrevue s’est arrêtée là!
J’aurai aimé dire qu’il serait intéressant d’instaurer des normes environnementales (LEED, C2000) pour la construction et la rénovation des bâtiments municipaux. J’aurai aimé dire qu’il serait vraiment pertinent d’instaurer un système de prêt de vélo (exemples à Genève, Lausanne…) ou de location de vélo en libre-service (exemples à Montréal, Washington DC, Paris, Lyon…). Aussi, il serait très intéressant de développer l’utilisation de l’autobus et des pistes cyclables. Et pour finir, pourquoi pas utiliser des véhicules électriques pour la flotte de véhicules de la Ville. Pour information l’écolo-bus du RTC ne lui coûte que 3,25 $/jour pour faire le plein… d’électricité.
Changement 3 : aider au développement des organismes & entreprises du domaine de l’écologie.
J’aurais aimé placer la phrase: “Être écolo, c’est faire des placements long terme, sans risques et à haut rendement”. J’aurais aussi aimé laisser imaginer les auditeurs sur le nombre d’emplois locaux créés si l’on mettait des règles environnementales pour la rénovation ou la construction commerciale et résidentielle. J’aurais tant aimé laisser le monde imaginer les économies à long terme si la Ville investissait dans les transports électriques (recharger l’écolo-bus coûte 3,25 $/jour).
En conclusion
La prochaine fois je prévoirai d’en dire beaucoup moins pour pouvoir mieux insister sur l’essentiel. En d’autres termes: une meilleure optimisation du temps.
Vous pouvez écouter l’entrevue ici au format mp3
Il est possible aussi de l’écouter au format ogg ou tout simplement sur le site de l’émission Première heure (Radio-Canada).
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Bonnes pratiques environnementales selon Lawrence H. Summer
Posted on December 16th, 2008 1 commentCe qui suit est la traduction d’une note interne de Lawrence H. Summers alors qu’il était Chef économiste de la Banque mondiale en 1991.
« Industries ‹sales› : Juste entre vous et moi, la Banque mondiale ne devrait-elle pas encourager davantage la migration des industries sales vers les pays les moins développés?
Je pense à trois raisons :- La mesure du coût de la pollution altérant la santé dépend des gains prévus de l’augmentation de la morbidité et de la mortalité. […] De ce point de vue, une quantité donnée de pollution affectant la santé doit être réalisée dans le pays ayant les coûts les plus faibles (qui sera le pays dont les salaires sont les plus bas). Je pense que la logique économique derrière le déchargement de déchets toxiques dans le pays aux salaires les plus bas est irréprochable et nous devons la regarder en face.
- Le coût de la pollution est susceptible d’être non linéaire, car l’augmentation initiale de pollution a sans doute un coût très bas. J’ai toujours pensé que les pays sous-peuplés d’Afrique sont infiniment peu pollués, la qualité de leur air est sans doute considérablement peu rentable par rapport à Los Angeles ou Mexico. Ce qui empêche l’amélioration du bien-être mondial du commerce de la pollution de l’air et des déchets, c’est le seul fait déplorable que tant de pollution soit produite par des industries non négociables (transport, production d’électricité), et que le coût unitaire du transport des déchets solides soit si élevé.
- La demande d’un environnement propre pour des raisons esthétiques et de santé est susceptible d’avoir une très grande élasticité de revenus. [La demande augmente avec le niveau de revenu]. L’inquiétude à propos d’un agent ayant une chance sur un million de provoquer le cancer de la prostate est de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens survivent au cancer de la prostate que dans un pays où le taux de mortalité des moins de 5 ans est de 20% […]. »
Date : 12 décembre 1991 – Pour : Distribution – De : Lawrence H. Summers – Objet : GEP [GEP signifie Bonnes Pratiques Environnementales, ndt])
Traduction tirée d’un article du réseau voltaire (Les artisans de la débâcle économique continuent leur besogne au sein du gouvernement Obama). Le mémo est disponible ici en anglais.
Lawrence Henry Summers est un économiste et homme politique américain. Il fut le 71e Secrétaire au Trésor des États-Unis de 1999 à 2001 dans l’administration Clinton. Membre de l’équipe de transition du président-élu Barack Obama, ce dernier l’a choisi pour être le futur chef du Conseil économique national, un organe du Bureau exécutif du président des États-Unis.
Comme l’indique le Réseau Voltaire, l’attitude de Summers sur l’exportation de la pollution vers les pays émergents a eu un impact marqué sur la politique environnementale des États-Unis. Ce choix par Obama envers Summers est plutôt inquiétant!
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La plus grande poubelle au monde est au milieu des océans
Posted on December 4th, 2008 2 commentsComme le dit très bien Ryunosuke Satoro, “Individuellement, nous sommes une goutte d’eau… ensemble, nous sommes un océan”. Oui, mais aussi un océan de déchets!
La problématique
Cette image représente la plaque de déchets du Pacifique Nord, aussi connue sous le nom de « soupe plastique » (en anglais Great Pacific Garbage Patch - GPGP). Cette plaque qui grossit depuis les années 1950 atteint aujourd’hui 3,5 millions de tonnes (commission côtière de l’État de Californie). Composée entre 80% et 90% de plastique, elle est devenue plus vaste que la France ou le Texas (plus de 692 000 km²), et flotte entre San Francisco et Hawaii. Cette décharge est le fruit des courants qui tourbillonnent et qui attirent des ordures de tous les océans du monde.
Sur une mesure effectuée en 2001, la masse de particules plastiques y était six fois supérieure à la masse du zooplancton. Aussi, 80 % de ces déchets proviennent de sources terrestres, le reste provenant de bateaux.
Les travaux du Capitaine Charles Moore, océanologue et fondateur de la Fondation pour la Recherche Marine Algalita, ont de quoi faire peur… Selon lui, le GPGP s’accroît « à un rythme exponentiel » depuis les années 1950, et ses conséquences pour l’écosystème pélagique sont catastrophiques. Les détritus plastiques, dégradés en petits morceaux sous l’effet du rayonnement solaire, sont confondus par de nombreux animaux avec des aliments, et obstruent leurs conduits respiratoires et digestifs. Les observations sont éloquentes chez de nombreux poissons, tortues, ou encore oiseaux. On pense notamment à l’Albatros, espèce extrêmement vulnérable, chez qui on a dénombré jusqu’ici 100 000 décès dus au plastique.

Les conséquences en images et vidéos
Ces déchets affectent directement ou indirectement l’ensemble de l’écosystème. Augmentation de la mortalité des espèces, matières toxiques transmises d’espèce en espèce… jusqu’à l’Homme.
Voici l’exemple des Albatros.
En ouvrant l’estomac d’un albatros “échoué” sur le parc naturel d’Hawaï, Cynthia Vanderlip a découvert quelque 250 grammes de plastique. Toutes les pièces de plastique présentées sur la photo proviennent de l’estomac de l’albatros. Cliquez sur la photo pour l’agrandir.
Et pour réaliser que ce cas n’est pas un cas isolé, voici une citation du témoignage de Jean-Michel Cousteau à propos de son Voyage à Kure: “Des centaines d’oiseaux, surtout des albatros, gisent morts sur les plages et l’on aperçoit dans leurs corps décomposés une multitude de déchets en plastique. Presque toutes les îles que nous avons explorées présentent des plages couvertes de détritus, déchets de la société humaine provenant d’endroits situés souvent à des milliers de kilomètres de là : briquets en plastique, balles de golf, brosses à dents, jouets et flotteurs de pêche par exemple.”

Source: Plastic in the Sea
Coeurs sensibles s’abstenir. Voici une vidéo montrant une autopsie de l’estomac d’un albatros.
Pour allez plus loin, consultez l’article de Wikipedia Great_Pacific_Garbage_Patch, l’article Across the Pacific Ocean, plastics, plastics, everywhere, la campagne Trash Vortex de GreenPeace, le « Voyage à Kure », la découverte du paradoxe au paradis (Jean-Michel Cousteau) et l’article du journal The independent The world’s rubbish dump: a garbage tip that stretches from Hawaii to Japan.
Mode ironique: Ce qui est bien avec les océans, c’est qu’on ne les voit pas! Entre vous et moi, si vous avez des déchets à jeter quelque part, choisissez l’océan c’est le plus discret. Mais un petit conseil en passant, arrêtez de manger de poissons si vous tenez à votre santé. Et peut-être qu’à force de polluer à tout va les océans, les gens vont commencer par moins les surexploiter!
Les solutions: il y en a plein! De la simplicité volontaire, à la mise en pratique des 3R (Réduire, Réutiliser, Recycler) et une meilleure gestion des déchets. Ekopedia est une mine d’information pour quiconque souhaite trouver et mettre en pratique des solutions pour vivre une vie plus écologique!
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Nos enfants nous accuseront
Posted on December 1st, 2008 5 comments
Le documentaire ”Nos enfants nous accuseront”, réalisé par Jean-Paul Jaud, vient tout juste de sortir dans les salles de cinéma françaises et les critiques du public sont plus qu’excellentes!
“Nos enfants nous accuseront” raconte la courageuse initiative de la municipalité de Barjac (France), qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menace une jeune génération exposée aux 76 000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur la France, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une politique sans comparaison. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profits et ses intérêts avant la santé de la population.
Ce documentaire entend dénoncer l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole et les dégâts qu’elle occasionne sur la santé publique, notamment celle des enfants. Chaque année en Europe 100.000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement et chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants, souligne le documentaire. Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère, le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposeront des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités.
- Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement.
- 70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% à la pollution et 40% à l’alimentation.
- Chaque année en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants.
- En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme.
Voir la bande annonce du reportage “Nos enfant nous accuseront”.Malgré la très forte demande du public, le film n’est malheureusement projeté que dans un très petit nombre de salles de cinéma françaises (20 je crois). Espérons qu’on puisse le voir prochainement au Québec.
Pour en savoir plus, je vous invite à visiter le site Internet du film, à consulter la fiche Allociné ou à lire le communiqué du WWF.






